PAÏS NISSART

Benvegut a Nissa - Bienvenue à Nice et en Pays Niçois

18 mai 2009

Dans le contexte actuel, faut-il laisser édifier une Grande Mosquée dans le centre de Nice ? par Alain Roullier

mosqu_e

Sommaire :

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

11 mars 2009

1 - Introduction

Nice, a connu récemment de très graves évènements ; ils ont marqués les esprits, car notre ville n’en avait jamais connu de semblables auparavant et nous ne devons pas nous dissimuler qu’un tournant décisif est désormais franchi. Lors de manifestations de soutien à Gaza, des hordes de « jeunes » bien organisés et venus de tout le département ont saccagé le centre ville. Ces « jeunes » pour reprendre la terminologie vague utilisée par les médias et les politiciens, qui en sont arrivés à ce point de lâcheté qu’ils n’osent plus appeler un chat un chat, avaient cependant tous un point commun : encadrés par des individus formés à la guérilla, ils brandissaient des drapeaux du Maghreb et vociféraient « Allah Akbar ! » ainsi que des slogans antisémites… et cela, dans la ville de Ségurane, dans notre ville. Les faits sont parlants, il est inutile de les commenter. Mais il convient de se poser des questions et de tirer les conclusions qui s’imposent.

-

D’abord, nous constatons que la déliquescence française dans ce qu’elle a de plus odieux, s’est installée à Nice, qui jusque là en avait été préservée. Il faut se demander ensuite pourquoi ces manifestations ont été centralisées à Nice, alors que certains organisateurs de poids dispensent leur enseignement religieux à Cannes et que la Croisette qui n’est pas une ruelle pouvait fort bien accueillir un important défilé. Les débordements étant plus que prévisibles puisque les appels au saccage inondaient les réseaux de téléphonie portable, le choix délibéré de Nice, plutôt qu’une autre ville, pour faire une démonstration de force, car c’est de cela qu’il s’agit, donne à réfléchir. Les Niçois qui ne sont nullement responsables de la malheureuse affaire de Gaza, ont subi la vindicte de ces « jeunes » qui pour beaucoup venaient d’ailleurs pour les « punir » ; mais de quoi… ? L’affaire de la « Grande Mosquée » qui avait alimenté la dernière campagne municipale, revient à l’esprit. Ce sujet avait alimenté la polémique, certains en avaient fait un enjeu électoral, et les récents évènements survenus portent à y repenser très sérieusement et surtout à aller au fond des choses, car ce problème se reposera.

---

L’affaire est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait et ne se résume pas à une simple question religieuse comme certains voudraient le faire croire. On ne peut l’aborder sans sérier de multiples paramètres. Les politiciens escamotent le problème par les artifices habituels, les uns mentent, d’autres biaisent. Les extrémistes de droite en font ouvertement un caricatural fond de commerce, la gauche aussi en masquant des buts électoralistes par un humanisme de façade. Le public n’évoque plus ouvertement le sujet car les excès nourrissant les excès, une dictature de la pensée s’est peu à peu instaurée et des pressions diverses tentent d’altérer le libre arbitre et le droit d’expression. On a même instauré le « politiquement correct », consensus mou et refuge de toutes les lâchetés et de tous les renoncements. Prisonniers de cette glue jacobine, certains remâchent des rancoeurs, d’autres cèdent à des peurs ataviques ou cherchent une revanche ; de part et d’autre l’incompréhension et le racisme fleurissent. Cette situation on ne peut plus malsaine perdure et s’aggrave d’autant que l’on impose le mutisme à la population sur des sujets cruciaux qui la touchent au premier chef.

