20 mai 2006
La Marseillaise ou Nissa la Bella ?
"Deux députés des Alpes-Maritimes au moins sont beaucoup plus attachés à la Marseillaise qui évoque " les armes et le sang impur coulant dans les sillons " qu'à Nissa La Bella, qui parle d'amour, de beauté et de fidélité. Comme nous l'avons dit par ailleurs, le député Rudy Salles a fait voter une loi réprimant les insultes au drapeau français ; le député Jérôme Rivière (qui lorgne la mairie et vise trop haut pour lui) lave plus tricolore que Rudy Salles et a fait voter, lui, un amendement obligeant les enfants à apprendre à l'école les paroles du glorieux hymne.
Mais au fait, que rappelle aux Niçois cette belliqueuse Marseillaise, son sang impur et ses sillons ? M.M. Salles et Rivière ont simplement oublié que le " sang impur " en question, à savoir celui des ennemis de la république française, c'était aussi le sang niçois, celui des Barbets et de la population qui résistait à l'occupant français ; c'était donc celui des ancêtres des électeurs de MM. Salles et Rivière, puisque Nice, à l'époque, était l'ennemie de cette république qui l'agressa, la pilla, la ruina et envoya ses habitants à la mort. C'est au son de cet hymne que Nice fut humiliée, que l'on pilla par tonnes l'or et l'argent des églises, les biens des particuliers, les réserves de sel et de tabac, la farine et le bétail, que l'on institua des emprunts forcés, que l'on réduisit Nice à la famine et à la carte de pain. C'est au son de la Marseillaise que l'occupant français fusilla les résistants Barbets et qu'il institua à Nice le culte avilissant de la Déesse Raison, qu'il procéda à des enrôlements forcés, qu'il appela à la délation et qu'il martyrisa nos ancêtres.
La Marseillaise est l'hymne français, soit. Même si on peut le déplorer, la France à le droit de choisir l'hymne qu'elle veut et de préférer les sillons souillés par le sang impur et le brouhaha des batailles à des choses plus sympathiques ; l'Europe a préféré choisir l'hymne à la joie que l'hymne à la guerre ; les deux ne font pas bon ménage… Que l'on fourre la Marseillaise dans les têtes françaises comme on y a fourré tant de mensonges, c'est l'ordre des choses jacobin ; quand on a eu le culot d'apprendre à de jeunes écoliers africains colonisés que leurs ancêtres étaient des gaulois, on est capable de bien pire ; chacun fera la part des choses.
Mais, compte tenu de l'histoire de notre ville, il ne revenait certainement pas à des députés de Nice de faire la promotion de la Marseillaise, alors que les élus parisiens eux-mêmes n'ont pas fait cette démarche. Grâce à M.Salles qui ouvrit le ban et surtout à M. Rivière qui enfonça le clou, les petits Niçois apprendront donc par cœur les paroles de l'hymne au son duquel leur pays jadis fut envahi, pillé, avili, et leurs ancêtres martyrisés. Ils apprendront que l'hymne de la soldatesque révolutionnaire représentait soi-disant la liberté, alors qu'il présida à la confiscation de celle des Niçois et de beaucoup d'autres peuples.
Et on leur inculquera ce mensonge éhonté, cette falsification de leur histoire, sur l'initiative, non du pouvoir parisien, mais de députés niçois prétendant servir notre ville ! L'immoralité à l'état pur. Ceci est la preuve formelle que les deux députés en question qui pourtant n'ont que le mot " Nice " à la bouche se moquent totalement de l'identité niçoise et méprisent notre histoire. Ils sont moralement les descendants direct des " hussards noirs " que la république française envoya à Nice dans les écoles pour détruire l'identité niçoise.
Pour être sûr d'obtenir une investiture parisienne lors de prochaines élections, ils sont prêts à tout, mais en l'occurrence à faire ce que leurs bailleurs d'étiquettes politiques ne leur demandait pas… La verità es una, tougiou giouve, verda e plena de vida, la jeunesse niçoise connaît son passé et ses héros sont les Barbets, non ceux qui chantaient la Marseillaise en les fusillant ; elle renverra, en temps utile, l'ascenseur à ces Messieurs les députés jacobins, celui qui conduit plus vite à la guillotine électorale ; de même, tous les Niçois qui connaissent leur hymne et sont fiers de leur drapeau, retiendront l'outrage fait à leurs ancêtres. Les masques sont tombés : d'un sac de carboun non suorte de farina. Désormais, il ne peut plus y avoir un seul Niçois qui aime sa ville et respecte ses aïeux qui, en conscience, puisse donner son suffrage à l'un de ces deux personnages. Si vous les croisez dans la rue quand ils vont " à la rencontre des électeurs " pour leur distribuer des salades qui ne sont pas niçoises, dites-leur d'aller désormais se faire élire à Paris, car du fait que nos ancêtres ennemis des républicains assassins et pillards avaient du sang impur, nos bulletins de vote encore contaminés par le goût de la liberté, vont leur donner la fièvre."
