27 novembre 2009
EVENEMENT ! "NICE 1792 - 1814" de Joseph André ! Enfin la vérité !
Païs Nissart 1792-1814
envoyé par Libera_Nissa. - Regardez les vidéos des stars du web.
Cet ouvrage capital ignoré depuis 115 ans, raconte pour la première fois ce que fut la vie journalière des Niçois durant la période révolutionnaire et le premier Empire.
Joseph André s’appuyant sur une multitude de documents officiels originaux et des témoignages d’époque, nous restitue une part importante de l’histoire de Nice, très peu connue et volontairement occultée. Cette grande fresque humaine fait surgir du passé des personnages de chair et d’os qui souffrent, espèrent et qui, même oppressés et réduits à une affreuse condition, luttent néanmoins pour défendre leur liberté.
Nous assistons à la prise et au pillage de Nice, à la création d’une Société populaire composée d’étrangers, qui instaura un pouvoir dictatorial. A la formation illégale d’une Société des Colons Marseillais qui fit régner la terreur et organisa le premier « rattachement de Nice à la France » ; nous apprenons ce que fut le vote réel des communes et le sort terrible réservé aux émigrés niçois. Nous voyons la foule marseillaise envahir Nice et martyriser ses habitants ; les têtes coupées fichées sur des piques, la guillotine installée sur la place Saint Dominique, les parents contraints par la loi à dénoncer leurs propres enfants, les réquisitions incessantes et les emprunts forcés, la cathédrale Sainte Réparate transformée en Temple de la Déesse Raison, et la longue cohorte de niçois qui fuient cet enfer pour se battre dans les montagnes contre l’envahisseur. L’action du capitaine Masséna qui pilla et terrorisa la vallée de la Vésubie. Et les colonnes mobiles qui sur ordre de Bonaparte pourchassaient les insoumis et les Barbets, exécutés sur place.
Mais nous voyons aussi le courage des Niçois, la fière réponse du maire Pauliani au général Lannes qui le menaçait de faire fusiller le conseil municipal et de canonner la ville ; les combats héroïques des milices du Comté, la résistance des habitants du haut pays et des Barbets qui forcent l’admiration ; les succès militaires de Thaon de Revel et de Caïs de Pierlas, et la conduite admirable de la jeunesse niçoise qui jamais ne courba l’échine.
Les Niçois furent libérés en 1814. Après avoir beaucoup souffert et défendu leur pays et leur liberté avec héroïsme, ils préfèrent la dignité à la vengeance. Et cette histoire de terreur et de sang, raconte Joseph André, s’acheva par la parole auguste d’un roi, une parole de paix et de pardon.
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Pour vous procurez ce livre :
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http://les-cahiers-de-lannexion.over-blog.net/
25 novembre 2009
Catherine Ségurane
25 Novembre, jour de la Sainte-Catherine, est traditionnellement, le jour où l'on célèbre Catherine Ségurane.
Catherine Ségurane symbole de la résistance des Niçois et de leurs combativités.
Pour rappel, Catherine Ségurane s’illustra lors du siège de Nice par les franco-turcs* en 1543 en prenant un étendard aux turcs.
Mais en ce moment, le symbole de Catherine Ségurane est fortement éprouvé : entre certains (que je ne citerai pas) qui détournent son symbole pour véhiculer des idées racistes, xénophobes et non-niçoises (en se cachant derrière Catherine en particulier et l’identité niçoise en générale) la municipalité (surtout son service « culturel ») et les associations para-municipales qui racontent tout et n'importe quoi (et surtout n'importe quoi) …. Heureusement que Catherine Ségurane est une femme forte, car il y aurait de quoi la plaindre….
Alors rectifions quelques erreurs...
Commençons par l’ânerie n°1 qui est véhiculé, et qui doit être corrigé : Catherine Ségurane n’à jamais prit « le drapeau du Prophète » !