---

Cela empoisonne notre ville qui depuis vingt-cinq siècles, à fait la preuve de sa tolérance et de sa capacité à résoudre ce genre de problèmes. Une tolérance, disons le qui aurait dû servir d’exemple aux pays donneurs de leçons qui se prétendent les lumières du monde après avoir pratiqué la traite négrière, allumé des bûchers et pratiqué la torture comme moyen de justice. Les Niçois doivent en parler à leur guise et décider en leur âme et conscience s’ils veulent ou non une Grande Mosquée, sans se préoccuper des politiciens jacobins qui semblables à des coqs de basse-cour, osent pousser des cocoricos humanistes, les pattes enfoncées dans un tas de fumier encore tiède : l’esclavage, l’inquisition, l’asservissement des peuples et le pillage des colonies. Mais avant d’évoquer le sujet de la Grande Mosquée, il convient d’ouvrir un long préambule afin de mettre les choses au point, car ici, nous sommes à Nice et la situation y est très particulière.

1 - Introduction 

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 21:01 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

2- Le particularisme du Pays de Nice

Pour diverses et légitimes raisons nous devons envisager la question d’un point de vue niçois. Certains ne manquerons pas de nous resservir la formule inventée jadis par le pouvoir jacobin centralisateur : « il n’y a que des Français en France ». Comme chacun peut s’en rendre compte tous les jours, cette vieille ficelle jacobine destinée à détruire les particularismes régionaux pour s’assurer le pouvoir absolu, est plus que jamais en décalage avec la réalité ; hier déjà tout démentait ce postulat arbitraire, aujourd’hui la réalité le ridiculise. Nice est une pièce rapportée à l’hexagone gaulois ; après avoir annexés les Niçois de force on le leur a assez fait sentir, que ce soit par le mépris, les incessantes critiques ou en les desservant économiquement au profit de Marseille. Personne ne pourra donc reprocher aux Niçois de penser et d’agir en Niçois. D’abord parce qu’ils sont chez eux, sur leur terre ancestrale et ensuite parce qu’ils ont été envahis militairement et annexés par « la force brutale et la corruption » comme le déclarèrent officiellement à l’époque Garibaldi et Lauranti-Roubaudi, députés de Nice, en même temps qu’ils réservaient pour l’avenir le droit des Niçois à revendiquer leur nationalité bafouée.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 21:00 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

A Nice, par la force des choses, le cadre administratif français dispose, mais il demeure inopérant en profondeur quand il heurte la sensibilité niçoise. Cette résistance devient de plus en plus active car beaucoup de jeunes Niçois n’ont pas l’intention de subir ce qu’ont subi leur aïeux ; ils ne se mettent pas au garde à vous devant les symboles jacobins qui ne sont pas les leurs, d’autant qu’ils rappellent de nombreux crimes et notamment la torture et l’exécution de centaines de résistants Barbets. C’est au nom de ces symboles que l’on a torturé puis exécuté l’un des héros de notre résistance, François Fulconis dit Lalin, avant de clouer son cadavre sur la porte de la demeure de sa mère, et d’en exposer les morceaux aux quatre coins du Pays de Nice. Son nom ne figure pas sur le monument aux morts de Nice, tant mieux sans doute, car il y a un certain drapeau qu’il n’aimerait pas voir, celui de ses assassins, mais son souvenir demeure dans le coeur des vrais Niçois. C’est encore au nom de ces symboles qu’en 1871 dix mille soldats français confisquèrent le vote séparatiste des Niçois qui à 90 %  s’étaient prononcés pour l’indépendance ; et pour finir c’est le traité de Paix de 1947 qui en escamotant le traité de 1860, lésa arbitrairement leurs droits.

