06 juillet 2008
L’année garibaldienne se termine le 4 juillet 2008, l’heure de rendre des comptes a sonné...
Curieuse année du bicentenaire de la naissance de Garibaldi en vérité, dans sa ville natale qui plus est. On se souvient que ce bicentenaire avait mobilisé le Comité Populaire créé par la L.R.L.N. Le 4 juillet dans l’après-midi, il avait organisé une cérémonie devant la sépulture de la mère de Garibaldi au cimetière du Château. Le soir, le Comité avait reçu l’arrière-petit-fils de Garibaldi (unique descendant direct masculin à porter encore ce nom) qui est conservateur de la maison-musée de Garibaldi à Caprera et le seul autorisé par l’Etat italien à y résider. Le matin, il assistait avec son épouse à une cérémonie officielle au sénat de Rome, mais ils avaient tenu à venir le soir à Nice, avec le peuple niçois, comme en famille. Une gerbe avait été déposée devant le monument du héros puis, à la nuit, des bouquets avaient été jetés dans le bassin du port Lympia par Giuseppe Garibaldi et Alain Roullier, sur le site où jadis se trouvait la maison natale du héros, pendant que la foule, d’une seule voix et spontanément, entonnait Nissa la Bella. Un long cortège aux flambeaux était ensuite remonté par la rue Ségurane devant le monument, et la foule des anonymes, des sincères, a illuminé la statue de mille petits lumignons, évoquant l’expédition des Mille. L’instant était magique et demeurera marqué à jamais dans l’esprit de ceux qui l’ont vécu. Mme Flavia Garibaldi qui, depuis l’aube, avait eu une journée des plus chargée, devant cet extraordinaire spectacle et la chaleur de l’accueil des Niçois avait dit alors : “Ce soir à Nice efface les fatigues de ce matin à Rome…”
D’autres le fêtèrent d’une autre façon. Des professionnels avaient confectionné un stockfisch, certains, pour honorer Garibaldi qui méprisait l’argent, l’avaient transformé en marque de fabrique et vendaient un label… Plus tard, les historiens qui se pencheront sur le sujet auront du mal à le croire, et pourtant les preuves sont là ; bien avant l’année du bicentenaire, certains avaient déjà déposé un éventail de noms de “marques” pour s’en assurer une utilisation commerciale exclusive, ainsi qu’un “label” sous l’incroyable prétexte que “ce label était destiné à garantir une utilisation commerciale du nom du héros niçois, conforme aux traditions garibaldiennes” ! Associer le nom de Garibaldi à “une utilisation commerciale” et se prétendre juges “des traditions garibaldiennes” est évidemment un non-sens et une hérésie qui a dû faire retourner Garibaldi dans sa tombe. Le “Comité” négociait le fameux label, sous diverses conditions d’utilisation à hauteur de 15 000 euros, 3 000 euros, ou “à négocier”. Garibaldi qui vécut et mourut dans une pauvreté spartiate n’aurait certainement pas apprécié d’être honoré d’une telle façon et moins encore dans sa ville natale.
Le 20-02-2004, M. Gérard Coletta, mandataire de la SARL Serre, déposait à l’INPI (Institut nationale de la propriété industrielle) la marque commerciale “1807 Garibaldi 2007” ;
Le 10-05-2004, M. Christian Gallo, mandataire du “Comité pour l’organisation des fêtes de la naissance de Giuseppe Garibaldi” déposait à l’INPI les marques commerciales suivantes : “Bicentenaire Garibaldi”, “Garibaldi 1807-2007”, “Nice-Garibaldi”, “Viva Garibaldi” et “Garibaldi 2007”.
Le 16-08-2004, M. Jean-Pierre Mangiapan, mandataire du “Comité pour l'organisation des fêtes du bicentenaire de la naissance de Giuseppe Garibaldi”, déposait, lui, la marque “Année Garibaldi”. Tous ces noms promus “marques de fabrique” étaient censés être réservés exclusivement aux déposants, pour les activités commerciales.