Toutes les représentations que nous avons de Catherine Ségrurane capturant le drapeau aux turcs la montre brandissant un drapeau rouge frappé de trois croissants d’or ; or, il est de notoriété publique que celui du Prophète était vert (le vert étant entre autre la couleur de l'islam)… les auteurs de cette ânerie doivent ignorer que les sultans de Turquie étaient à la fois califes de l'islam, dignité religieuse et empereurs, dignité civile. Ils étaient effectivement en possession de l'étendard du Prophète (ramené avec d'autres reliques à Istanbul par le sultan Sélim qui, après la conquête de l'Egypte, se les fit remettre par le dernier calife en titre en même temps qu'il lui arracha cette dignité). Selon la légende, cette simple pièce de laine verte mesurant douze pieds de long et ne portant aucune inscription servit de rideau à la tente d'Ayesha, épouse préférée du Prophète ; ce dernier (peut-être pour l'honorer) utilisa cette pièce de tissu comme drapeau durant les nombreuses guerres qu'il mena. Quand le sultan Sélim s'empara du Califat, il se fit remettre également, outre le fameux drapeau vert, le manteau du Prophète en poils de chameau, des poils de sa barbe, une de ses dents et l'empreinte de son pas dans l'argile, et ramena le tout dans sa capitale. Ces reliques était conservées précieusement au palais du sultan-calife, dans les appartements dits "de la Félicité". Le drapeau, enveloppé dans la bannière du sultan Omar, était placé dans un étui en bois incrusté de nacre et de pierres précieuses…
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En théorie, il devait être déployé symboliquement par le calif, "ombre de Dieu sur la terre", pour déclarer la "guerre sainte" et rallier les musulmans du monde entier. Mais il ne quitta jamais la capitale impériale et ne fut pratiquement jamais sorti officiellement de son fourreau, les sultans se contentant de menacer de procéder à ce rite mi-religieux, mi-guerrier, ce qui suffisait à mettre les récalcitrants à raison ; c'était en fait une arme dissuasive un peu comme l'est aujourd'hui l'arme atomique, l'uranium étant remplacé par la foi aveugle de millions de musulmans dans le monde. Il y a un peu plus d'un siècle à peine, le célèbre Habuld Hamid II, menacé par les puissances qui avaient mis la Turquie sous tutelle, tenta de se défendre en excitant la xénophobie ; il ne déploya pas le "saint étendard" mais se contenta de susurrer aux ambassadeurs occidentaux qui venaient lui extorquer de nouvelles concessions : “Vous connaissez les mots que peut prononcer le Commandeur des Croyants…" ; cette simple phrase était une menace précise contre les Anglais, les Russes et les Français ; le sultan signifiait en effet que, détenteur de l'étendard du Prophète, il pouvait ordonner aux musulmans d'Inde, de Russie, d'Afrique et du proche et Moyen Orient de se soulever. Cette pièce de laine verte, devenue relique historique après la mort de Mahomet, était donc un argument diplomatique, non une véritable enseigne de guerre. Tout à l'inverse, le drapeau impérial turc, rouge frappé de croissants d'or, flottait sur toutes les possessions turques et sur les champs de bataille. Le rouge était la couleur des anciens basileus de Byzance et les croissants marquaient la domination musulmane. C'est celui-là que brandissaient les janissaires turcs qui attaquèrent Nice en 1543 en tant que suppléants des forces françaises de François Ier ; ce qui est confirmé par toute l'iconographie sur Catherine Ségurane. Cette guerre contre la Maison de Savoie n'était pas "sainte" et le drapeau vert n'avait nullement été déployé, il reposait paisiblement dans son écrin à Istanbul. D'ailleurs si le drapeau du Prophète était tombé entre les mains des Niçois, le monde entier en aurait parlé comme d'une victoire plus éclatante que celle de Lépante et les Turcs auraient certainement cessé immédiatement leurs assauts contre notre ville.
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La Turquie moderne a toujours pour emblème un drapeau rouge frappé d'un croissant et d'une étoile.