---

Tout cela, aujourd’hui a de très graves conséquence, car on impose à Nice des orientations économiques, politiques et sociales dont les vrais Niçois ne veulent pas (et beaucoup de français non plus, mais c’est une autre affaire). Les références morales de nombreux jeunes Niçois sont niçoises car ils ont retrouvé leur histoire, que l’on avait falsifiée et jetée aux oubliettes. Catherine Ségurane, les Barbets et Garibaldi, sont leurs modèles, alors que François 1er, Louis XIV, les jacobins, le traître Masséna et Napoléon III qui ont très gravement nuit à Nice sont retournés à l’envoyeur dans des sacs poubelles, moralement du moins. Le fait que ces agresseurs de Nice soient considérés comme « de grands hommes » par les Français et comme des ennemis jurés par les vrais Niçois, prouve déjà à lui seul qu’il n’y a pas que des Français en France, même si l’artifice administratif peut faire illusion. Et cette réalité ne s’applique pas qu’aux Niçois, car d’autres particularismes ont été gravement lésés par le jacobinisme. Le Pays de Nice est un pays annexé ; l’occupant comptait bien faire disparaître à jamais l’identité niçoise et la remplacer par l’identité française. Mais l’identité niçoise refleurit alors que l’identité française est en train de disparaître ; juste et logique retour des choses, mais les Niçois ne comptent pas en faire les frais.

-

Les Niçois ont relevé la tête. Ils demandent maintenant des comptes sur ce qu’on leur a fait subir : il est temps de payer les spoliations, les humiliations et les coups de règles sur les doigts que recevaient les écoliers niçois quand ils osaient parler leur langue. L’Université française, machine a broyer et à digérer les particularismes tentait de les persuader que leurs ancêtres étaient français, comme elle enseignait aux écoliers Africains que leurs ancêtres étaient Gaulois. Mais comme on dit à Nice :  le mensonge a la jambe courte. Il a duré cent quarante huit ans, une poussière dans les vingt-cinq siècles de l’histoire Niçoise. L’actuel maire de Nice veut célébrer en grande pompe le 150e anniversaire de ce mensonge, mais les coups de règles sur les doigts, ce sont maintenant les Niçois qui vont les donner et ce scandaleux anniversaire qui est une offense à nos aïeux en sera l’occasion.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L'identité niçoise est toujours debout

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:58 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

Il convient d’établir un constat qui déplaira à certains, mais que personne ne pourra démentir parce qu’il crève les yeux. Il y a, d’un côté du Var, la France qui a renoncé à son identité historique, sociale et culturelle, qui est en train se sombrer ; de l’autre il y à Nice, qui ne veut pas couler, enchaînée dans la cale de cette galère et refuse catégoriquement de perdre son identité historique, ses racines et sa culture. Après avoir annexé le Pays de Nice par une invasion militaire et un plébiscite truqué, on ne le répétera jamais assez, la France y a imposé ses lois, ses pratiques et ses défauts ; elle y a insufflé ses germes de décadence et aujourd’hui elle y importe les conséquences de sa monumentale faillite dans tous les domaines. Non seulement elle les importe chez nous mais elle nous les impose en leur donnant un cadre légal dans certains cas. La France, bien qu’elle s’y soit employé par tous les moyens, n’est pas parvenue à dénaturer la nature profonde du Pays de Nice et le particularisme de ses habitants. Nice a été fondée au Véme siècle avant Jésus Christ et du point de vue de l’antériorité historique elle n’a rien à céder à Paris. Nice a très tôt rejeté les féodaux ; elle a proclamé son indépendance en l’an 1108, les Français ont du attendre 1789, ils ont près de sept siècles de retard.

-

Cela ne les a pas empêché de se persuader qu’ils sont les inventeurs de l’idée républicaine et de mépriser les Niçois qu’ils ont longtemps considérés comme des indigènes qui leur devaient tout et qui sans eux vivraient dans des cavernes. Nice selon eux est née en 1860…  Mais sept siècles et demi auparavant, en 1108, alors que les Niçois proclamaient leur indépendance, instauraient le municipe consulaire électif, se dotaient de statuts et de lois et que Nice passait des traités en qualité de puissance souveraine, avec Pise, Gênes et d’autres Villes-Etat, quel était donc le statut social des ancêtres de ces Français qui pour la plupart nous méprisent et prennent Nice pour leur club de vacances ? Réduits au servage ils courbaient l’échine devant le pouvoir féodal ; taillables et corvéables à merci ils subissaient la haute et basse justice des tyranneaux de province ; ils étaient écrasés d’impôts, de corvées et subissaient l’arbitraire de l’Eglise et du roi. Les corvées en France n’ont été abolies que sous le règne de Louis XVI ! Alors que les Niçois comme le relève Smolett ont toujours été le peuple le moins imposé d’Europe ; ils disposaient de très importantes franchises, qui ne furent pas obtenues en présentent timidement des « cahiers de doléances »  mais résultaient de leurs droits anciens, remontant à César ; droits qu’ils ont soutenus par les armes. C’est la raison pour laquelle les idées révolutionnaires n’eurent jamais de succès à Nice. Chez nous la loi salique n’a jamais existé et les femmes pouvaient hériter de fiefs et les gérer, en France elles ont toujours été écartées. Les Niçois ont appris la démocratie tout seuls et bien avant les autres.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées 