Tous ces dépôts de marques s’étendaient à diverses utilisations (18 lignes d’énumération) allant de la fabrication “d’adhésifs pour la papeterie et le ménage” à “la location de temps publicitaire sur tous moyens de communication”, à “l’organisation d’expositions à buts commerciaux” jusqu’aux “services de jeux proposés en ligne”. Ce véritable trust donne le vertige. Le descendant du héros, Giuseppe Garibaldi, outré, avait adressé une lettre ouverte aux Niçois, pour protester contre l’utilisation à fins commerciales et exclusives du nom de son ancêtre, chose que jamais la famille Garibaldi n’avait jamais faite elle-même, précisant hautement que ce nom appartenait à tous ceux qui agissaient dans la ligne morale du héros, mais à personne en particulier. Rappelons que le Conseil d’administration de l’association “propriétaire” de ces marques commerciales est composé de M.M. Jean-Pierre Mangiapan, conseiller général, Gérard Coletta, des éditions Serre, Gaston Franco, conseiller général, Christian Gallo, qui anime le site “Ficanas” sur le Web, à moins que ce soit un homonyme (le nom du site est d’ailleurs lui aussi “déposé” alors que Le Ficanas était un ancien et célèbre journal niçois et non la création du déposant), René Guiglielmetti, Roland Mayolini, Daniel Godard, Pierre Botticelli, restaurateur, Jean-Marc Giaume, président de la “Fédération des associations du comté” et actuel chargé du Patrimoine à la mairie de Nice, Denis Léandri, René Orazem, Roger Rocca, du Sourgentin, Jérôme Vandamme et Hubert Heyries, qui justement publia un ouvrage sur Garibaldi aux éditions Serre, lequel était frappé du logo du Comité.
Le bicentenaire excitant également les “chasseurs de subventions” patentés, des voix s’élevèrent dans le public pour protester et demander des comptes. Le bruit courait que certains responsables d’associations subventionnées s’étaient salariés, qu’ils faisaient des voyages, achetaient du matériel… à la santé de Garibaldi et avec l’argent public octroyé pour lui rendre hommage. Pour répondre à ces rumeurs, plus que dérangeantes, M. Mangiapan avait déclaré : “si le Comité doit gagner de l’argent grâce à ce label, ce qui n’est pas encore le cas, la somme pourrait être versée à une fondation Garibaldi […] le Comité sera dissous le 4 juillet 2008, les fonds seront alors reversés à une fondation.” Dans moins d’un mois, l’heure sonnera donc de donner des comptes plus précis sur les ventes de ce label, et l’affectation des fonds.
Le Conseil d’administration du “Comité” compte quinze fanatiques de Garibaldi, au point de vouloir lui assurer une immortalité qu’il a déjà en plaçant sous ses auspices jusqu’à la fabrication “d’adhésifs pour la papeterie ou le ménage”.
Parmi eux se trouve le président de la “Fédération des associations comté de Nice”, qui est actuellement en charge du Patrimoine à la mairie de Nice. Or, le fameux label a été utilisé par la Ville de Nice, la Région PACA, le Conseil général des A.-M… M. Estrosi ayant déclaré lors de sa campagne électorale qu’il veillerait, s’il était élu, à une parfaite transparence (et de surcroît il avait fait signer à ses colistiers une charte indiquant qu’une simple indélicatesse de l’un de ses conseillers municipaux et à plus forte raison de ses adjoints, serait immédiatement sanctionnée par un renvoi), il aura à cœur, afin de faire taire les rumeurs, de demander à son chargé du Patrimoine de fournir des comptes exacts sur la perception et l’utilisation de fonds publics afin de ne pas donner prise aux suppositions, fondées ou non, qui naissent toujours d’une situation non éclaircie. Les questions sont simples : La “Fédération des associations du comté de Nice” dont M. Giaume est président a-t-elle encaissé des subventions d’organismes publics pour l’organisation des fêtes du bicentenaire de Garibaldi et si oui, quel en a été l’usage exact ; le cas échéant, seule la publication de la comptabilité de l’association pourrait rassurer les Niçois et éteindre les rumeurs. Le “Comité international pour le bicentenaire de Joùsé Garibaldi”, qui compte M. Giaume au sein de son Conseil d’administration, a-t-il perçu de collectivités publiques des subventions directes pour le bicentenaire, ou a-t-il vendu à des collectivités publiques l’autorisation d’utiliser son label ; et si oui, quel a été l’usage de ces fonds publics, comptabilité à l’appui et publiée.