Le véritable drapeau du Prophète, et les reliques citées plus haut, sont aujourd'hui conservés dans un palais-musée d'Istanbul, comme des pièces historiques, non comme des symboles religieux vénérés par les foules. Celui qui a rédigé le prospectus municipal a beau jeu d'insinuer que Catherine Ségurane est un mythe, mais en inventant sottement "qu'elle a pris l'étendard du Prophète" pour enjoliver les choses, il ne craint pas d'en créer un, véritablement inepte, celui-là… L'auteur ignorait que l'étendard en question existe et que son histoire est connue. A la mairie de Nice, on n'a pas l'air de savoir que pour assumer efficacement un poste culturel, il faut un minimum de connaissances historiques.
Mais il y a pire, puisque après le drapeau du Prophète, ont nie tout simplement l’existence de Catherine Ségurane ! Dans un fascicule de présentation de Catherine Ségurane, la mairie présente une version mi-figue mi-raisin : “un chroniqueur qui a vécu le siège, Jean Badat, n’évoque pas l’intervention de Catherine” et s’empresse de conclure : “Le personnage qui peut avoir existé mais dont l’existence n’est pas prouvée, n’apparaît que bien après et revêt très vite les caractères du mythe.”
Comme le disait Alain Roullier dans un article des Nouvelles Niçoise à se sujet : « Les Français, par l’intermédiaire de leurs valets déguisés en Niçois, ont tout intérêt à nier l’existence d’un personnage qui représente la résistance à l’agression française. Aujourd’hui, ils l’évacuent en douceur en le faisant glisser dans le mythe ; c’est une malfaisance de plus, ils n’en sont pas à une près.
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D’ailleurs ils font une grossière erreur, car un mythe est toujours beaucoup plus dangereux que la réalité. Il existe une trop abondante littérature, une trop riche iconographie et surtout une trop forte empreinte dans l’inconscient collectif niçois, pour que cette héroïne niçoise n’ait pas réellement existé, d’ailleurs, il n’y a jamais de fumée sans feu. La plupart des grands mythes historiques sont devenus un jour réalité : on a retrouvé les ruines de Troie et le trésor du roi Priam, celui du roi de Mycènes, le tombeau empli d’or de Philippe de Macédoine, celui de Toutankhamon ; en Palestine, les archéologues ont retrouvé des villes disparues et des sites dont parlait la Bible ; on pourrait citer une page de personnages, de faits ou lieux mythiques dont l’existence a été prouvée. Quand on cherche, on trouve. Quand on veut surtout ne pas trouver, on ne cherche pas. Le sujet demanderait des développements, mais je simplifierai. Ce qui est historiquement prouvé c’est que les Niçois ont brusquement repoussé l’assaut turc le 15 août 1543 et qu’ils ont pris une enseigne à l’ennemi, ce qui a entraîné leur déroute momentanée. Pourquoi Badat n’a-t-il pas parlé de Catherine, et pourquoi le nom de Ségurane qui est un dérivé de faucher, hacher, couper, ce qui colle trop parfaitement au personnage pour être vrai ? A mon sens, la question amène la réponse.
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Ceux qui butent sur le nom de Ségurane ont une vision d’aujourd’hui où tout est précis et catalogué ; ce ne sont pas de vrais historiens, car un historien doit impérativement décoder son mode de vie et de pensée pour le remplacer par celui de l’époque qu’il étudie. Comment voulez-vous expliquer les actes de Charlemagne si vous lui prêtez vos pensées ? Au XVIe siècle, à Nice, les noms n’étaient pas encore fixés, on les orthographiait différemment, on les confondait avec les surnoms sauf évidemment pour la bourgeoisie, les gens connus, les patriciens inscrits à l’Armorial (et encore, puisque j’ai vu le nom de certains lointains ancêtres maternels orthographiés faussement dans certains actes). Or, Catherine était une fille du peuple, sans doute de très basse condition, et il est probable que personne ne connaissait ou ne se rappelait son nom, des années, bien des années après son exploit. Il faut savoir qu’en cas d’attaque de Nice, tous les Niçois montaient aux remparts pour seconder les troupes régulières. Chaque corporation : tonneliers, chaudronniers, pêcheurs etc., défendait un bastion ou une portion de remparts.
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Des femmes allaient et venaient, apportaient des boulets, de la poix, des pierres ou des vivres. Que s’est-il passé le fameux 15 août ? Une solide et jeune bugadière, battoir pendu à la ceinture, aidait à la défense et courait d’un poste à l’autre ; à un moment, elle se trouve sur le bastion Sincaïre, très ébranlé par les canons ennemis à un moment où les soldats faiblissent et lâchent pied. Elle voit apparaître la tête d’un assaillant et une enseigne au ras d’un créneau détruit ; tout simplement, elle fait ce que nous aurions fait ; comme elle n’a pas d’armes, elle se saisit de son battoir et frappe de toutes ses forces ; elle voit l’enseigne pencher, la saisit et la brandit à bout de bras ; l’ennemi se débande. De multiples actes héroïques ont dû se produire durant ces combats et celui de Catherine n’est que l’un d’eux, à la différence près qu’elle a arraché une enseigne ennemie. Mais la bataille continue et la ville basse tombe le 22 août ; les Français pillent et ravagent, les Turcs brûlent le couvent de la Sainte-Croix, violent les religieuses, montent dans les vallées et ramènent un millier de prisonniers pour les vendre comme esclaves (ils seront heureusement délivrés en mer par Doria) ; on a d’autres soucis que fêter Catherine qui disparaît dans l’anonymat d’où elle vient, peut-être même tuée.
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Si un militaire avait pris un drapeau, l’affaire eût été autre. Néanmoins, le fait en lui-même, plus que le nom de l’héroïne, a marqué et demeure dans les mémoires. Quand un demi-siècle plus tard, la Maison de Savoie et Nice éprouvent le besoin de magnifier leur histoire, l’acte héroïque est évoqué tout naturellement. Mais voilà, qui est l’héroïne ? On se souvient qu’il s’agissait d’une solide bugadière, qu’elle n’était pas très belle, mais quant à son nom… Pour l’honorer, il faut pourtant lui en trouver un. Elle était forte, elle maniait le battoir comme une faux… Pourquoi pas Ségurane ? Son prénom ? Elle n’était pas mariée à l’âge où on l’était d’ordinaire, elle avait donc fêté les Catherinettes à 25 ans, voilà pour Catherine... Le secret de cette histoire n’est pas accessible aux catalogueurs professionnels, car il ne faut considérer que l’acte qui est véridique, pas le nom , qui d’ailleurs pouvait bien être “Maufacha”.
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Catherine Ségurane n’a peut-être jamais existé sous cette appellation, mais la bugadière qui a pris une enseigne à l’ennemi, oui. Qu’on l’honore sous le nom de Ségurane ou sous un autre, cela n’a aucune importance. On honore bien le soldat inconnu qui avait un nom que l’on a effacé volontairement ; Lénine s’appelait Oulianov, Staline (Homme de fer) se nommait Djougatchvili, Trotski s’appelait Bronstein ; le nom de la dynastie iranienne des Phalavi est un nom d’emprunt adopté par le fondateur, Kémal est appelé Atatürk, les Windsors anglais sont en fait des Hanovre-Saxe-Cobourg-Gotha, le nom de Romanov, éteint, fut repris par les Holstein-Gottorp, les Grimaldi sont des Gouvion-Matignon-Polignac. La liste est longue, sans compter les artistes et hommes célèbres que l’on connaît sous des noms d’emprunt : Montesquieu s’appelait Charles de Secondat et Montalembert, Charles Forbes ; sans compter les souverains et les papes qui changent de nom quand ils accèdent au pouvoir. Dans cinq siècles, des chercheurs qui butteront sur ces noms d’emprunt risquent d’annoncer que toutes ces personnes étaient des mythes… Honorons donc Catherine Ségurane, sans état d’âme, elle n’est pas un mythe […] »
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* Il est bon de rappeler et préciser « franco-turc » car les associations para-municipales et les médias ont tendance, allez savoir pourquoi (même si l'on à une petite idée là dessus) d’oublier le « franco » pour laisser que le turc, laissant croire que les turcs sont venus seuls à Nice. Hors il faut rappeler que François Ier, roi de France, s’était allié quelques années plutôt avec le Sultan turc Soliman le Magnifique. Et donc François Ier fit venir ses alliés pour le siège de Nice….