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:57 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

5- Les choix dangereux de la France

La France a longtemps été un pays férocement colonisateur, cocardier et imbu d’une supériorité autoproclamée ; le Pays de Nice jamais. Ses habitants qu’ils soient de souche ou adoptés, n’ont donc pas à subir les problèmes qui découlent des fautes de la France, pas plus que les haines et rancoeurs que certains peuples naguère colonisés éprouvent pour l’ex-colonisateur. A l’heure actuelle la France à choisi des options structurelles qui ne conviennent pas aux vrais Niçois. L’ex-hexagone gaulois est un pays ouvert à tous les vents ; il tend à devenir un simple espace géographique et économique, peuplé de transplantés, ma l’aubre transplantat, non e mai de frucea caergat… La cohésion sociale des populations qui y vivent n’est plus assurée comme autrefois par une histoire, une culture et une tradition religieuse commune, ni par des aspirations et buts partagés.

-

En France, le lien social s’articule, officiellement du moins, autour de valeurs philosophiques théoriques, censées unir une somme de différences la plupart du temps inconciliables. Ces valeurs ne sont que des postulats de référence, transgressés par ceux là même qui en font la promotion ; elles occultent de surcroît, le fond de la nature humaine que nul ne peut prétendre élever à un idéal en légiférant : les valeurs morales ne se décrètent pas et encore moins par ceux qui les violent. En France, la réalité est toute autre que le discours ; ce qui unit ces différences qui n’ont ni histoire, ni culture, ni religion commune, ni même le désir de vivre ensemble, ce n’est nullement une communauté d’idéaux.

-

Le croire est stupide et le faire croire est criminel. Ce qui unit ce conglomérat hybride, c’est une addition de non-valeurs partagées ou subies : c’est la somme des faiblesses et des renoncements du pouvoir politique qui fuit ses responsabilités ; ce sont les largesses diverses accordées abusivement, dans le but de maintenir la paix sociale, c’est l’assistanat qui prive chacun de sa dignité et de sa liberté, c’est l’incitation à la jalousie sociale et non au travail, c’est la non considération de l’effort et de l’esprit d’entreprise, c’est l’affaissement de l’autorité qui permet à chacun de se dispenser de ses devoirs tout en exigeant toujours plus de droits, c’est la démagogie utilisée à des fins politiciennes, c’est l’égalisation par le bas qui sous prétexte d’égalité impose la médiocrité à tous et éteint toute aspiration à l’excellence, c’est la confusion entre la culture qui est d’essence supérieure et un conglomérat d’habitudes, voire de déviances, c’est enfin l’exemple déplorable donné par des élites corrompues.

-

Ces liens négatifs qui enserrent les divers éléments de la société française dans une même nasse mais ne les unissent pas, ne sont nullement des valeurs ; ils sont mortifères hypocrites, fragiles et circonstanciels ; ils n’engendrent ni énergie, ni travail, ni richesse économique, ni élan moral, ni élévation spirituelle ; ils sont encore moins porteurs d’espérance et de foi dans un avenir commun meilleur. En aucun cas il ne peuvent constituer le ciment d’une nation. Ils sont le signe d’une affreuse décadence non seulement admise mais organisée et planifiée, de sorte que les politiciens qui en sont responsables ne soient pas sanctionnés et conservent le pouvoir. Ceux qui dirigent ce système, y participent, en profitent ou le soutiennent sont les fossoyeurs de ce qui fut la France.