Précisons qu’il n’est nul besoin de suspicion pour demander des comptes sur l’emploi des fonds publics, puisque les élus sont tenus de les fournir aux contribuables. Cette légitime demande d’informations n’est nullement vexatoire, elle protège au contraire les intéressés des malveillants et des sceptiques en clarifiant la situation. Mais si les élus intéressés ne fournissent pas eux-mêmes ces informations, il est légitime que les contribuables leur rappellent qu’ils doivent le faire. D’autant que de réelles suspicions se feraient jour, s’ils ne le faisaient pas. Attendons donc le 4 juillet prochain. Si à la rentrée, les comptes retraçant l’utilisation des subventions publiques octroyées pour organiser le bicentenaire, à des associations dirigées par des élus, n’étaient pas fournis et publiés, le maire de Nice sera sûrement très sollicité par les électeurs pour qu’il intervienne auprès de son chargé du Patrimoine et exige la publication des comptes. Cela évitera que cette mandature municipale ne commence par de regrettables zones d’ombres sur l’action de certains conseillers municipaux de la majorité en charge de responsabilités, alors que le candidat Christian Estrosi promettait aux Niçois une lumineuse clarté.
Les Nouvelles Niçoises, Mai-Juin 2008
16 octobre 2007
Sommaire bicentenaire de Garibaldi
Création de l'Institue d'Etudes Garibaldienne de Nice
La déclaration du descendant de Garibaldi aux Niçois occulté par le monopole de presse !
Le bicentenaire vu par la presse italienne
Le bicentenaire vu par la lorgnette municipale
Le bicentenaire vu par la poste française
Le bicentenaire vu par le monopole de presse niçoise
Pourquoi les "chemies rouges" ?
Scandale du bicentenaire (bis)
L'Autriche honore Garibaldi en reprenant la vignette du Comité Populaire Niçois...
15 octobre 2007
Médaille du bicentenaire
Le Comité Populaire pour le Bicentenaire de la naissance de Garibaldi, présidé par M. Alain Roullier, à fait frapper une médaille en bronze en trois versions pour commémorer cet évènement important pour Nice.
Les médailles dorées et argentées sont réservés au Comité Populaire pour récompenser les actions garibaldiennes méritoires, la médaille en bronze est disponible aux prix de 30 euros.
Pour vous les procurer, téléphonez au 06 12 86 25 05
L’Autriche honore Garibaldi en reprenant la vignette du Comité Populaire Niçois
Le vice-président du Comité Populaire niçois, le Dr. Achille Ragazzoni, est parvenu à faire honorer Garibaldi par le pays qui fut son plus grand ennemi : l’Autriche.
Rappelons que pour libérer l’Italie, Garibaldi avait largement contribué à chasser les forces d’occupation autrichiennes de la péninsule. Les Hasbourg ne règnent plus en Autriche depuis la Première Guerre mondiale et ce pays aujourd’hui ne pratique plus une politique d’hégémonie. Rien ne s’opposait donc à ce qu’il accepte la proposition du Dr. Ragazzoni d’honorer son ennemi d’hier, d’autan que Garibaldi n’était nullement l’ennemi du peuple autrichien mais de ses dirigeants de l’époque.
Mais de surcroît, le Dr. Ragazzoni a fait en sorte que la poste autrichienne accepte de mettre en circulation un timbre reproduisant… la vignette émise par le Comité Populaire Niçois, ce qui constitue la première édition d’un timbre austro-niçois…
Quand on pense que Garibaldi est venu aider la France envahie en 1870, qu’il est le seul général à avoir pris un drapeau aux Prussiens, qu’il a été élu le 8 février 1871 député par cinq départements français dont Paris, et que la poste française n’à émis aucun timbre pour le bicentenaire de sa naissance… alors que l’Autriche, sa pire ennemie à l’époque, l’à honoré, on demeure confondu d’une telle ingratitude et d’une telle immoralité…Fai de ben a Bertrand lou ti rende…
21 juillet 2007
Spécial bicentenaire
Le Comité Populaire Niçois a rendu un émouvant hommage à Garibaldi alors que la municipalité banalisait l'évènement...
Loin des insipides manifestations officielles, le Comité populaire pour le bicentenaire a rendu un émouvant hommage au héros, au soir du 4 juillet. Pendant que d'autres vendaient des raviolis labellisées « Garibaldi » et organisaient des cérémonies purement françaises, bâclées, où l'esprit et l'image de Garibaldi était totalement absents, les vrais Niçois se sont réunis au soir du 4 juillet pour honorer le héros. L'après-midi, le Comité Populaire avait honoré Signa Rosa, mère de Garibaldi, qui repose au cimetière du Château.