17 novembre 2009
L'Histoire est un éternel recommencement...
Que peut-il ? Tout.
Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie,
eût changé la face de la France,
de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France
Et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ;
c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas !
Cette roue tourne à vide.
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L’homme qui, après sa prise du pouvoir
a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit
et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme,
il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !
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Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde,
d’un homme médiocre échappé.
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Victor Hugo, « Napoléon, le petit »
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Avouez que vous pensiez à un autre…
10 novembre 2009
Quand M. Estrosi s'enfonce tout seul...pour le prix du timbre...
Quand Christian Estrosi ne connaît pas le prix d'un timbre
envoyé par bourdinandco. - L'info video en direct.
M. Estrosi, ministre de la République, veut faire « réhabiliter » Napoléon III… qui la renversa !!!
Monsieur Estrosi non seulement veut faire réhabiliter ce sinistre personnage, honni depuis un siècle et demi, mais en plus il projette, dans le cadre du 150e anniversaire du « rattachement » de Nice à la France, qui fut une annexion frauduleuse, faite sous occupation militaire, de « fleurir le pont Napoléon III » ; gageons que ces fleurs vont faner dans la journée. Cette idée n’a pu germer que dans l’esprit, d’un homme pour le moins inconséquent et ignorant totalement l’histoire de France et celle de Nice. Napoléon le Petit, était un spécialiste des plébiscites truqués, et il se maintint au pouvoir de la sorte. Nous parlerons en temps voulu des fraudes scandaleuses qui eurent lieu à Nice en 1860, et nous évoquerons celui qu’il organisa après son sanglant coup d’État du 2 décembre 1851.
Avant d’écouter la voix immense de Victor Hugo, rappelons les faits : A la mi-novembre 1851, Louis- Napoléon, président de la République, criblé de dettes, (et dont le mandat non renouvelable arrivait à terme peu après), avait fait soustraire par Casabianca, ministre des finances nommé pour une semaine (!), la somme de 20 millions en or à la Banque de France, afin d’acheter des généraux corrompus. Le 2 décembre, trahissant son serment, et avec leur aide, il renversa la République !
Du 2 au 5 décembre des milliers de parisiens soulevés furent atrocement mitraillés et massacrés sur les barricades et les boulevards ; le « Petit » installa un gouvernement dictatorial que Victor Hugo qualifia de « main baignée de sang qui trempe le doigt dans l’eau bénite ». Un décret du 9 janvier suivant décima la représentation nationale : 4 députés furent déportés à Cayenne et 1 en Algérie, 84 furent expulsés avec interdiction de revenir en France sous peine de déportation, dont Victor Hugo et Schoelcher qui en 1848, avait fait abolir l’esclavage (M. Estrosi célèbre l’abolition de l’esclavage, mais en même temps, honore celui qui a exilé Schoelcher qui le fit abolir ! Entre les deux personnage, il faut pourtant choisir… !) ; 18 autres députés furent assignés à résidence. Trente-deux départements furent mis en état de siège et des colonnes infernales traquèrent partout les républicains et les fusillèrent après de sommaires procès…
Les 20 et 21 décembre suivant, le Petit organisa un plébiscite truqué, alors que tous les républicains étaient arrêtés, traqués, en fuite et le pays sous le coup de lois d’exception. C’est Piétri, nommé préfet de police, et surnommé « la mouche à m… » par les journalistes d’opposition de l’époque (et caricaturé de la sorte), qui se chargea de la sale besogne, et le résultat fut excellent. « La mouche à m… » s’occupa plus tard, en 1860 de truquer le plébiscite d’annexion à Nice. Victor Hugo écrivit à propos de ce plébiscite truqué : « …Ah, vous me direz, M. Bonaparte, que vous n’avez pas pu faire autrement… Qu’en présence de Paris prêt à se soulever, il a bien fallu prendre un parti… Et, quant au coup d’État, que vous aviez des dettes, que vos ministres avaient des dettes, que vos aides de camp avaient des dettes, que vos valets de pied avaient des dettes, que vous répondiez de tout… Qu’on n’est pas prince, que diable, pour ne pas manger de temps en temps quelques millions de trop, qu’il faut bien s’amuser et jouir de la vie; que c’est la faute de l’Assemblée nationale qui n’a pas su comprendre cela et qui voulait vous condamner à deux maigres millions par an et qui plus est, à vous forcer de quitter le pouvoir au bout de vos quatre ans; qu’on ne peut sortir de l’Élysée pour rentrer à la prison de Clichy, que vous avez eu recours, en vain, aux petits expédients prévus par l’article 405; que les scandales s’approchaient, que la presse démagogique jasait, que l’affaire des lingots d’or allait éclater; que vous deviez du respect au nom de Napoléon, et que n’ayant pas d’autre choix, plutôt que d’être un des vulgaires escrocs du Code, vous avez mieux aimé être un des grands assassins de l’histoire…»
« Quoi, vous sortez brusquement de l’ombre, le sabre à la main et vous me dites: Vote! et vous appelez cela un scrutin ! 7 500 000 suffrages! qu’est-ce c’est ce chiffre-là? D’où sort-il? Qui a compté? Baroche! Qui a scruté: Rouher! Qui a contrôlé? Piétri! Qui a additionné? Maupas! Qui a vérifié? Trolong! Qui a proclamé? Vous… C’est à dire que la Bassesse a compté, la Platitude a scruté, la Rouerie a contrôlé, le Faux a additionné, la Vénalité a vérifié et le Mensonge a proclamé… Vous avez demandé l’absolution au vote; mais seulement vous avez oublié de vous confesser. Et en disant au vote: absous-moi, vous lui avez mis sur la tempe le canon de votre pistolet… Qu’est-ce Louis Bonaparte? C’est le parjure vivant, c’est la restriction mentale incarnée, c’est la félonie en chair et en os, c’est le faux serment coiffé d’un chapeau de général et se faisant appeler Monseigneur… ».
Et c’est également, l’homme que M. Estrosi veut faire réhabiliter et honorer en fleurissant un ouvrage qui à Nice, malheureusement et pour notre plus grande honte, porte son nom. La IIIe République déclara nuls et non avenus tous les plébiscites organisées par le Petit, sauf évidemment ceux de Nice et de Savoie… qui, comme par hasard furent considérés comme les deux seuls plébiscites valides… pour ne pas rendre la liberté aux deux peuples annexés. Laissons le mot de la fin au général de Gaulle, à qui l’on proposait en 45 de se faire plébisciter : « Vous n’y pensez pas! En France, la famille Bonaparte a rendu tout plébiscite impossible! ». Et à Nice, l’an prochain, un ouvrage portant le nom de Bonaparte le Petit, qui renversa la République, sera fleuri… par un ministre UMP ! Après toutes les palmes obtenues par l’actuel maire de Nice, il obtiendra à coup sur, celle de la moralité… mais dans le cimetière de Colombey, il risque d’y avoir… des feux follets de mécontentement...
09 novembre 2009
un joli commentaire
"Aujourd'hui le monde, et plus particulièrement l'Allemagne, fête les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Cela montre que les choses peuvent changer que rien n'est figé contrairement à ce que peuvent dire les opposants de la moindre forme de souveraineté niçoise. Personne n'a pus prévoir la chute du mur et l'indépendance des pays d'Europe de l'Est qui en à suivit. Alors qui peut aujourd'hui affirmer que jamais le Comté de Nice aura sous une forme ou une autre une autonomie ! merci à M. Roullier qui par son travail est en train d'abattre un autre mur : celui du mensonge entourant notre histoire !"
Voilà ce qu'on peut lire notament comme commentaire inspiré par l'actualité, sur la pétition contre les festivités du 150e anniversaire de l'annexion de Nice à la France.