-

Je ne pleurerai pas sur le naufrage du système jacobin corrompu qui récolte ce qu’il a semé, si Nice n’avait à en souffrir cruellement ; je laisse le soin à un Français, Charles de Gaulle, de qualifier la classe politique française en citant ce qu’il confia à Jean-Raymond Tournoux : « ces tristes joueurs d’une sombre comédie, ces danseurs d’un ballet d’ombres chinoises, ces neurasthéniques à vie, ces trotte-menu de la décadence, ces chevrotants de l’abandon, ces fuyards professionnels, ces aigrefins, ces débrouillards de la déchéance, ce chloroforme de l’euthanasie nationale, ces cloportes de marécage, ces coureurs de maroquins, ces voraces qui se mangent la laine sur le dos les uns les autres… »… et en rappelant ce qu’il dit à Claude Guy : « Ce qu’il faut, c’est que Les partis crèvent… et il n’y a qu’à laisser faire : ils crèvent seuls… ».   

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France 

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:54 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

6 - Nice, terre d’accueil

Nice à l’inverse de la France actuelle a une identité très forte et entend la conserver ; cependant, elle n’est pas repliée sur elle-même et il convient de rappeler quelques vérités à ceux qui nous taxent de chauvinisme ou pire. Les Niçois ont toujours été accueillants et très tôt la Maison de Savoie, avec l’assentiment des niçois, avait disposé que tout étranger pouvait venir à Nice pour y travailler. L’Inquisition n’a jamais été acceptée à Nice et quand il fut question de l’y installer, les consuls Niçois s’y opposèrent formellement. Dès le XVéme siècle Nice a accueilli les israélites que l’on persécutait dans tous ces pays d’Europe qui aujourd’hui donnent des leçons de morale. Ils on peu a peu formé une importante communauté, qui sans renier ses origines est devenue niçoise et a servi les intérêts économiques de la ville. Plus tard Nice a accueilli des ressortissants de diverses origines  : anglais, russes, vaudois, italiens, espagnols, arméniens, yougoslaves, africains, nordiques, asiatiques, pied-noirs, maghrébins et d’autres encore.

---

Outre les églises catholiques et traditionalistes, Il existe à Nice deux églises orthodoxes, des temples protestants, des synagogues, une église arménienne, des lieux de cultes évangélistes, antoinistes, pentecôtistes, adventistes, méthodistes, mormons, des salles pour les Témoins de Jéhovah et j’en omet sûrement.

Depuis une quinzaine d’années, la population issue du Maghreb ayant passablement augmenté, il y a aussi de nombreuses salles de prières musulmanes, dix-huit si ma mémoire est bonne. Les religions originellement non issues du pays de Nice, n’ont donc jamais posé problème aux Niçois dans la mesure où, relativement discrètes elles souhaitaient pas imposer à la collectivité niçoise des us et coutumes qui n’étaient pas les siens. Mais Nice qu’on le veuille ou non a des racines chrétiennes et la société niçoise a été forgée selon les préceptes chrétiens. La culture niçoise et beaucoup de ses traditions découlent cet état de chose et le perpétuent même si pour beaucoup aujourd’hui le fait religieux est plus culturel que formel. Tous les groupes humains ont des racines, historiques, religieuses culturelles, et il est légitime qu’ils veuillent les conserver ; les Niçois entendent faire de même.