La tradition à Nice a toujours été d'honorer la tombe de Rosa pour les grands événements garibaldiens, la municipalité la superbement ignorée à l'occasion de ce bicentenaire, se plaçant ainsi volontairement hors de la communauté des vrais Niçois. Le Comité populaire, en palliant cette scandaleuse carence, s'est substitué aux politiciens, pour poursuivre notre tradition et sauver l'honneur de Nice.
Le matin du 4 juillet, au Sénat de Rome, le descendant direct du héros, Giueseppe Garibaldi, avait assisté aux manifestations officielles avec le Président de la République et le gouvernement Italien. Rappelons que Giueseppe Garibaldi est Président de l'Institut international d'Etudes Garibaldiennes de Rome, Conservateur du Musée Garibaldi à Caprèra; il en est le seul descendant en ligne masculine à porter le nom franc et également le seul autorisé par les autorités italiennes à disposer personnellement des parties privatives de la Maison-Musée où vécut et mourut Garibaldi. Connaissant l'importance de Nice dans la vie de son bisaïeul, et l'amour qu'il portait à sa ville natale, il a tenu malgré une journée très chargée, à être avec le peuple Niçois le soir même, pour honorer son illustre ancêtre, au sein de la grande famille niçoise.
Les cérémonies organisées par le Comité populaire avaient débuté à 16h30 au cimetière du Château. Des bouquets de fleurs blanches et rouges, dans lesquels était insérée une petite gerbe d'épis de blés (rappelant que Garibaldi fuyant la répression, avait pris le pseudonyme de Joseph Pane) furent déposés sur les sépultures de Signa Rosa et de la Famille Gustavin, cousins de Garibaldi, puis devant la stèle dédiée à Anita, épouse de Garibaldi. Devant la tombe de Signa Rosa, des garibaldiens vêtu de rouge montaient une garde d'honneur; parmi eux, Jean-Pierre Caïre, descendant niçois d'un ami de Garibaldi (avec lequel il entretînt une correspondance parvenue jusqu'à nous). Après avoir fait quelques instants de silence, des bougies furent allumées, sur la tombe de celle dont Garibaldi a dit : « Ma mère cette sainte femme, qui fut toujours si bonne pour moi... »; puis Alain Roullier, président du Comité populaire, évoqua simplement la vie exemplaire de Signa Rosa, livrant à l'assistance quelques anecdotes très peu connues.


La cérémonie niçois à peine achevée, le Comité populaire accueillait à la porte du cimetière, une importante délégation italienne conduite par le maire de Loano. Rosa Garibaldi, née Raimondi était en effet originaire de Loano et ses concitoyens d'aujourd'hui étaient venus l'honorer. Des vétérans « Alpini » (corps fondé par Garibaldi) en habits garibaldiens, armées de fusils d'époque prirent la garde d'abord aux grilles du cimetière, puis devant la sépulture. Le maire de Loano, précédé par une immense bannière et suivi de policiers municipaux de cette ville en grand uniforme, déposa devant la sépulture une gerbe de lauriers. Après un salut militaire, les Garibaldiens, armèrent leurs fusils à blanc et tirèrent une salve d'honneur pour honorer la mère du héros. Le spectacle était impressionnant et renouait avec la tradition garibaldienne.

A 18h30, une délégation du Comité populaire se rendait à l'aéroport pour accueillir Giueseppe Garibaldi et son épouse, honorée à son arrivée d'un bouquet de fleurs niçoises. A 20h45 débutaient les cérémonies du soir. Le cortège se forma sur la rue de la République, la couleur rouge garibaldienne dominant la foule. De nombreuses bannières flottaient au vent : des drapeaux Niçois, Italiens, Savoisiens et de la Ligue. Le cortège s'ébranla en direction de la place Garibaldi où attendaient déjà beaucoup de Niçois anonymes venus honorer le héros. Après quelques mots du président du Comité populaire, Giueseppe Garibaldi, seul, monta sur l'estrade et se recueillit devant la statue de son bisaïeul. Il prononça ensuite une courte mais émouvante allocution. Des jeunes Niçois s'avancèrent porteurs d'une gerbe de fleurs blanches et rouges sur le ruban de laquelle figuraient les mots suivants : « Le Comité populaire Niçois, à Garibaldi ». Les drapeaux saluèrent et la foule entonna Nissa la Bella. Un long cortège s'ébranla ensuite vers le port, et arriva sur les lieux ou il y a deux cents ans naquit Garibaldi.







