PAÏS NISSART

Benvegut a Nissa - Bienvenue à Nice et en Pays Niçois

28 septembre 2009

28 septembre 1388

Il y a 621, la Dédition entre Nice et la Savoie, rappel des faits

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24 septembre 2009

communiqué de la LRLN

La Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises, a également rendu public le communiqué suivant :

« Communiqué du 24 septembre 2009.  Nous sommes extrêmement surpris et choqué que la LICRA, association fondée jadis pour de louables motifs, cherche aujourd’hui du grain à moudre en accusant sans preuve les supporters Niçois et l’OGCNice de racisme. Ces allégations diffamatoires qui englobent un groupe humain déterminé dans sa globalité, ce qui précisément est constitutif de la définition légale du racisme, sont hautement condamnables.

Elles rejaillissent non seulement  sur le sport niçois, mais sur notre ville, constamment et injustement critiquée et attaquée dans certains médias. Nice a toujours été une ville d’accueil, et en 1944, sans l’aide de personne, elle n’a pas attendu que la  LICRA existe,  pour chasser elle-même de ses murs, par un soulèvent populaire général, les idéologues racistes et leur armée qui l’occupaient. De tels propos sont donc inacceptables et il convient que ceux, qui qu’ils soient, qui diffament les Niçois et la jeunesse niçoise, sachent qu’ils ne pourront plus le faire impunément.

Il entre dans les buts de notre association d’ester en justice pour défendre les intérêts moraux des niçois ; en conséquence,  et considérant qu’un  groupe de Niçois a été diffamé dans sa généralité  et sans preuves,  nous déposerons plainte du chef de diffamation, si le Club des supporters de l’OGNice, juge bon lui-même de le faire ».   

    

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23 septembre 2009

Communiqué BSN suite au match Nice-Monaco et ses conséquences...

BSN

A QUI PROFITE LE CRIME ?

Avant toute chose, nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont témoigné leur soutien, tous ceux du groupe qui étaient présents devant la populaire ou tous ceux encore qui sont restés chez eux respectant ainsi le boycott du match.

Nous tenons aussi à remercier nos anciens et glorieux joueurs qui sont venus prendre un verre avec nous, avant d’être célébré pour leur titre de champions de France 1959.

Nous remercions également ceux parmi les médias qui nous ont donné la parole, sans la déformer et qui ont expliqué notre combat.

En revanche, se laissant aller à des amalgames douteux, le tout Paris médiatique et ses zélés envoyés locaux, s’autorisent à monter en épingle un mouvement de foule ponctué d’insultes, certes peu choisies, à l’égard, non des dirigeants niçois, mais des actionnaires, pour une fois de plus stigmatiser les Ultras et au-delà le public niçois

Or, à ces pseudos débordements, aucun membre actif du groupe n’a participé, quand bien même certains de ces supporters mécontents auraient porté des vêtements estampillés BSN : l’habit ne fait pas le moine.

La Brigade Sud ne condamne pas ces gestes de désarroi, mais en revanche, condamne l'éventuelle présence de ses membres dans le stade. Nous, nous laverons notre linge sale en famille !

Pour le reste, ce bref mouvement de foule n’a (prétendument) effrayé que le personnage qui nous sert d’actionnaire majoritaire et désormais de Président, empressé qu’il était de trouver un prétexte pour détourner l’attention de la gestion catastrophique menée depuis des mois.

Car qui est le « gagnant » de la soirée ?

Celui la même qui traite de voyous les « contestataires » de la BSN en les accusant d’être à l’origine des manifestations de cette légitime colère des supporters du Gym (Il est vrai que Monsieur STELLARDO sait de quoi il parle…).

Celui la même qui ne fait rien depuis des mois pour Notre club, si ce n’est se livrer à des raisonnements comptables qui ne sont jamais étayés par le moindre document probant.

Celui la même a qui profite le crime, puisqu’il s’empare de cette « bousculade » pour prétendre nettoyer SES écuries et traiter les supporters du Gym d’imbéciles au motif qu’ils ont voulu garder Remy et qu’on « leur » achète Mounier : ces supporters ainsi rendus responsables des résultats actuels… Quel funambule !

Car aujourd’hui, le seul responsable de cette situation sportive, administrative et financière, et bien c’est lui en sa qualité de Grand Patron.

Propulser ce matin Président du Conseil de Surveillance, il ne pourra plus se cacher derrière personne désormais !

Nous espérons également que l’étrange silence du Maire de la ville Nice, laquelle subventionne sur les fonds publics, le club, ne tend pas à cautionner les hurlements de Monsieur Thiriez et de Mme BACHELOT sur les pseudos graves incidents de Nice, car à travers ce battage de foire et bien c’est le club de foot de Nice et à travers lui la 5ème ville de France qu’ils cherchent à atteindre !

Batelage de foire qui permet également d’éluder l’arbitrage lamentable d’un des plus « grands » arbitres français, pressenti pour arbitrer à la Coupe du Monde. Curieux non ?

Les Ultras niçois ont encore bon dos… comme on vous le dit depuis des années.

Ils veulent nous éliminer parce que nous sommes lucides et que leur vision d’un football aseptisé, élitiste et de consumériste nous fait gerber !

Dans ces circonstances, c’est la fibre niçoise qui devrait parler, avant les ambitions personnelles et les intérêts privés !

Pour notre part, la Brigade Sud n’est dupe de rien et même si, normalement, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens… la musique étant devenue insupportable à nos oreilles nous réclamons d’ores et déjà la DEMISSION du principal protagoniste et une CESSION DE SES PARTS !