---

Cela dit les niçois, dans le passé, ont toujours refusé les outrances commises au nom de leur religion : l’inquisition a été rejetée, Garibaldi a lutté contre le pouvoir temporel des papes et il est un héros pour les Niçois, quand l’église a interdit de donner une sépulture chrétienne à Paganini qui avait refusé les deniers sacrements, les notables Niçois et à leur tête le comte de Cessole président du Sénat, recueillirent et protégèrent sa dépouille. Les Niçois refusent le sectarisme ; dans le passé ils n’ont jamais accepté les dérives de leur propre classe sacerdotale, qui de surcroît joua le rôle néfaste que l’on sait lors de l’annexion, aujourd’hui il n’accepteront pas celles des ministres des autres religions.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 - Nice, terre d'acceuil 

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:52 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

7 - Les niçois doivent rien à personne

Il est bon de rappeler également que les Niçois ont en France une situation particulière ; ils sont français administrativement depuis peu de temps et leur histoire n’est semblable en rien à celle du pays qui les a annexé. La France a sans doute des comptes à rendre à beaucoup de peuples, pour les actions commises durant la colonisation. Les Niçois n’ont jamais colonisés personne ni pratiqué la traite négrière. La France vaincue en 1940, a eu recours en partie à des troupes coloniales pour se libérer. Les Niçois se sont libérés tout seuls, et n’ont de dette morale envers quiconque. La situation de Nice est donc claire, nette et limpide à tous égards et il ne faut surtout pas la confondre avec celle de la France, comme pourraient le faire ceux qui ne sont pas avertis ou pire affectent de ne pas l’être alors qu’ils le sont. Je le répète, en tant que descendant par ma mère de l’une des plus ancienne familles niçoises figurant aux Armoriaux de Provence en 1100 et de Nice depuis 1243, et par ma grand-mère paternelle issue d’antiques familles breilloises et sospelloises, et tous les vrais Niçois peuvent le dire aussi : Nice ne doit rien à personne. Nice ne doit courber la tête devant personne et les vrais Niçois ne plieront jamais l’échine.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:51 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

Après la rupture du dernier Ramadan un responsable musulman a réclamé, une nouvelle fois, le construction d’une Grande Mosquée en centre ville et à regretté que des Niçois y soient opposés ; il indiquait, à l’appui de sa demande, que l’Islam était tolérant et prônait des valeurs humanistes. Il faut débattre honnêtement, loyalement et très clairement de cette question, car la laisser pendante dans la situation actuelle favorisera l’éclosion de fleurs vénéneuses ; nous avons récemment vu assez d’autocollants haineux sur les murs de notre ville, lesquels prétendaient régler ce problème d’une manière expéditive, raciste et donc inacceptable. La gauche, en a fait elle un argument électoral dans le but d’engranger des voix, ce qui totalement irresponsable ; l’actuel maire de Nice avait fait des promesses aussi, dans le même but. Favorables ou pas à ce projet, il faut avancer de solides arguments, non hurler des injures qui disqualifient ceux qui les profèrent. Sont tout aussi coupables ceux qui sont prêts à la pire servilité devant les groupes de pression et n’hésiteraient pas à brader le destin de Nice les yeux fermés pour accéder au pouvoir. D’un point de vue niçois, il convient de considérer la chose, sous deux aspects différents mais complémentaires : les raisons historiques propres à Nice et celles découlant de la situation actuelle en France et dans le monde.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L'affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens 

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:49 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