L'emplacement de la maison natale du héros comme celle où il habita plus tard avec ses parents se situent actuellement dans le bassin du port Limpia. Le cortège remonta sur les quais jusque dans cet axe; parvenu face au site, il fit un cercle. Alain Roullier, prononça quelques mots, rappelant qu'en ces lieux, ou naquit Garibaldi, vécurent et décédèrent aussi son père Domenico et sa mère Signa Rosa : il ajouta que si l'on que si l'on pouvait regretter que les maisons historiques n'existent plus, il valait peut-être mieux qu'il en soit ainsi, car il appartenait à la mer Méditerranée, plus qu'aux hommes, de garder inviolé ce mausolée marin où à vécu cette famille de marin...

Giueseppe Garibaldi très ému prononça quelques mots simples et touchants. La nuit tombait et les jeunes allumaient qui illuminaient la scène de dansantes lueurs. Giueseppe Garibaldi jeta à l'eau un bouquet de fleurs blanches et rouges, puis Alain Roullier fit de même pendant que la foule entonnait un vibrant Nissa la Bella dont les derniers accents firent passer un frisson dans les coeurs. Sur l'eau bleue, qu'un éclairage naval bienvenu rendait étonnamment lumineuse, s'éloignaient lentement leurs, hommage du peuple Niçois.





Le cortège, drapeaux et flambeaux en tête remonta vers la place Garibaldi où eut lieu l'apothéose de la journée. Les torches se rangèrent de part et d'autre de l'estrade conduisant à la statue. Giueseppe Garibaldi, son épouse, le Dr Achille Ragazzoni et Alain Roullier allumèrent des bougies qu'ils vinrent déposer solennellement devant le monument. Des jeunes se hissèrent jusqu'au bronze représentant le berceau du héros entouré de figures allégoriques, et y placèrent des tubes lumineux placés en V, signe de victoire, puis disposèrent les bougies allumées sur le monument. 200 veilleuses furent misent à la disposition du public et chacun individuellement en alluma une et vint la déposer devant le monument; au fur et à mesure, les jeunes les disposaient en hauteur sur les corniches. Bientôt, on vit le spectacle inoubliable du monument illuminé, trouer la nuit, comme la lumière de l'esprit chassant les ténèbres. La foule une ovation à Giueseppe et Flavia Garibaldi quand ils quittèrent la place; certains vinrent les embrasser sans cérémonies : « merci d'être venus ! » Le descendant du héros et sa charmante épouse ont conquis les Niçois présents; durant les cérémonies, ils ont été au milieu d'eux et ont devisé simplement, comme avec les membres de leurs familles, ceux qui assistèrent à ce moment historique empreint d'une grande simplicité ne l'oublieront pas de sitôt.




Le lendemain, Giueseppe Garibaldi se rendit au siège du Comité Populaire pour signer les diplômes d'honneur du bicentenaire que le Comité avait attribué aux personnes qui avaient préparé ces cérémonies. L'après-midi, avant le départ, madame Flavia Garibaldi et son époux, accompagné d'Alain Roullier montèrent au cimetière du Château sur la tombe de Signa Rosa. Flavia Garibaldi eut l'élégance de déposer sur la sépulture déjà fleurie la veuille le bouquet qui lui avait été offert la veille à son arrivée à Nice.
Le surlendemain, Giueseppe Faribaldi adressait de Rome le message suivant à Alain Roullier :
« Cher Alain. Nous voulons te complimenter pour le succès de la célébration de Giueseppe Garibaldi qui a été organisée avec beaucoup de passion et de sentiment. Je te prie de remercier tous les participants qui ont honoré Garibaldi et Nice, sa ville bien-aimée. Tout ceci s'est déroulé dans la plus authentique tradition garibaldienne et loin des spéculations des opportunistes, honteusement vénaux. De ma part et de la part de mon épouse, reçois un affectueux salut.
Signé Flavia et Giueseppe Garibaldi » Post-scriptum : « Je vous embrasse tous ! Signé : Flavia, Donata Garibaldi »
L'honneur est sauf, Garibaldi a été honoré comme il se devait par le Peuple niçois.
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007
Création de l'Institut d'Etudes Garibaldiennes de Nice
Répondant au souhait de M; Giueseppe Garibaldi, Alain Roullier président du Comité Populaire pour le bicentenaire, à fondé, à la date du 4 juillet 2007, « l'Institut Niçois et International d'Etudes Garibaldiennes » (I.N.I.E.G).