Nous tenons enfin à remercier chaleureusement RMC, Monsieur MENEZ, Canal + et autres médias pour leur présentation des plus objectives de ce qui s’est réellement passé au stade du Ray aux environs de 21 h 30 et tous ceux qui ne rechignent à aucun amalgame nauséabond pour faire un buz ou de l’audimat. Leur compétence professionnelle n’a d’égale que les prétendus débordements des nissarts.

BRIGADE SUD NICE 1985

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L.I.C.R.A : Communiqué du CDS

Le club des supporters de l'OGCNice (CDS 1947) s'insurge énergiquement contre le communiqué de la L.I.C.R.A, affirmant que les supporters sont des racistes protégés par les dirigeants du club. Nous sommes étonnés de voir que la L.I.C.R.A. puisse porter des accusations aussi graves concernant les supporters de l'OGCNice, sur des faits qui n'ont été, à notre connaissance, corroborés par personne, s'exposant ainsi à une plainte de notre association pour diffamation.

Nous aimerions également des précisions sur ce que la L.I.C.R.A. appelle le "déni coûtumier de la problématique du racisme à l'OGCNice" sans s'appuyer une nouvelle fois sur des faits concrets, des plaintes ou des décisions judiciaires. Jeter l'opprobre sur des milliers d'amoureux de football qui garnissent les tribunes du stade du Ray semble, à nos yeux, là encore, passible de poursuites pour diffamation.

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22 septembre 2009

Estrosi énerve les pubards, Nice-Matin refuse la polémique

Enquête Par David Servenay | Rue89 | 17/09/2009 | 11H38

La publicité réfusée par Nice-Matin (DR)

Ci-dessus, l'encart publicitaire que les lecteurs de Nice-Matin n'ont pas pu lire. Un message directement adressé au ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, ci-devant toujours maire de Nice. La charge est forte…

« Les agences conseils en communication ne veulent plus participer à des appels d'offres où tout le monde perd. Lors des derniers mois, deux appels d'offres concernant la communication ont été classés sans suite par vos services, alors que les agences de la Côte d'Azur avaient investi beaucoup de temps, de travail et de créativité pour y répondre au mieux. »

…mais pas forcément compréhensible pour le commun des lecteurs. Reprenons.

Avant les vacances, l'Office du tourisme de la ville, présidé par le maire Christian Estrosi, lance un appel d'offre pour moderniser son logo et sa charte graphique (très « années 80 » à mon sens). Idem du côté de la Communauté d'agglomération de Nice Côte d'Azur (CANCA), qui veut promouvoir sa politique de développement durable par une grande campagne de com'.

Une vingtaine d'agences de la Région se lancent dans la course à l'échalotte :

« Cela représente pour chaque entreprise un investissement de 10 000 à 30 000 euros, explique Philippe Français, président de l'Union des conseils en communication (UCC) Méditerranée. Avec le travail de création, de conception, le médiaplanning… etc. »

Le verdict tombe à la rentrée : aucune proposition n'est retenue. Explication officielle : « disparition du besoin public ». (voir la lette ci-dessous)

Derrière cette imagination administrative débordante, il faut en réalité voir l'intervention du cabinet du maire. Le député UMP Rudy Salles, vice-président de l'Office, raconte l'histoire :

« Quand j'ai présenté ça au ministre, il m'a dit : “ C'est pas le moment, ces logos sont intéressants mais nous avons une réflexion pour revoir l'ensemble de notre charte graphique. ” Nous avons donc été obligés d'arrêter cette consultation. Il nous a semblé plus pertinent de faire comme ça, ce sont des contre-temps d'agenda. Mais ce n'est pas une polémique, c'est un loupé malheureux. »

Philippe Français, lui, ne décolère pas :

« En ces temps de crise, c'est une décision insupportable. Nous représentons 70 agences qui emploient 1500 personnes dans la région. Nous voulons que les procédures d'appel d'offres soient plus professionnelles. Comme dans les projets d'architecture, nous voulons être dédommagés des frais techniques. »

Les pubards sont d'autant plus furieux, qu'il y a quelques mois, le Conseil général des Alpes-Maritimes, à majorité UMP, a payé une campagne intitulée « Stop la pub », pour éviter le bourrage de boites aux lettres par les tracts.

Fureur redoublée le jour où Nice Matin a refusé de publier leur encart publicitaire prenant à partie le ministre-maire. Selon Philippe Français, le journal aurait estimé le texte « trop polémique ». Contacté par Rue89, ni la direction, ni la rédaction du quotidien n'ont souhaité commenter cette affaire, tout en reconnaissant bien avoir refusé la publication de l'encart.

http://www.rue89.com/2009/09/17/estrosi-enerve-les-pubards-nice-matin-refuse-la-polemique

16 septembre 2009

Communiqué officiel de la Brigade Sud contre la répression

BSNDepuis un certain nombre d'années la répression envers les supporters et ultras s'est accrue de façon exponentielle dans et autour des stades de football. La BSN85 a toujours lutté contre les injustices subies par tous les groupes de supporters et d'ultras de France et d'Europe; nous avons été particulièrement attentifs aux traitements discriminatoires, aux abus de droit et de pouvoir, aux provocations ou autres brimades, ce qui a débouché sur de multiples actions au niveau local et national.
La politique actuelle toujours plus répressive menée par le gouvernement et les différentes préfectures nous oblige à relancer le processus d'actions revendicatives et constructives pour lutter contre les injustices faites à une partie des citoyens de ce pays dont la devise «*Liberté, Egalité,Fraternité*» semble de plus en plus aléatoire ...
Pour ces raisons nous appelons tous nos membres et sympathisants abonnés de la tribune populaire sud à ne pas entrer dans le stade et à venir nous rejoindre dès 16h00 devant celle-ci pour revendiquer nos droits inaliénables dont font partie la liberté d'expression et de déplacement, l'équité de traitement devant la justice, le respect des textes de lois existants et de la présomption d'innocence, l'opposition au délit de faciès ou d'appartenance à un groupe.

Samedi 19 septembre 2009 la populaire sud sera déserte pour la rencontre Nice-Monaco !

Samedi 19 septembre 2009 nous serons tous rassemblés à l'extérieur du stade pour lutter pour nos droits ceux de nos camarades emprisonnés, condamnés lourdement ou Interdits De Stade Administratifs! (voir tract officiel bsn distribué et affiché lors de Nice-Monaco en bas de sujet)

Samedi 3 octobre une manifestation de grande ampleur sera organisée en ville sur le modèle et dans la continuité de la précédente manifestation ultra.

Nous membres de la brigade sud protestons et luttons contre:
La lourdeur des sanctions infligées aux supporters et ultras lors des jugements: disparité de traitement et sanctions accrues par rapport à un même jugement dans la vie civile.
Toutes les interdictions de stade administratives qui peuvent vous condamner pour d'éventuels futurs faits ou vous recondamner à une IDS pour des faits déjà jugés: double peine pouvant être reconduite sur une durée indéterminée par tranche de 3 ou 6 mois.
Les condamnations pour utilisation festive de fumigènes qui peuvent déboucher sur des peines de prison fermes ou avec sursis plus l'amende plus l'interdiction de stade de 3 à 18 mois plus la garde à vue plus les frais d'avocat et de déplacement.
Tous les abus de droit et de pouvoir ou autre provocation faits par des agents assermentés de la police,de la sécurité ou des stadiers en déplacement.
Toutes les privations de nos droits élémentaires de citoyens européens.
Tous les traitements médiatiques illégitimes stigmatisant les ultras en général.

Nous ne pouvons que regretter que:
Certains médias stigmatisent les ultras en ne faisant la une que lors d'incidents!
Certains élus locaux ne soient pas à l'écoute des problèmes de leurs électeurs.
Certains politiques ne prennent pas conscience des injustices renforcées par l'énième durcissement de la loi par rapport aux rencontres sportives.
La ligue française professionnelle ne voit plus que l'intérêt économique du football et de ses retransmissions télévisées.
L'incarcération de plusieurs ultras pour des faits mineurs alors que les prisons sont soi-disant pleines ...
La politique du chiffre qui permet de lister tous les supporters contrôlés pour ensuite les interdire sous prétexte du cumul des faits attribués et non constatés,,,
Informations sur la situation actuelle des supporters et ultras niçois:
Plusieurs dizaines d'interdictions de stade administratives en cours (3 mois + pointage à tous les matchs).
Plusieurs dizaines d'interdictions de stade judiciaires prononcées essentiellement pour utilisation de fumigène ou de torche.
Quelques avertissements et quelques autres affaires en cours ou à venir ...
un membre incarcéré condamné à 6 mois de prison ferme.

Rappel simplifié des procédures existantes ou renforcées dans le cadre de la lutte menée par les derniers gouvernements successifs et/ou leurs représentants.

I.D.S administratives: la préfecture vous fait parvenir une convocation par envoi recommandé ou remise en mains propres (par la police ou la gendarmerie) chez vous ou sur votre lieu de travail. Vous êtes donc convoqué au commissariat de police ou à la gendarmerie selon la zone ou vous habitez!Le motif invoqué de possibles troubles à l'ordre public vous empêchera de suivre votre équipe avec obligation de pointer les soirs de match;cette procédure (pouvant être prise dans l'urgence...) vous condamne avant même tout jugement ou fait non encore arrivé selon la décision prise (ou les matchs dits protégés du moment) par le préfet,le sous-préfet ou les différents ministères concernés.
-- 1er point important: faire appel dans le délai de 6 jours pour être rétabli dans son droit: légitimité d'action.(délai raccourci de 15 jours à 6 jours)
-- 2ème point: cette procédure vous condamne par avance pour quelque chose que vous n'avez pas encore fait mais que vous pouvez éventuellement risquer d'effectuer ,,,
-- 3e point: un premier (et dernier) avertissement peut vous être signifié par la préfecture alors en cas d'innocence faites également un recours pour ne point être mis en porte à faux ultérieurement sur un fait qui n'a pas pu être prouvé ou qui n'a pas eu lieu!

I.D.S. judiciaires: cette autre sorte d'interdiction est cette fois ci donnée par un tribunal après un jugement qui peut intervenir immédiatement ou quelques temps plus tard:
-- 1er point important: la décision peut être prise par le juge de vous faire paraître en comparution immédiate;vous avez le droit et le devoir de refuser catégoriquement ce jugement immédiat qui vous empêche de préparer votre défense convenablement et qui vous charge du contexte médiatique qui entoure chaque match.
-- 2e point important: en cas de non comparution immédiate vous serez jugé ultérieurement pour des faits personnellement reprochés ou pour des faits (nouvellement classifiés) commis en réunion dans le cadre d'une rencontre sportive: sont considérés comme faisant partie intégrante de l'éventuelle procédure tout fait ou action se déroulant durant le déplacement (aller-retour),avant la rencontre (hors stade) ou dans une enceinte sportive.
-- 3e point important: vous avez le droit de faire appel dans les délais impartis si le jugement est disproportionné par rapport aux actes reprochés ou bien entendu si vous êtes innocent (jugement du bouc émissaire).Vous ne pouvez légitimement être coupables que de vos actions et non d'un contexte général ou des actes d'autrui ...
-- 4e point important:alors que la chasse aux allumeurs de torches et autres fumigènes continue, nous ultras de la bsn continuons à défendre l'idée d'un allumage encadré si de besoin de pompiers ou personnels formés pour ne plus jamais voir aucune personne lourdement condamné (ids,pointage et amende) alors qu'elles n'ont rien commis de légitimement répréhensible au contraire d'autres multirécidivistes relâchés et relaxés tout au long de l'année pour des faits graves ne rentrant pas dans le cadre sportif (le foot en particulier).

Attention! Toujours suivre les recommandations suivantes:
- ne jamais signer une audition où vous ne reconnaissez pas 100% des faits consignés que ce soit sur votre état civil ou sur quelques questions qui vous aient été posées: l'agent assermenté qui recueille votre témoignage se doit de réimprimer une autre feuille ôtant les points que vous contestez ou la façon dont ils ont été notifiés!Signer c'est prendre la responsabilité de vous faire condamner pour une chose inexacte ou partiellement fausse qui pourrait entraîner de lourdes conséquences pour vous au stade,en déplacement ou dans la vie de tous les jours ...
- tout propos oral tenu par quelque agent assermenté que ce soit ne compte pour rien tant qu'il n'a pas été mis par écrit.
- tout pli officiel non reçu en recommandé ou non remis en mains propres ne compte également pour rien!
- toute reconnaissance partielle des faits peut vous faire condamner (si des aveux sont signés) par la suite ...
les aveux cumulés de plusieurs personnes pour un même fait n'entraîne en aucune façon un partage de l'éventuelle sanction et au contraire l'aggrave car le fait serait commis en réunion...

La BSN demande à tous les membres actuellement interdits ou convoqués de faire l'effort d'exercer leur droit de recours envers cette procédure injuste qui vous condamne pour des choses non faites en vous imposant un pointage les soirs de matchs ( iniquité de traitement et abus de droit de la part de personnes ayant autorité ...) en attendant le regroupement de toutes les affaires en cours pour une procédure collective envers cet état abusif de faits.

Dorénavant vous êtes interdits de stade !

Vous êtes susceptibles d'être un danger pour la société, il est donc envisagé de vous empêcher d'être présents lors des prochaines rencontres de l'OGC Nice (à domicile ou en déplacement) ... et donc de devoir pointer à la mi-temps de chaque match au commissariat le plus proche...!
Pourquoi? Toute la question est là…
Aujourd’hui, nous sommes victimes de notre passion et coupables de vouloir la vivre.
Une répression accrue s’abat actuellement sur les supporters et ultras niçois, les faits nous étant reprochés, avoir été contrôlés lors d'un incident ou non en marge d’une rencontre sportive et dès lors comptabilisés dans le fichier central de la police!
Méritée ? Cela pourrait l’être si cette interdiction faisait suite à un jugement ou les faits reprochés seraient prouvés. (Remise en cause de la responsabilité individuelle des actes ...).
Or, ce n’est pas le cas, ces Interdictions Administratives de Stade (IDS) sont délivrées injustement par la préfecture sur ordre des différents services d'état dans le cadre d'une politique toujours plus abusive.
De plus en plus de personnes au sein de notre tribune, de votre populaire sud, celle de la BSN, sont ainsi privées de leur passion et condamnées par avance. Parmi ces personnes, il peut y avoir votre voisin de tribune, celui qui agite son drapeau en bas, celui que vous avez rencontré lors d’un déplacement, ou tout simplement vous…
Oui, tout le monde peut être inquiété et se voir notifier une IDS administrative. Il ne faut pas forcément avoir commis un délit ou avoir quelque chose à se reprocher mais le fait de suivre l’OGC Nice partout en France, peut faire de vous quelqu’un de potentiellement dangereux...
Pour ces raisons et depuis quelques saisons vous voilà, privés de votre passion et de votre liberté mais aussi de vos droits de citoyens… Nous avons décidé d’agir de multiples façons. (Campagne d'informations, communiqué de presse et interviews avec les différents médias, tractages, affichage, recours devant les tribunaux et manifestations en tout genre ...)
Notre tribune, vitrine médiatique, lieu de rassemblement pour une même cause, pour un même combat contre les injustices dont nous sommes victimes, nous les ultras, montrera à tous pendant ce derby contre Monaco un visage inédit car…

La POPULAIRE sera VIDE mais nous serons PRESENTS à l'extérieur!
Nous avons décidé de ne pas entrer dans la populaire et demandons à tous de respecter ce choix revendicatif. Cette tribune a une âme, des valeurs, une histoire et toutes les personnes présentes en BSN le savent...
Ce soir, nous serons tous Interdits de Stade, en signe de protestation et de soutien envers tous ceux déjà victimes de cette répression aveugle et injuste.
Ce n’est que la suite d’un long combat mené depuis tant d'années et nous demandons à tous d'être présents devant notre tribune afin de manifester, par votre soutien vocal et physique, l'attachement à certaines valeurs légitimes !
Ils nous ont privé de notre Liberté, nous ne sommes pas traité avec Egalité mais montrons à tous la Fraternité qui nous unit.

BRIGADE SUD NICE 1985

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15 septembre 2009

Election partielle dans le 6ème canton de Nice, le grand vainqueur est ... l'abstention

6e_canton Le candidat d’Estrosi, l’UMP  Lauriano Azinheirinha à « largement » remporté, ce dimanche 13 septembre 2009, l’élection partielle dans le 6ème canton de Nice avec 2 047 voix (59,44%) contre le candidat socialiste Xavier Garcia avec 1 397 voix (40,56%). Mais il est à noter, qu’au vu de l’important taux d’abstention (dépassant les 78 % sur les deux tours) le candidat de la mairie est élu par moins de 12% des 17 093 inscrits dans ce canton !!! Il fait encore mieux que son collègue Benoît Kandel, premier-adjoint de Nice qui à été élu récemment dans le 12ème canton par 18% du corps électoral (pour mémoire 2 244 voix sur 12 311 inscrits !).

La cerise sur le gâteau étant la chute de l’UMP en l’espace d’un an et demi. Car ce canton était renouvelable en 2008 pendant la période des élections municipales (on rappele que si ce canton était de nouveau en jeu c’est suite à l’invalidation de son conseiller général l’UMP Jean-Pierre Mangiapan). En 2008 l’UMP remporta ce canton avec 5 822 voix (Mangiapan étant de plus seul candidat au deuxième tour car son adversaire pour le deuxième tour, Pierre Laigle oublia de déposer sa candidature à la Préfecture), un an et demi plus tard l’UMP aura perdu 3 775 voix !!! Une véritable performance !!!

A noter aussi le recul du groupuscule (d’extrême-droite français se faisant passer pour des Niçois) des identitaires…Car malgré toutes les manipulations de chiffres qu’ils peuvent faire (en disant notamment qu’il progresse en 1 an et demi en passant de 5 à 7%). En pourcentage peut-être grâce au fort taux d’abstention. Mais en réalité lorsqu’on regarde le nombre de voix (ils ne parlent jamais du nombre de voix qu’ils font) ils sont en fort recul. En 2008 dans le 6ème canton, le groupuscule rassembla 467 voix….un an et demi plus tard dans ce même canton et avec le même candidat, ils font 273 voix, soit une perte de 194 voix !

Pour conclure cette abstention monstre est la traduction d’un mécontentement et d’un dégout grandissant de la part des citoyens envers les partis français. On peut donc aussi penser que la sauce estrosienne à de plus en plus de mal à prendre. M. Estrosi peut-il encore sérieusement penser nous faire avaler, maintenant, que chaque victoire de ses candidats est une preuve « que les Niçois continuent d’approuver la politique de la mairie » ? Alors que ces candidats en particuliers (et ceux des autres partis parisiens jacobins en général) n’ont plus aucune véritable légitimité….

 petition

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12 septembre 2009

Sommaire Histoire

8 février 1871, Garibaldi est élu député de Nice

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1108 - 2008 : Anniversaire capital pour Nice, il y à 900 les Niçois instauraient une république consulaire indépendandante

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Rappelons le palmarès de Napoléon III le Petit...

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Certains journalistes écorchent notre histoire 

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Les Niçois et les Occitans : un désamour seculaire... 

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Lou Presepi Nissart, coeur de la culture populaire niçoise

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La presse niçoice d'autrefois

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Le nom de la jeune martyre niçoise enfin révélé

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Les résistants Barbets, la Marseillaise et le drapeau français... 

La protestation officielle de Garibaldi au parlement de Turin hypothèque pour toujours le plébiscite truqué de 1860

30 mars 1707 : Mort du sieur Vauban bourreau de Nice et de Besançon

Giuseppe Garibaldi, Henri Sappia et Gonzague Arson...Trois grandes figures du séparatisme niçois…

15 et 16 avril 1860 : Le plébiscite truqué

Niçois et Provençaux... Histoire d'un contentieux séculaire...

Mars 1860 : le traité de Turin. D'après les archives diplomatiques

Mensonges historiques : ce que l’Empire a ponctionné à Nice en dix ans

1818 : "le comté de Nice" devient la "province de Nice"

Histoire de Nice : chronique des falsifications historiques habituelles

Le siège de Nice de 1543

28 août 1944, libération de Nice

La Dédition du 28 septembre 1388

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09 septembre 2009

8 février 1871, Garibaldi est élu député de Nice

 petition

L’empire s’effondre 

Le 4 septembre 1870, le second empire s’effondrait dans la défaite et la honte. Napoléon III enfermé dans Sedan s’était rendu aux prussiens, la France était envahie et Paris menacé. Le gouvernement de la Défense nationale s’était replié à Tours et l’assemblée nationale à Bordeaux. La situation militaire s’était aggravée les mois suivants, et dans la capitale assiégée et affamée, les Parisiens mangeaient des rats, après avoir dévoré tous les animaux du jardin des plantes.

bataille_dijon Garibaldi, bien que malade était accouru de Caprera pour aider la république et avait levé un important corps de volontaires ; nommé général auxiliaire il avait pris à Dôle le commandement de l’armée des Vosges. C’est le seul général qui durant cette campagne prit un drapeau aux prussiens, celui du 61ème poméranien

Baptême de la place Garibaldi et dictature à Nice

A Nice la situation était tendue ; dès l’annonce de la chute de l’Empire, par une dépêche télégraphique de Gambetta le 4 septembre au soir, ce fut une explosion de joie. Les Niçois, brimés pendant dix ans par la dictature impériale se soulevèrent. Le préfet ordonna au commandement de Saint-Quentin d’instaurer l’état de siège, mas sa proclamation aussitôt affichée sur les murs de la ville fut arrachée et les écussons impériaux partout arrachés ou martelés. Le peuple se porta en masse sur la place Napoléon, mit en pièces les plaques portant le nom et les armes de l’empereur et baptisa lui-même cette place au nom de son héros : Garibaldi.

L’administration servile et corrompue du maire François Malausséna s’évanouit en fumée et l’agitation ne cessa point car le peuple réclamait l’abrogation du traité de Turin qui avait permis l’annexion de Nice suite à un plébiscite truqué et à une occupation militaire. Le 24 septembre, le nouveau préfet, Baragnon pour bâillonner l’opposition sécessionniste niçoise, suspendit toutes les libertés publiques et, au nom de la République, instaura la dictature à Nice.

Garibaldi accepte d’être candidat à Nice

Les Niçois espéraient beaucoup en Garibaldi, qui en 1860 avait défendu Nice et ils s’interrogeaient sur sa présence en France. Vérani-Masin lui écrivit de Nice afin de lui demander « si son séjour en France devait être considéré comme un acte hostile à l’agitation des Niçois qui veulent revenir sur le traité et le plébiscite de 1860 ». Garibaldi répondit de Dôle, le 21 octobre : « La cause de la France précipitée dans le malheur par un vil despote est une cause sacrée à l’humanité toute entière. Vous connaissez mes principes et vous savez aussi ce que je pense de mon pays natal, mais je ne veux en aucune façon nuire à la République française. »

L’allusion à son combat contre l’annexion de Nice était claire. Le 6 novembre parut le journal séparatiste Il Diritto di Nizza dont le directeur était l’avocat journaliste Joseph André. Garibaldi fut de nouveau sollicité afin qu’il exprime son opinion sur le destin de Nice. Garibaldi répondit « qu’il ne combattait pas uniquement pour la république française, mais pour une république européenne qui réserverait à Nice indépendante un sort particulier ». Il précisera plus tard sa pensée : « Union complète des nations libres basée sur un pacte social dont le premier article serait l’impossibilité de la guerre ; Nice deviendrait capitale de cette union européenne » et ajouta « la position géographique de notre cité, sont climat incomparable et les avantages de toutes sortes qu’elle présente me poussent à ce choix plus qu'un orgueil de clocher ».

Thiers signa un armistice le 28 janvier 1871 avec les Prussiens. Ce répit devait être mit à profit pour élire une nouvelle Assemblée nationale qui déciderait de poursuivre la guerre ou signer la paix. Les Niçois et la Commission municipale sollicitèrent Garibaldi pour les représenter et il accepta en ces termes : « J’accepte la candidature de mon pays natale et je suis fier du choix dont il m’honore ». Quatre postes de députés devant être pourvus le Diritto di Nizza soutint également les candidatures des avocats Piccon, Bergondi et Borriglione, avec mandat impératif de demander l’abrogation du traité de Turin. Le nouveau préfet Marc Dufraisse désirant faire barrage aux Séparatistes niçois se présenta aussi à la députation ; dans un premier temps, pour flatter les Niçois, il fit mine de soutenir la candidature de Garibaldi mais bien vite, il abattit son jeu et déclara : « La candidature d’un préfet de la république à Nice et celle du général Garibaldi sont radicalement incompatibles ». Le préfet usa et abusa de tous les moyens de la préfecture pour faire sa campagne et fit même inscrire sur les listes des militaires français stationnés à Villefranche.

En effet, des forces armées importantes avaient convergé vers Nice ; des bateaux de guerres chargés de fusiliers marins mouillaient à Villefranche, appuyés au sol par la gendarmerie, la cavalerie, et même des canonniers avec leurs pièces d’artillerie. Pour renforcer cet appareil guerrier, le 5 et 6 avril la Garde nationale recrutée de force dans le département fut cantonnée dans les casernes de la Darse à Villefranhce. C’est ainsi que cernés par l’armée et la flotte française, les Niçois qui comptaient bien résister, se rendirent aux urnes le 8 février 1871.

Triomphe écrasant des Séparatistes niçois

Les élections se déroulèrent dans une ambiance électrique, et la marée indépendantiste emporta tout : Garibaldi fut élu avec un écart considérable de voix : il obtint 20 314 suffrages, Bergondi fut aussi élu avec 14 275 voix ainsi que Piccon avec 13 285 voix ; le préfet Dufraisse, représentant de la République, dépité, fut élu avec 12 585 voix dont beaucoup avaient été obtenues frauduleusement. Les trois députés élus sur un programme séparatiste totalisaient 47 874 voix (73,72%) et le représentant de la république 12 585 (26,28%). Nice exulta de joie et les drapeaux blancs frappés aux armes niçoises flottaient à toutes les fenêtres.

C’était un énorme camouflet pour la France car même les anciennes communes françaises rattachées au comté pour créer le département des Alpes-Maritimes, avaient massivement voté pour l’indépendance ! En outre Garibaldi, sans s’y être formellement présenté, avait été élu dans les départements de la Côte d’or, du Doubs, de l’Algérie et de... la Seine ! Paris où six mois avant régnait Napoléon III venait d’élire Garibaldi, son ennemi juré ! Garibaldi dira « j’ai été ému jusqu’aux larmes du vote de Paris ». Le 10 février, le Diritto di Nizza titrait : « Vice Nice ! » et l’on put lire sous la plume de Joseph André « … Nice a parlé ! Mais non la Nice des Piétri et des Pillet [agents français qui avaient truqués le plébiscite de 1860]... la Nice de Ségurane et de Garibaldi ! Le citoyen Dufraisse a renié Garibaldi car il est le chef du parti séparatiste ; Nice a l’unanimité a voté Garibaldi, donc citoyen Dufraisse, et selon votre propre logique, Nice est séparatiste, Nice ne reconnaît pas l’infamie de 1860… »