9 - Les raisons historiques propres à Nice

En général ceux qui ne sont pas directement concernés et prétendent imposer leurs vues, diront qu’il faut oublier les blessures du passé. C’est un facile tour de passe-passe dont l’objet est d’escamoter l’inexcusable et d’exclure du débat tout ce qui gêne et dément leur philosophie inepte selon laquelle tout le monde est beau, gentil et respectable ; ils ne le croiront plus le jour ou ils seront eux mêmes agressés dans la rue. Evacuer ainsi, par une pirouette, les pierres d’achoppement est une manipulation qui permet de ne pas évoquer le fond des choses, une lâcheté qui ne résout rien, car les faits sont têtus : touti li tacca non si levoun embe d’aiga cauda… D’ailleurs les « oublis  du passé » ne sont jamais réciproques et affaiblissent la position de ceux qui « oublient ». Il faut pardonner peut-être, mais oublier jamais ; faire litière de son histoire c’est se renier soi-même. En ce qui concerne le sujet qui nous occupe, force est de constater que des faits historiques très anciens sont constamment remis en lumière par nombre de dignitaires religieux musulmans dans le monde ; ils ne se remettent pas de la défaite qu’infligea Charles Martel aux armées musulmanes à Poitiers en 732 et à propos de laquelle Voltaire écrivit dans son Essai sur les moeurs : « Sans cette victoire, la France était une province mahométane ». Régulièrement, ces chefs religieux stigmatisent « les croisades de l’Occident chrétien en terre d’Islam ». Ce sujet pourrait prêter à de vastes débats, mais je n’en ouvrirai aucun car il y aurait trop à dire, du fait que les croisades n’ont pas été organisées sans raisons.

---

En revanche, pour répondre à ceux qui sans cesse évoquent les croisades et prêchent la vengeance, les Niçois peuvent arguer de faits extrêmement graves qui ont perduré beaucoup plus longtemps que les croisades : plus de mille ans d’incursions sarrasines meurtrières en terre niçoise. Tous nos villages furent construits sur des pics rocheux avec de hauts clochers et de loin en loin des tours de guet, pour échapper à ceux que l’on nommait alors les Maures. Ces pirates barbaresques musulmans établis essentiellement à Alger et à Tunis, arraisonnaient et pillaient les navires en Méditerranée. Au pillage s’ajoutait les meurtres, viols, tortures et le trafic d’esclaves. Souvent les sarrasins abordaient sur nos côtes la nuit par surprise et ravageaient les bourgs et hameaux, tuant, pillant et enlevant les jeunes hommes, les femmes et les enfants. Quelquefois ils n’hésitaient pas à monter dans le haut pays, faire des razzias jusqu’à Tende et Sospel. Des milliers des nôtres furent ainsi tués ou enlevés lors de ces attaques. Les prisonniers enchaînés, étaient jetés dans les cales des bateaux puis vendus comme du bétail sur les marchés d’esclaves d’Alger de Tunis ou d’Oran après s’être convertis de force à l’Islam pour échapper à la mort. Les fournisseurs du sultan de Turquie et des princes de la région se réservaient les plus belles captives pour leurs harems et les très jeunes enfants pour divers usages : châtrés pour servir d’eunuques, voire de Ganymèdes, ou les plus solides dressés pour devenir soldats.

---

Ce trafic d’esclaves étant organisé à grande échelle, les chevaliers de Malte s’établirent à Nice et organisèrent de concert avec certains ordres religieux, le rachat des captif chrétiens, mais très peu furent sauvés et à prix d’or. Tout le bassin méditerranéen eut à subir les exactions des sarrasins et il ne faut pas oublier que le drapeau Corse qui porte une tête de Maure, a été amputé de la pique sur laquelle elle était plantée ; des noms de lieu rappellent ces envahisseurs comme Le Cannet-des-Maures. Ils établirent des bases dans toute la Provence et notamment à La Garde Freinet et à Heraclea (St Tropez) L’historien niçois Durante écrit : « Vers le milieu de l’année 970 ces brigands sortis de leur repaire, ravagèrent successivement l’île de Lérins, les villes de Cannes et d’Antibes, passèrent le Var et désolèrent toutes les campagnes aux environs de Nice ; la ville leur résista, à l’aide des murailles, plus encore par le pieux dévouement d’un moine intrépide nommé Bobon. Leur rage impie se déchargea sur l’abbaye et le sanctuaire de Saint-Pons. Ils brisèrent les vases sacrés, mutilèrent les religieux infirmes, amenèrent les autres en esclavage et livrèrent aux flammes ce vaste édifice, regardé comme un des plus magnifiques sanctuaire de la Provence… ». Etablis à Saint Hospice et sur les hauteurs ils firent longtemps régner la terreur autour de Nice.