Cette Institut est destiné à étudier tous les aspect de la vie de Garibaldi, à publier livres et brochures, organiser des colloques etc. ainsi qu'à promouvoir la tradition garibaldienne à Nice. M. Giueseppe Garibaldi, souhaite affilier l'I.N.I.E.G à l'Institut Garibaldien d'Etat, qu'il préside à Rome, afin de lui conférer la légitimité garibaldienne et l'autorité morale qu'il convient.
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007
La déclaration du descendant de Garibaldi aux Niçois occultée par le monopole de presse !
Non content d'avoir publié à l'occasion de ce bicentenaire des articles historiquement tendancieux sur Garibaldi, pour ne pas dire plus, non content d'avoir occulté les manifestations du Comité Populaire Niçois, dont il était pourtant averti, le monopole de presse, apparemment, a choisi, à l'occasion de ce bicentenaire de faire bénéficier ses lecteurs d'uns splendide politique de non-information, car il à également passé sous silence la déclaration Giueseppe Garibaldi aux Niçois (qui lui avait été faxée ) ! Le monopole de presse, il est vrai, n'est qu'une entreprise commerciale qui fait du « business » comme tout autre : il est libre de sa ligne éditoriale et n'est pas tenu d'informer les Niçois (ce n'est pas un organe officiel, comme certain pourrait le croire et comme il en a l'apparence du fait de son monopole de fait mais il convenait que les Niçois qui l'ignoraient le sachent, ils pourront ainsi en tirer toutes les conclusions utiles et s'informer par leurs propres moyens).
Nous publions in extenso le texte de Giuseppe Garibaldi, car à l'occasion du bicentenaire du héros, il est hors de question de laisser à Nice, mettre un sparadrap sur la bouche de son descendant direct qui est le gardien de la tradition garibaldienne; ce texte comme le constaterons nos lecteurs est d'une toute autre tenue morale que les discours des vendeurs de logos et autres ravioliseurs.
Chers citoyens niçois.
J'ai lu les propositions commerciales du comité instauré par une fédération d'associations niçoises pour la célébration de la naissance de mon bisaïeul, Joseph Garibaldi né à Nice, mais je n'ai pas eu le plaisir de savoir à l'occasion de cette célébration à quels événements sera destinée une manne si convoitée. J'au reconnu dans le logo, le cadre original dont il est extrait et qui est conservé auprès de l'Institut des études garibaldiennes de Rome. Or, la confiscation du nom de « Garibaldi » à des fins commerciales est la négation de la tradition garibaldienne comme elle est illégale en droit.
Permettez-moi cependant d'exprimé quelques réflexions avec vous en célébrant le héros des deux mondes, réflexions pour ainsi dire en famille. L'exemple humain, historique et politique de Garibaldi doit nous amener à défendre avant tous nos liberté, mais sans avoir de celles-ci, une conception mesquine, restreinte à notre individualisme, à notre clocher, à notre nationalisme. En tant qu'individus, nous nous sentons libres au sein de l'Humanité, et en tant qu'hommes nous nous sentons libres lorsque le sont tous les autres. Nous ressentons cependant, dans la chaleur anormale de cette année 2007, une planète malade dans sa matière, dans son âme et dans l'Esprit. Malade à cause de notre étroitesse d'esprit, qui nous empêche de respirer librement à pleins poumons et nous pousse à rester enfermés au frais dans nos véhicules et nos demeures à l'air conditionné, qui dénaturent l'équilibre de l'atmosphère terrestre; malade de notre brutalité, qui fait de nous des tyrans cruels jusqu'au sadisme, quand par exemple sans y réfléchir, nous pressons un citrons à l'acide brûlante sur une savoureuse huître encore vivante.
Je parle ici de comportements banals, parce que ce sont eux qui révèlent l'âme et l'esprit humain, et influencent le climat physique, sentimental et mental du monde. Le véritable amour de la patrie n'est ni chauvinisme ni étroit esprit de clocher, dans la mesure où l'affection pour notre ville nous porte à la vouloir réellement libre, moderne, civile, productive, pour tous les citoyens, c'est-à-dire à désirer que tous jouissent dans les secteur, d'une souveraineté pleine, mais la chronique de la politique internationale, relève tous les jours que les Européens ne sont pas librement maîtres d'eux-même, par le fait que les Etats d'Europe ne sont pas unis, par exemple, sur la politique extérieur et sur la défense. Comment la France et l'Italie peuvent-elles respecter la liberté de Nice, si elles-mêmes, par leur désunion, n'ont pas un respect suffisant pour leur propre liberté dans le monde ?
Les réponses à ces questions se concrétisent dans les idéaux de la tradition garibaldienne, une tradition faite de volontariat allant jusqu'au sacrifice et à l'aide à qui que se soit de par le monde, une tradition de total désintérêt pécuniaire, et quiconque veuille les apporter, ces réponses, est certes libre d'utiliser images et symboles liés au Héros des Deux Mondes, symboles qui lui sont liés mais sur lesquels personne ne peut revendiquer de droits privés. Ceux-ci sont en fait, propriété exclusive de l'Humanité. Ils appartiennent à cet esprit universel qui est force vitale chez les végétaux, force en sommeil dans la matière et force des sentiments chez les animaux, qui nous donnent de l'affection que souvent nous sommes incapables de leur rendre, et surtout force de la connaissance chez l'homme qui possède la conscience de Soi.
Tout le reste n'à absolument rien à voir avec la tradition de Giueseppe Garibaldi, et encore moins le fait de breveter Garibaldi, ce que personne n'avait jamais fait en aucune occasion, ni le Comité National Italien, ni encore moi, qui en porte le nom et le prénom.
Joseph Garibaldi,
Président de l'Institut historique International des Etudes « Giueseppe Garibaldi » - Roma
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007
Le bicentenaire dans la presse italienne
La « vente » du logo Garibaldi à Nice fait des remous chez nos amis transalpins... qui n'apprécient pas du tout, et avec juste raison, qu'un mercantilisme anti-garibaldien salisse la mémoire du héros au moment où il convient de l'honorer. Citons un extrait du compte rendu d'Andrieu Toscani dans Italia Tricolore; même ceux qui ne parlent pas italien comprendront :
« ... Un sedicente comitato onoranze all'Eroe, comitato autoproclamatisi [...] mentre i mebri sono persone che non godano di acune stima tra il veri Nizzardi, ha messo in vendita, tra gli operatori commerciali, il logo del bicentenario da applicare sui sui loro prodotti... per 15 000 euros !! E nella lettera d'accompagnamento scrivono che il logo è « destinato a grantire un utilizzio commerciale dell'eroe nizzardi CONFORTEMENTE alle tradizioni garibaldine (sic !) La tradizioni garibaldine era improntate al disinteresse, quando non al disprezzo per il denaro ed à intollerabile che certi marpione si vogliano arricchire sulla memoria di un uomo che, rifiutando ricchezze ed onori, visse i suoi ulltimi giorni a Caprera come avrebbe vissuto un modesto agricoltore d'ell'entroterra nizzardo !... »
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007
Le bicentenaire vu par la lorgnette municipale
La majorité municipale et son chef, natif de Belfort et amateur de musiques militaires, ont apparemment confondu la naissance de Garibaldi avec sa mort. Peut-être, qui sait, dans le secret espoir d'en enterrer le souvenir, ils ont célébrer l'anniversaire de sa naissance... au monument aux morts ! Une gerbe jetée en cinq minutes devant la statue du héros et le cortège fila comme s'il y avait le Diable sur la place Garibaldi, vers le monument aux morts, aux accents de la musique de... la Légion étrangère (on se demande bien pourquoi).
Pas un seul drapeau niçois dans le cortège : bravo, félicitations à nos édiles, qui viendront lors des prochaines élections nous faire de belles tirade sur l'identité niçoise...
Au monument aux morts, tout le monde, garde-à-vous devant le drapeau français. Les monuments aux morts et les minutes de silence, c'est très pratique pour faire taire tout le monde; il ne faudrait quand même pas que certains politicards en abusent et mêlent nos morts à leurs manoeuvres. Celui qui n'est plus maire depuis le 25 mars dernier a déclaré, sans doute pour expliquer l'absence de Nissa la Bella que ce n'était pas notre hymne national, mais seulement notre hymne « local ». Bien, c'est noté; nous nous en souviendrons lors des municipales, nous mettrons des bulletins « locaux » dans les urnes.
Les Niçois ont boudé ces manifestations qui n'avaient strictement rien de garibaldien, mais les rares qui étaient présents ont esquissé Nissa la Bella, immédiatement couverte par la fanfare de la Légion. Nous sommes habitués, cela fait presque un siècle et demi que cela dure. Mais il y a fort à parier que cela va changer dans quelques mois, car les Niçois pourraient fort bien bien porter au pouvoir municipale une équipe niçoise et apolitique, qui commencera par réhabiliter notre « hymne local » et out le reste...
M. le préfet français n'à pas daigné honorer celui qui fut élu député de cinq département français (dont Paris) le 8 février 1871, celui aussi qui sauva l'honneur de l'armée française durant la désastreuse guerre de 1870 en prenant un drapeau aux prussiens, le seul trophée de la campagne... pendant qu'un célèbre général français (Bourbaki) s'enfuyait en Suisse comme un lapin avec trente ou quarante mille soldats... M. le préfet, donc, s'est fait représenter par son chef de cabinet. La fête a été quasi inexistante et personne ne se souvient d'avoir vu un bal populaire aussi bref...
Le peuple à la même heure, au lieu d'aller au « bal », honorait son héros, avec le Comité populaire et Giueseppe Garibaldi... On ne se souviendra de l'événement officiel que des « 1700 » parts de « Raviolis Garibaldi » labellisés... dont cent seulement furent vendues... preuve que les Niçois n'ont pas apprécié ce « label » et ceux qui l'attribuaient, contre monnaie sonnante et trébuchante; espérons que le reste n'ait pas fini le lendemain au congélateur, ce qui serai fâcheux car l'été, comme les Niçois le savent, les raviolis doivent être consommés sur l'heure et ne pas traîner sur les étals...
Après avoir « panbagnatisé » l'identité niçoise depuis longtemps, les officiels et leurs affidés ont d'abord « stockfischisé », puis « raviolisé » Garibaldi. C'est faire bon marché de sa gloire que seuls les purs peuvent regarder en face. Offenser la mémoire de Garibaldi dans sa ville natale, c'est impardonnable et les Niçois s'en souviendront.
Le maire à parlé de la « fierté du message de Garibaldi pour lequel la république était le meilleur des régimes » mais il à omis de préciser de quelle république il s'agissait : Garibaldi a écrit textuellement : « je ne combat pas seulement pour la république française, mais pour une République européenne qui réserverait à Nice indépendante, un sort particulier »; il a également omis, de préciser ce que Garibaldi pensait des politiciens républicains : « les hommes qui ont préparé la grande révolution française a qui le monde doit l'immortelle déclaration des droits de l'homme, les Voltaires, les Diderot, les Alembert et toute une pléiade de géants, rougiront certainement d'avoir pour successeurs les tristes pygmées qui font aujourd'hui le malheur de l'Humanité... ».
Garibaldi parlait des politiciens de son temps, que dirait-il des politiciens d'aujourd'hui !
Les Nouvelles Niçoises, jullet 2007
Le bicentenaire vu par la poste française
Un navire de guerre italien, parti de Caprera, avait convoyé à Nice un bureau de poste temporaire et un cachet spécial destiné à oblitérer la date du 4 juillet, le timbre italien émis en l'honneur de Garibaldi. Un bureau de poste temporaire français a fait de même. Mais si un cachet commémoratif spécial « 4 juillet » a bien était utilisé pour l'occasion, la poste française a commis une incongruité vis-à-vis de Garibaldi et pire, elle a procédé à un choix insultant pour les Niçois : non seulement elle n'à pas émis de timbre pour honorer Garibaldi mais elle a oblitéré à sa place, avec le cachet « Garibaldi »... un timbre Vauban !!! Vauban qui écrasa Nice sous un déluge de bombes et de boulets chauffés à blanc durant trois semaines, tuant des centaines de Niçois et détruisant une partie de la ville, Vauban qui fit raser le château de Nice !!! Garibaldi avait souligné à plusieurs reprises dans ses correspondances ce fait honteux, et oblitérer un timbre honorant Vauban avec un cachet censé honorer Garibaldi est plus qu'une incongruité, c'est une insulte à la fois pour Garibaldi et pour les Niçois.
La poste française est l'une des plus grandes émettrices de timbres, et parmi les centaines encore en cours, choisir un timbre de Vauban, ne peut être le fruit du hasard. Faute de timbre Garibaldi, elle aurait pu choisir un timbre célébrant un événement humaniste, ou même un timbre figurant des fleurs, mais Vauban, non, pas lui ! Ceci ne sera pas oublié et cet acte s'ajoutera à la longue liste des offenses faites à Nice.
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007