Les Nouvelles Niçoises de Mars 2005
26 avril 2006
Le débat hypocrite
Quels casse-tête que de savoir comment appeler les habitants des « Alpes-Maritimes », le seul quotidien local « Nice-Matin » avait fait, il y a quelques mois de ça un « débat » pour savoir comment appeler les habitants des « Alpes-Maritimes », car il est vrai qu’il n’y pas tellement de nom pour qualifier ceux qui vivent dans le « 06 ».
Alors dans le journal ont à eu droit à toutes sortes de noms proposés par les lecteurs. Un véritable concours de noms ridicules. Que des noms à couché dehors et qu’on n’aurait pas idée de donner à son chien : « Maralpins », « Marinalpins », « Marinalpiens », « Alpo-Marins », « Alpis-Marin », « Alapamares », « Almaritain », « Almarins », « Alpazuréens », « Alpes-Maritimiens » ou le très et déjà utilisé « Azuréens ».
Comme vous voyez, ce sont vraiment des noms à couché dehors. Pourquoi les habitants du département n’ont-ils pas de nom à eux ?
Pour une raison très simple, donné d’ailleurs par un lecteur qui à donné son avis et que le Nice-Matin à (bizarrement de leur part) publié. Le titre de la colonne s’appel Polémique sur une « région inventé ». Le lecteur parle « d’hypocrisie », de « région inventée », « 145 ans après l’annexion du comté de Nice ». Ce lecteur divague-t-il ? : bien pas du tout, car il a mit le doigt sur un détail important et souvent occulté que je vais vous expliquer.
Mais avant voici l’e-mail original du lecteur qui donna son opinion dans l’article (il s'agit d'une conaissance) car il faut dire que le Nice-Matin n’à pas tout mit de la réaction du lecteur.
« Je viens lire votre article sur le fait qu’on n’est pas de nom pour qualifier les habitants des Alpes-Maritimes :
Vu que vous demandez notre avis, voici ma proposition :
Tous ceux qui se trouvent à l’Est du Var (le fleuve) s’appellent Niçois (car il s’agit de l’ancien Comté de Nice). Et tout ce qui se trouve à l’Ouest du Var, s’appellent soit les Provençaux, soit les Grassois (car il s’agit de l’arrondissement de Grasse).
Quel débat hypocrite, 145 ans après l’annexion du Comté de Nice, il y en à qui se pose la question de savoir comment appeler une région inventée ?
Si encore à l’époque ils avaient eux l’idée de faire un département à partir de l’ancien Comté de Nice….Mais non, il à fallu (pour un souci de noyer les Niçois dans la masse française) crée un département avec deux régions qui n’ont strictement rien avoir.
Cela reflète la PACA tout entière ! Comment voulez appeler les habitants d’une région administrative composez de 3 régions historiques (Comté de Nice, Provence et Dauphiné) culturellement et politiquement différentes ?
On ne pourra jamais trouver de nom pour définir tout cela, parce que cette région et le département dans lequel nous vivons n’existent pas ! Que vous l’appelez « Azuréens » ou « Maralpins » c’est pareil, c’est complètement idiot ! Il y aura toujours les Niçois d’un côté, et les Provençaux (ou français si vous voulez) de l’autre.
Moi je propose qu’il est un département Nice et un département Grasse, tout sera beaucoup plus claire après pour savoir comment nous appeler. »
Si le « département des Alpes-Maritimes » tout comme la « région PACA » ont des difficultés pour trouver un nom à leur habitants, c’est pour une raison très simple : ceux sont des régions inventé de toutes pièces.
Dans le cas de la PACA c’est l’assemblage des régions historiques françaises du Dauphiné (département des Hautes-Alpes) et de la Provence (Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Bouche-du-Rhone et l’arrondissement de Grasse dans le 06) + le « Comté de Nice » (la partie arrondissement de Nice dans le 06).
Dans le cas qui nous intéresse : les « Alpes-Maritimes ont été inventé de toute pièce en 1860 lors de l’annexion du « Comté de Nice » et que les autorité française ont décidé d’attaché au « Comté » l’arrondissement de Grasse pour créer un département de toute pièce dont le but était de noyé les niçois dans la masse française afin de détruire sa culture et son particularisme….ça à tellement bien marché cette combine que 146 ans seulement après ont se demande enfin comment faut nous appeler….
Les Alpes-Maritimes sont deux régions historique, politique et culturelle distincte. L’arrondissement de Grasse fait partie de la Provence et de la France, alors que l’arrondissement de Nice c’est le Comté de Nice avec sa culture et son passé propre !
Et je comprends le lecteur qui donna son opinion dans l’article du Nice-Matin lorsqu’il parle « d’hypocrisie » en parlant du débat sur le choix d’un nom pour les habitants…car c’est noyer le poisson sur la véritable nature des « Alpes-Maritimes » à savoir qu’il n’à pas lieu d’être : il y a et il y aura toujours les Niçois d’un côté et les autres.