Les baïonnettes françaises dans les poitrines niçoises

La République allait à Nice poursuivre la même politique que l’Empire. Le préfet fit perquisitionner les locaux du Diritto et le supprima ; il réapparut sous le titre de la Voce di Nizza lequel fut lui aussi interdit. La victoire écrasante des députés indépendantistes provoqua un grand mouvement populaire, l’attitude du préfet n’arrangea pas les choses et Nice bascula dans l’émeute. Les Niçois voulaient l’abrogation du traité de Turin et après savoir par les urnes, ils l’exigeaient dans la rue. La police, puis la gendarmerie, débordées, durent se replier dans les casernes. Le préfet Dufraisse, employant les méthodes de Louis XIV, fit installer des canons de gros calibre dans le fort du mont-Alban et sur les hauteurs afin de canonner la ville en dernier ressort et deux vaisseaux de guerre vinrent mouiller en face du port Lympia. Le préfet jeta les fusiliers marins contre les Niçois ; on avait saoulé les soldats, leur disant qu’ils allaient se battre contre les Prussiens !

nice_contemporaine Henri Sappia témoin oculaire de ces événements, raconte dans Nice contemporaine : « Des troupes de renfort sont appelées de la caserne Saint-Dominique toute proche. De là commencèrent les sifflets et l’onde de la foule, croissant, repoussa jusqu’à l’intérieur de la caserne ces vainqueurs de sedan. Dufraisse et Carré, depuis les salons dorés de la préfecture entendirent les cris et sifflets et ordonnèrent aux marins de descendre à Nice et expliquer leurs prouesses aux « Prussiens » restés à l’intérieur. Nous avons entendu de nos propres oreilles, ces gaulois dire des Niçois : Ce sont des Prussiens ! Toute la rue de la Terrasse, le Cours et la place de la préfecture sont occupés militairement et la foule débouchant sur la place Saint-Dominique, voyant le déplacement de tant de gens armés, s’infiltre dans la rue du Gouvernement. Une formation importante de marins armés de révolvers et de fusils se fait entendre, et pendant que l’on voit les vitres qui tombent en miettes et s’éparpillent, l’on entend une décharge de mousqueterie. Plusieurs badauds sont blessés et sur de nombreux murs, les traces de ces balles laissèrent de profondes traces, que nous avons voulu constater de nos yeux avant de quitter Nice […] Aux marins saouls de tant de liqueurs bues dans les celliers de la préfecture, succédèrent les gendarmes à pied et à cheval… tard dans la nuit en passant par la place Saint-Dominique et la rue du Marché pour rejoindre par l’arc du Pont-Vieux, les remparts de la place Garibaldi, nous avons pu constater de nos yeux l’ivresse où se trouvait la soldatesque ».

Le témoignage du Commandant Magnan est aussi éloquent : « Le bataillon eut à intervenir pendant ce laps de temps à Nice, de concert avec la gendarmerie locale débordée et les marins de l’Etat, pour la répression des désordres et des troubles assez inquiétants provoqués par le parti dit séparatiste… Les gardes mobilisés montrèrent de solides qualités de discipline dans l’échauffourée du 10 février qui suivit l’élection de Garibaldi à la députation des Alpes-Maritimes et qui faillit dégénérer en une émeute sanguinaire ».

En effet ce bataillon composé de recrues des Alpes-Maritimes faillit passer à l’insurrection et pour le punir on l’envoya quelques jours Algérie pendant un mois. Le préfet fit arrêter plus de deux cent personnes dont beaucoup de notables : avocats, négociants, commerçants : ils furent traînés sur les bateaux ancrés à Villefranche. Beaucoup de Niçois furent déportés dans des prisons lointaines où à l’île de Sainte-Marguerite. Dufraisse n’en resta pas là, il lança un mandat d’arrêt contre l’avocat Borriglione, candidat conçurent non élu, qui réussit de justesse à s’enfuir à Gênes... « Les baïonnettes française dans les poitrines niçoises » comme dira Sappia, confisquèrent le vote séparatiste de Nice… Dufraisse élu député frauduleusement fut invalidé par l’Assemblée à la suite du discours de Piccon qui l’accusa d’être responsable des émeutes : mince satisfaction pour les Niçois qui pour la seconde fois en onze ans se virent privés de leur liberté par la force des armes. Officiellement, cet épisode n’existe pas dans l’histoire de Nice telle qu’elle est enseignée par l’université française. La presse italienne qualifiera pourtant l’insurrection de « Vêpres nissardes » allusion aux « Vêpres siciliennes » de 1282 au cours desquelles les Siciliens massacrèrent les occupants français.

L’invalidation de Garibaldi 

garibaldi_assembl_e_bordeauxLe 12 février l’assemblée de Bordeaux se réunit en séance préliminaire dans le Théâtre de cette ville ; 300 députés étaient présents ce qui ne représentait que la moitié du Corps législatif, les autres étaient attendus le lendemain. A deux heures précises, Garibaldi, quintuple député, simplement vêtu de sa chemise rouge, d’un poncho et d’un chapeau de feutre monta lentement les marches du grand Théâtre accompagné par Esquiros élu député de Marseille. Le peuple emplissait entièrement les tribunes réservées au public. Garibaldi avait connaissance des événements de Nice et savait que la Chambre où siégeaient beaucoup d’orléanistes, de légitimiste cléricaux et de bonapartiste allaient l’invalider sous le prétexte qu’il était sujet italien. L’accueil fut houleux : les députés lui crièrent « Le chapeau ! le chapeau ! » ; le peuple couvrit leur voix : « Vive le héros des Deux Mondes ! » ; Garibaldi ne se découvrit pas. Il se dirigea vers le président et lui remit deux billets. Le vieux comte Benoît d’Azy, très conservateur et à demi momifié, déplia les billets et les lut avec satisfaction : « Au ministre de la guerre. Ayant été honoré par le gouvernement de la Défense nationale du commandement d’un Corps d’armée, et voyant ma mission terminée, je demande ma démission. Signé Garibaldi », « Au président de la Chambre. Pour remplir un dernies devoir envers la République, je suis venu à Bordeaux où siègent les représentants de la nation, mais je renonce au mandat dont m’ont honoré divers départements. Signé Garibaldi ».

Il privait ainsi les députés réactionnaires du plaisir de lui infliger l’affront qu’ils projetaient de lui faire ; il évitait surtout à la France de se couvrir de honte. Puis il s’assit et assista en silence à la séance. Quand les débats furent terminées, il se leva, se découvrit et demanda l’autorisation de monter à la tribune pour prononcer une courte allocution. Il désirait simplement recommander à l’Assemblée tous les volontaires étrangers qui avaient combattu pour la France ainsi que les veuves et les orphelins. Le président apostropha violemment Garibaldi « Que voulez vous ? la séance est close ! » Esquiros hurla d’une voix forte « Oh, oh là messieurs, Garibaldi veut parler !! ». Comme les députés faisaient mine de sortir, des cris s’élevèrent des tribunes : « Ecoutez ! Ecoutez ! Vous tremblez d’entendre la vérité !! C’est Garibaldi qui parlera, bous êtes des poltrons !!! ». Le président confirma : « la séance est close ! » les crient redoublèrent : « Comment close !! Députés vendus et peureux ! » et encore « Majorité de manants et d’impérialistes, écoutez la voix de la nation !!! ». le silence se dit mais Garibaldi attendait l’autorisation du président pour parler. Il ne l’obtint pas. Le tumulte reprit et s’amplifia. Le président se couvrit et à se signe, les députés s’esquivèrent sous les insultes qui fusaient des tribunes, Garibaldi laissa tomber à mi-voix : « Ingrate France » et il sortit talonné par le petit M. Thiers. Quand il passa devant le piquet d’honneur, les gardes nationaux se figèrent au garde à vous et lui présentèrent les armes. Thiers, furieux tança l’officier : « pourquoi ? » Celui-ci lui répliqua d’un ton sec et sans réplique : « Garibaldi est député, il s’est battu pour la France et il a pris un drapeau aux Prussiens ». Thiers qui ne s’était battu que dans les bureaux, qui avait jeté les fusiliers marins contre les Niçois et bientôt allait faire massacrer les parisiens durant la Commune, demeura sans voix, blême de rage.

L’hommage du peuple

Au dehors la foule, ignorant l’incident, attendait Garibaldi et lui fit une formidable ovation. Méprisant l’injure qui lui avait été faite et ne voulant pas créer de divisions, il exalta « la république loyale et honnête » et cria « Vive la France républicaine ». Des milliers de voix le suppliaient « ne nous quittez pas, ne nous abandonnez pas ! » Mais la voiture du général se fraya un chemin dans la multitude et il regagna son hôtel ; une délégation de députés de gauche vint, sans succès, le prier de rester : arriva le fils et le secrétaire de Victor Hugo ; une dépêche annonça la venue de Victor Hugo lui-même et de Ledru-Rollin. Mais Garibaldi, ulcéré, repartit dès sept heures pour Caprera via Marseille. Il donna des instructions à ses proches pour secourir les blessés de son armée et demanda que l’on dressa la liste des volontaires étrangers qui s’étaient battus pour la France. A l’embarcadère de Marseille, une autre foule l’attendait. Il prononça un court discours : « Que la France tâche de sauver la république et tout pourra se réparer… ». Ses derniers mots sur le sol français furent : « Vive la République universelle !! » Puis il embarqua pour Gênes et Caprera. Victor Hugo, lui aussi élu député, interpela violemment ses collègues le lendemain à la Chambre et démissionna pour protester contre l’affront faut au héros des Deux-Mondes. Emile Zola condamna violemment les députés de Bordeaux. A Nice, ce fut l’explosion de colère car Garibaldi était vénéré et Nice réduite par les armes venait encore d’être insultée à travers sa personne. Plus tard le député Bergondi se suicida : selon la version officielle il était « mélancolique ». Quand à Piccon, il dut faire profil bas pour ne pas être invalidé et eut à subir les moqueries des députés français qui brocardaient férocement son accent niçois… Le séparatisme était décapité ; pour un temps et en apparence du moins…

Les conséquences aujourd’hui

L’invasion militaire de Nice en 1871 et tous ces événements marquèrent très profondément l’inconscient collectif Niçois, et durant des générations, la détestation du jacobinisme parisien se transmit secrètement dans les familles de vrais Niçois ; exprimée de diverses manières, et aggravée par d’incessantes brimades, elle conduisit les Niçois à cultiver un particularisme indomptable. Il n’est donc pas étonnant qu’un vent de révolte souffle actuellement à Nice ; il est dû à la situation actuelle qui est catastrophique, mais aussi à ce contentieux toujours pendant dont on a oublié les détails, mais qui a laissé un profond sillon dans la conscience nationale niçoise…. Aujourd’hui les Niçois se réapproprient leur histoire, les jeunes demandent des comptes et la liberté pour Nice… D’instinct, ils reprennent le combat de leurs ancêtres, ce qui prouve que l’identité niçoise qui a longtemps couvé sous la cendre est plus solide que jamais ; ni les baïonnettes, ni la falsification de l’Histoire, ni l’assimilation forcée, ni l’implantation massive d’éléments étrangers à Nice, organisée à dessein n’ont pu la détruire… Et le système responsable de toutes ces agressions, indignités et malfaisances va maintenant connaître un retour de flamme juste et mérité…

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04 septembre 2009

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