N'oubliez pas, venez vous aussi signer cette PETITION
La marche inéluctable du folklore Niçois vers les droits du peuple Nissart!
Notre identité est appréciée et défendue par la très grande majorité des Niçois. Pour beaucoup, la sensation de ne pas entrer dans le stéréotype du français moyen, est une source de jubilation. Il n'y a qu'à voir notre défiance vis à vis des habitants de l'arrondissement de Grasse (qui est réciproque) et la très provençale région PACA . Cette identité, aussi appelée "particularisme niçois" a toujours été le ciment social, qui nous apporte, à juste titre, le sentiment d'appartenir à une communauté à part et bien définie. Peu importe qu'on soit "de souche", patron, ouvrier ou chomeur... On est niçois! Il n'y a qu'à voir avec quelle ferveur, les soirs de match, toutes les tribunes du Ray se lèvent comme un seul homme pour saluer l'Hymne du Pays de Nice: Nissa la bella.
Combien de Niçois,au moment de s'émanciper de la tutelle parentale, ont-ils cherché leur premier logement dans le Pays Niçois sans imaginer un seul instant aller vivre sur l'autre rive du Var? Combien ont-ils quitté Nice pour des raisons professionelles et vite compris que leur avenir ne pouvait se dissocier du Pays Niçois? Combien ont-ils eu l'impression (pas forcement dérangeante) de ne pas être français à part entière?
La réponse est assurément un très grand nombre...
Suite à la demande grandissante des Niçois à vivre dans leur culture, la langue qui fut interdite par la France jacobine reprend ses droits et permet à bon nombre de nos jeunes compatriotes d'apprendre le langage de leurs ancêtres. Mais que l'on ne s'y trompe pas, si les piliers du "système autoritaire centralisé" nous autorisent à reparler la langue de nos anciens, ou installer quelques panneaux en "Nissart", c'est seulement parce qu'ils s'imaginent que cela ne comporte plus aucun danger pour ledit système. Pour eux, la structure est en place et rien ne pourra contrarier cet état de fait... Mais ils n'avaient pas songé qu'en soufflant sur les braises, le feu reprendrait. "Les gens d'ici" qui auparavant feignaient de ne pas entendre certains "gens de là-bas" cracher leur venin sur les Niçois relèvent la tête et ne craignent plus de dire certaines vérités trop longtemps contenues. Prenant conscience de la richesse de leur patrimoine culturel et historique, qui sont indissociables, le peuple Niçois s'émancipe de plus en plus de la tutelle intellectuelle française. Ce peuple à qui on avait presque réussi à faire croire qu'il avait définitivement disparu, se rend compte en fait, qu'il n'a jamais autant existé. Beaucoup de jeunes issus de familles "d'adoption" se revendiquent "Nissart" alors que cela était impensable il y a seulement une vingtaine d'années...Les révélations faites par la L.R.L.N concernant les conditions de l'annexion du pays de Nice par la France ainsi que nos droits inaliénables ne feront dans l'avenir, que cimenter un peu plus le peuple Niçois actuel.
Cela est inéluctable ! Même les plus septiques se souviennent qu'ils n'auraient jamais imaginé la carte de l'Europe actuelle avec tous ces nouveaux pays avant 1989. Certains indices nous révèlent que cette nouvelle donne inquiète nos gouvernants. "le Var ne doit plus être une frontière", redécoupage des cantons pour 2012, "marier Nice avec marseille", changement du nom de la région PACA afin de trouver une dénomination commune aux Niçois et Provençaux, sans parler des festivités prévues pour 2010 qui feront penser à "la marche des orangistes" en Irlande du nord! Ils savent bien que le folklore ne suffit plus aux Niçois! A un moment qu'ils savent proche, les Niçois réclameront leur droit légitime à choisir leur destin.
Texte provenant du site Liberà Nissa
04 novembre 2009
Chronique d'une forfaiture
PAÏS NISSART (Chronique d'une forfaiture)
envoyé par Libera_Nissa. - L'actualité du moment en vidéo.