---

L’on ignore généralement que les actes de pirateries barbaresques n’ont cessé que dans le premier quart du XIXe siècle quand les puissances européennes excédées, intervinrent militairement pour les réduire définitivement. D’anciennes chroniques et de nombreux ouvrages déclinent en détail la longue litanie de ces crimes et exactions sans nombre. Les habitants du Pays de Nice ont donc subi les agressions et persécutions des Maures durant plus de mille ans et n’ont jamais réclamé de comptes pour cela aux pays musulmans d’où ils étaient originaires et qui sont moralement héritiers de ces pratiques. Les Niçois ont donc été victimes des pays d’Islam beaucoup plus longtemps que ces derniers ne l’ont été de la colonisation, qui rappelons le ne concerne pas les Niçois. Quand on demande des comptes il faut aussi savoir en rendre. Si les Niçois devaient en demander pour tous ces crimes abominables, l’addition serait très lourde ; en attendant certains qui s’agitent à Nice et vocifèrent, réclamant ceci ou cela comme un du, devraient marcher sur la pointe des pieds sur notre terre et parler un ton plus bas pour ne pas éveiller les fantômes des victimes et de tous ceux à qui, jadis, on a tué, enlevé et torturé les leurs.

---

Un autre fait historique dans lequel l’Islam est directement impliqué a marqué très négativement l’inconscient collectif Niçois et à très juste raison : le sultan de Turquie, « Calife de l’Islam », « Commandeur des croyants », « Ombre de Dieu sur la terre » , « gardien de la Mecque » et des « reliques sacrées du Prophète », pour lui donner ses principaux titres, qui prouvent qu’il représentait bien l’Islam en qualité de Calife, a fait ravager Nice et tuer beaucoup de Niçois. En 1543, François 1er et son allié, Soliman dit « le Magnifique », attaquèrent Nice. 20 000 français commandés par le duc d’Enghien mirent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandée par Keir-El-Dîn Barberousse, régent d’Alger, attaquaient Nice par la mer. Cette armada était accompagnée par 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises. 25 canons installés à Cimiez, 20 canons et 6 couleuvrines au Mont Gros ainsi que 28 canons et deux couleuvrines géantes au Mont-Boron, déversèrent un déluge de feu sur la ville. Le 7 août, les Turcs attaquèrent le quartier Riquier, le 8 et le 9 on se battait dans les faubourgs Lympia et Sincaïre. Du 12 au 15 août, plus de 1200 coups de canons furent tirés sur la ville. Le jour de l’Assomption, la flotte Turque tira 975 coups de canons sur Nice et autant de boulets de 75 et 109 livres, chauffés à blancs et enflammés de poix. L’un d’eux est scellé sur un mur dans la vieille ville, et d’autres sur la chapelle sise place Garibaldi, pour que les Niçois n’oublient jamais. Là intervint l’acte d’héroïsme de Catherine Ségurane qui sur les remparts prit un étendard Turc et les fit refluer. Le 22 la ville basse capitula mais le Château refusa de se rendre. Les Français ravagèrent la ville basse ; les Turcs brûlèrent le couvent de Sainte-Croix et violèrent les religieuses.

---

Durant une trêve Barberousse envoya ses janissaires piller la ville pendant que de fortes escouades allaient razzier jusque dans les montagnes. Les chroniques racontent que du Donjon, ou flottait toujours notre pavillon, on vit passer au loin une longue file de 5000 prisonniers enchaînés, natifs de Nice, la Bollène, Sospel, Lantosque et d’autres villages. Ils furent entassés dans des bateaux pour être vendus comme esclaves. Fort heureusement la flotte espagnole bloqua la baie et contraignit Barberousse a libérer son butin humain. Voilà pour l’aspect historique. Il se passe de commentaire et explique on ne peut mieux pourquoi les vrais Niçois sont hostiles à la construction d’une Grande Mosquée en centre ville.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice 

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure

Posté par Nebla à 20:42 - DOSSIER DU MOIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »