PAÏS NISSART

Benvegut a Nissa - Bienvenue à Nice et en Pays Niçois

12 novembre 2006

René Cassin et la Vocation humaniste de Nice

Alain Roullier, président de la LRLN répond à la candidature des "identitaires"...par la déclaration du Niçois René Cassin, prix Nobel de la Paix... sur la "Vocation humaniste de Nice"...

Il s'agit de l'article des Nouvelles Niçoises de Novembre 2006 :

« La LRLN et moi-même, entendons promouvoir là véritable identité niçoise et dissiper l’image fausse, réductrice et insultante qu’en donnent ceux qui détournent les symboles Niçois pour implanter ici les théories ultra nationalistes françaises et étrangères dont l’essence, bien qu’ils s’en défendent, est source de xénophobie et de racisme.

La déclaration de René Cassin sur la « Vocation humaniste de Nice » en date du 6 mai 1972, sera une réponse éloquente aux dérives que nous constatons, déplorons et combattrons. Ceux qui cachent leur violente intolérance derrière notre drapeau feignent d’ignorer que si Nice s’est effectivement  rebellé en 44 c’est précisément pour chasser à jamais les promoteurs de ces théories néfastes qui mènent où l’on sait. Le racisme est une lèpre qui fleurit outre-Var, chez nous, il n’à jamais eu droit de cité.

Certes, nous devons remettre de l’ordre dans notre ville et neutraliser les voyous trop souvent impunis, ce qui sera possible quand les Niçois reprendrons le pouvoir chez eux. Mais cette nécessaire fermeté doit trouver sa justification dans la raison, la justice, et le devoir de protéger notre société, non dans le racisme, lequel est absolument contraire à l’esprit Niçois et au bon sens. René Cassin rappellera hautement que le passé de Nice doit la conduire à jouer un rôle mondial de premier plan ; il convient de rejeter au plus vite les scories qui non seulement compromettrait son destin mais la déshonorerait.

L’ordre doit régner à Nice, mais par l’application du droit, car qui est raciste n’est pas niçois… »

Extrait de la déclaration de René Cassin, Prix Nobel de la Paix faite au centre universitaire méditerranéen de Nice :

« En m’invitant à traiter de la vocation humaniste de Nice, les organisateurs de ces journées d’examen de conscience ont, je pense, souhaité qu’un homme, élevé dans l’atmosphère niçoise mais conduit par la vie à habiter dans la capitale de la France et à voyager dans des pays et des continents variés, doté par conséquent d’un certain éloignement de notre cité, puisse se hasarder à une sorte de coupe d’œil profane sur l’ensemble du monde moderne, de ses besoins et de ses tendances en ce qui concerne celui qui se croit ou se veut le maître de la terre, je veux dire, l’Homme.

Comment Nice qui a été placée depuis des siècles dans un des plus beaux sites du monde au bord d’une des mers les plus belles et les plus favorables aux civilisations, a-t-elle pu servir et peut-elle servir l’Homme ?  Pour ma part, je tâcherai de répondre en m’appuyant tour à tour sur trois idées maîtresses :

1°) Nice, cité d’accueil de refuge et des d’échanges croissants.

Par son site même, que depuis longtemps j’ai osé mettre au rang de celui d’Athènes, mais aussi par son beau climat, par son environnement, par son emplacement central, aux confins entre la France et l’Italie, favorable aux voyages par tous moyens, Nice a, depuis deux siècles, attiré nombre d’êtres humains sur ses rivages fortunés. C’est un fait qu’en même temps elle attire une élite de la vie sociale et de la richesse. Nice est devenue un point d’élection pour les intellectuels, des artistes, affamés, les uns de repos, les autres de mondanités. Nietzsche, Berlioz, Marie Baskirtchef y ont écrit.

D’autres sont venu simplement se détendre sans produire d’œuvres. Une telle fonction s’avère d’autant plus capitale, que la tension et la trépidation de Monde moderne se sont accrues considérablement. La reconstitution de l’être humain surmené ou malade est un des objectifs essentiels des médecins et sociologues de tous pays. A Nice, cité refuge pour êtres humains, cette fonction s’agrandit au plus haut point : Nice est devenue un refuge d’importance grandissante pour les êtres humains venus des montagnes infertiles pour trouver du travail, chassée de leur patrie ou volontairement exilés, privé de l’autorité d’un Etat quel que soit son régime.

Elle apporte par son accueil et son environnement éloigné de la politique, un réconfort à des milliers d’hommes et femmes devenus des épaves ou menacés de le devenir, une patrie. N’a-t-elle pas reçu récemment des milliers de Français rapatriés en provenance d’Indochine, de la Tunisie, du Maroc et surtout de l’Algérie ? N’aurait-elle que ce rôle humaniste, compterait déjà parmi les lieux exceptionnels de la terre. Aussi a-t-elle l’impérieux devoir de demeurer ou de devenir de plus en plus à même de faire face aux obligation que ce rôle implique. Naturellement elle doit avec ses populations, ses travailleurs, ses paysans etc. rester une ville propre naturellement et moralement. Mais plus que d’autres, elle doit lutter pour garder un environnement digne de sa réputation, développer son équipement, sans diminuer ses beautés naturelles , demeurer simple, accueillant et relativement pas chère.

2°) Nice foyer de connaissance et de l’art de vivre.

Le rôle auquel j’arrive maintenant a pu être esquissé jadis par Nice quand cette ville liée à la Savoie, rendez-vous de savants, exceptionnel foyer de connaissances, a eu un sénat, un enseignement du droit, de la médecine, des sciences naturelles et politiques. Mais après une longue éclipse, la renaissance des institutions artistiques et intellectuelles a pris au cours de ce siècle, un très vif essor dont le résultat et l’agent moderne les plus visibles sont la création du Centre universitaire méditerranéen, puis d’une université puissante, elle-même entourée d’une constellation d’établissements scientifiques, artistiques et culturels importants.

Qui peut nier les profondes conséquences que ces expériences ont déjà eues pour la vie humaine (physiologie) en elle-même et pour les développement des ressources de la terre : maritimes, agricoles, animales, minérales, etc. ? Nice a déjà acquis une position enviable dans les études méditerranéennes de diverses natures qui montrent l’unité supérieur du monde méditerranéen, y compris l’unité dans la variation des races humaines habitant le monde méditerranéen. Un champ de recherche illimité et ouvert aussi sur le plan politique. Au lendemain de la découverte de l’Amérique, l’Occident s’est tourné vers l’ouest et la Méditerranée a été désertée …

Dès lors, ont peut espérer que les villes nouvelles, non mêlées aux guerres arabes et étrangères, comme c’est le cas de Nice, sont appelées à jouer un rôle de point de rencontres peut-être menées pour des négociations politiques (la Paix, la Science), le tourisme, l’art, les échanges et d’ordre encore supérieurs… Sur le terrain européen, il appartiendra également à Nice de ses proposer comme qualifiée à raison des aptitudes de son institut.

3°) Nice, haut lieu de rencontres et de réflexions sur la destinée de l’homme et du monde moderne et futur.

Ceci m’amène à examiner de plus hautes initiatives d’ordre humain. La Méditerranée n’est pas seulement le point de rencontre de trois continents et un carrefour de relations d’hommes, un foyer de tourisme. C’est un des endroits où militairement se sont affrontées les grandes civilisations. La Méditerranée issue de l’antiquité classique et de religions monothéistes juive et chrétienne, s’est enrichie de l’Islam et pendant des siècles, l’invasion arabe a répandu le Coran. Or, cette civilisation méditerranéenne est devenue l’Occidentale, Amérique du Nord et du Sud, puis l’Universelle et a exercé une influence considérable sur les peuples de l’Orient. Mais voici qu’à l’Est de l’Europe les doctrines matérialistes ont exercé un reflux à l’encontre de l’Occident classique. Enfin à l’affaiblissement résultant de l’explosion hitlero-fasciste, s’est ajouré, au détriment de l’Europe occidentale, le recul résultant des décolonisations. Ces immenses mouvements politiques suscitent à leur tour un déplacement ou au moins un recul d’influence des idées qui ont inspiré la création de la SDN puis des Nations Unies.

Et maintenant entre en scène le rôle possible et probable de villes comme Nice placées dans ce même carrefour des civilisations. Plus que les villes politiques de New York ou Tokyo, ou La Mecque, ou Rome, Nice est un terrain favorable pour étudier l’avenir de l’organisation de l’humanité et spécialement ce qui doit demeurer propre à certains groupes humains mus par des conceptions sociales voisines et ce qui doit devenir commune à tous les peuples occidentaux ou orientaux, pour rendre la paix possible aux Nations Unies.

Je pose aussi la candidature de Nice aux colloques de philisophes et théologiens et aux assises de confrontations plus étendues qui s’imposent : l’œcuménisme, les devoirs des confessions et des Eglises vis-à-vis des Droits de l’homme, la part respective du spiritualisme et de la science dégagée des croyances métaphysiques, dans la société future : tels sont par exemple les problèmes capitaux pour le genre humain, les droits et les limites d’activité des savants ainsi que ceux qui doivent être étudiés : les droits de l’Homme. Je pense qu’aux autres rôles dévolus à Nice, un nouveau doit s’ajouter. Partant de l’idée que c’est en Méditerranée, lieu prédestiné depuis des millénaires qu’il faudra s’attaquer à des études capitales pour l’organisation et les idées dans la future humanité, je voudrais orienter les esprits vers une idées, à savoir qu’il serait pas déplacé que Nice ambitionne la place que jadis Alexandrie ou Constantinople auront pu tenir durant des siècles… »

Posté par Nebla à 22:41 - DOSSIER POLITIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2006

OUI, LA NATIONALITÉ NIÇOISE EXISTE

Les Niçois nés entre le 10 juin 1940 et le 19 novembre 1947 ont la nationalité niçoise.

par Alain Roullier (président de la L.R.L.N)

Le vent de la Liberté

Un grand vent de liberté souffle aujourd'hui sur le Pays Niçois, un vent frais et porteur d'espérances. Il s'insinue partout : dans la conscience des enfants de Nice, au stade, sur les marchés, dans les ruelles de Nissa vielha, dans les quartiers, les lycées, les administrations, dans l'arrière-pays et partout où existe un vrai Niçois, c'est-à-dire quelqu'un qui aime sa Ville et le Pays de Nice. Ceux qui pensaient avoir estourbi définitivement l'identité niçoise, la vraie, commencent à s'inquiéter sérieusement, car leur coup a raté.
Cent quarante-cinq ans après l'annexion frauduleuse, ils ne sont pas parvenus à transformer les Niçois en citoyens anonymes et lobotomisés de la République, ce qui prouve combien, à l'époque, nos ancêtres avaient envie d'être annexés…
Aujourd'hui, le vernis opaque masquant la véritable histoire de Nice craque, les lézardes dans le système en place deviennent trous béants, des pans entiers d'histoire mensongère s'effondrent et les documents accusateurs ressortent des cachettes où les avaient serrés les ennemis de Nice.
Les baïonnettes de la République s'étant émoussées dans de bien injustes entreprises, ne sont plus assez effilées pour être encore l'arbitre des vérités et du bon droit, d'autant que la communauté internationale a admis comme principe fondamental que les peuples avaient le droit de disposer d'eux-mêmes. Chacun peut se rendre compte que la République qui tient les provinces à la botte, n'est "une et indivisible " que sur le papier et dans le discours des politiciens. Eux d'ailleurs sont très divisés au moment de se partager le gâteau, les contribuables sont indivisibles au moment de payer leurs grasses prébendes et de subir les conséquences de leurs criminelles erreurs.
La nationalité niçoise existe effectivement, même si la une de ce journal est à la fois un clin d'œil aux jeunes Niçois et une espièglerie destinée à faire fleurir un sourire sur les lèvres de nos concitoyens qui ne sourient plus depuis longtemps, compte tenu de ce que les malfaisants ont fait de Nice. L'identité niçoise a une triple nature : c'est une identité de cœur, une identité de droit et une identité aujourd'hui proclamée et revendiquée.

Une identité de cœur

Les Niçois aiment Nice charnellement et Nice, la séductrice, comme une mère, engendre de nouveaux Niçois tous les jours. Être niçois c'est avoir un certain état d'esprit et un angle de vue particulier qui découlent du plaisir profond que nous avons de vivre ici et non ailleurs dans un contexte spécifique qui résiste à la codification des énarques parisiens. Ceux qui avancent qu'il n'y a plus de Niçois se trompent lourdement car tous ceux qui s'installent dans notre ville et apprennent à l'aimer deviennent niçois et quelques générations après, leurs descendants, alliés avec les familles du Pays, seront des Niçois de souche. C'est la raison pour laquelle le rouleau compresseur républicain n'est pas parvenu à détruire le particularisme niçois.
Alors que le système jacobin français s'essouffle, tourne à vide et court au suicide parce qu'il s'est bâti par la contrainte et s'est nourri de mensonges, d'iniquités et de fausses valeurs, le particularisme niçois connaît un regain de vitalité car il est fondé sur le cœur et la vérité. L'épée de Paris ne peut rien contre l'esprit niçois. Pour certains parachutés qui sévissent ici, notre identité est quantité négligeable, mais il suffit de voir et d'entendre au stade du Ray, notre belle jeunesse, qui debout et de toute son âme, chante Nissa la Bella en Niçois, sous une forêt de bannières aux effigies de Ségurane et de Garibaldi, pour comprendre que nos héros d'autrefois, à travers ces milliers de cœurs qui battent à l'unisson, sont bien vivants. L'exemple qu'ils ont donné met mieux en exergue encore l'incompétence et la veulerie des politiciens actuels qui n'existent que par la puissance financière et médiatique des partis parisiens et se maintiennent artificiellement au pouvoir par des manipulations de lois, l'argent mal acquis du financement occulte des partis et d'incessantes compromissions.
L'identité niçoise, notre identité, c'est la fidélité à notre terre, à notre histoire, à la société forgée par nos aïeux ainsi que la volonté d'affirmer et revendiquer les antiques libertés de notre ville ; aujourd'hui, parce que Nice est en danger mortel, l'instinct de survie du Peuple Niçois est en éveil, et les forces vives jusque-là comprimées dans notre inconscient collectif sont en train de se matérialiser pour faire barrage aux partis et politiciens français. Nous ne laisserons pas transformer Nice en une métropole de béton, en un lieu sans âme, sans passé, sans avenir, triste déversoir à touristes en batteries.

Une identité niçoise légale.


Pour des raisons historiques que j'ai longuement évoqué dans mon ouvrage Nice, demain l'indépendance (voir dans ma catégorie "livre"), les Niçois ont droit à une identité légale. Cette identité leur a été confisquée par " la violence, la corruption et la force brutale " comme l'a dit Garibaldi en 1860, mais le destin, en guise de réparation aux victimes et d'avertissements aux coupables a donné beaucoup plus tard, une identité niçoise incontestable à de nombreux Niçois. La France et l'Italie qui en 40 se déchiraient pour avoir Nice, alors qu'aucune d'entre elle n'avait de droits réels sur elle, ont ressuscité pendant sept ans l'indépendance de Nice.
Les affres de l'occupation et les difficultés d'après-guerre ont totalement occulté le fait, et la France et l'Italie n'avaient évidemment pas intérêt à le révéler, mais il n'en demeure pas moins que si l'on s'en tient aux traités, lois et accords bilatéraux entre ces deux pays, Nice (comme la Savoie d'ailleurs) fut indépendante en droit, durant sept années, même si elle ne le fut pas de fait.

Aucune puissance n'a de droits sur Nice et sur les Niçois.

Historiquement et juridiquement, qui pourrait avoir des droits sur Nice et lesquels ?
Lors de la Dédition de 1388, les Niçois avaient librement accepté un protectorat en faveur d'Amédée VII de Savoie sous certaines conditions, dont l'essentielle était que lui et ses successeurs ne pourraient jamais céder Nice à quiconque et surtout pas à la France. Ses héritiers recueillirent ce protectorat conditionnel sur Nice.
En 1860, Victor-Emmanuel II, en vertu de ladite charte, ne pouvait pas légalement céder Nice, c'est la raison pour laquelle il ne fit, dans le traité, que "consentir à la réunion de Nice et de la Savoie à la France " et céder des droits personnels découlant du traité de dédition, lesquels étaient grevés de la condition de non cession à la France. Il fallut donc, pour annuler les effets de cette condition restrictive voulue par leurs ancêtres, que les Niçois se prononcent par plébiscite et approuvent l'annexion.


Dès le 1er avril 1860, avant même que les Niçois ne se soient prononcés, Napoléon III occupa Nice militairement et notre ville se vit imposer illégalement un gouverneur militaire français, à savoir le colonel d'état-major Osmond flanqué du sous-intendant militaire Gaudrax. Les séides de l'empereur désignés par Thouvenel, ministre des Affaires étrangères français et nommés illégalement à des postes clefs à Nice, par son complice Cavour, (en particulier le " gouverneur-Régent " Lubonis) modifièrent la loi électorale et supprimèrent l'obligation de résidence à Nice afin de permettre à des non-niçois n'habitant pas la ville de voter, ils désignèrent également des comités pro-français statuant souverainement, lesquels choisirent arbitrairement et sans aucune voie de recours les électeurs admis au scrutin en complément de ceux désignés par le syndic de Nice, François Malausséna, lui aussi serviteur zélé de Napoléon III.


L'affaire ainsi verrouillée, ils mirent en place à Nice un plébiscite qui demeure le modèle mondial suprême de l'escroquerie politique, opération qui aujourd'hui conduirait ses organisateurs directement en prison. Peu de temps avant le plébiscite, Cavour écrivait à son ministre à Paris : " …Maintenant que Piétri [l'envoyé de Napoléon III à Nice] est sûr du résultat… " Il en était sûr, et pour cause : listes électorales falsifiées, les comités pro-français jugeant souverainement et sans recours des inscriptions sur les listes, pressions diverses, pas de bulletins non, vote public sans isoloir, urnes entre les mains des pro-français durant la nuit qui précéda le second jour du vote, armée française autour du lieu de vote concentré en un seul point, aucun observateur neutre ou conseiller municipal niçois opposant admis à surveiller les opérations électorales… Et durant le scrutin, les comités pro-français laissèrent encore voter un millier d'inconnus qu'ils inscrivirent sur les listes après coup.
Le syndic Malausséna avait dressé à l'origine une liste restreinte de seulement 2186 noms dont un millier (de soi-disant Niçois expatriés ou descendants de Niçois), imposés par le préfet impérial du Var ; les comités pro-français rajoutèrent d'autorité à la liste de Malausséna, 5732 noms de leur choix, pour la plupart provençaux, puisque l'obligation de résidence à Nice avait été supprimée. La fraude à Nice se chiffre donc à 5732 électeurs plus que douteux et un millier de plus imposés par le préfet du Var qui dictait déjà ses volontés aux Niçois. Pour couronner le tout, profitant que les frontières du " territoire cédé " n'étaient pas encore fixées (elle le seront un an plus tard, le 7 mars 1861 !) on comptabilisa dans le scrutin général du comté, 910 inscrits de Menton et 210 de Roquebrune, alors qu'ils étaient encore monégasques, plus 676 inscrits de Tende et 1190 de la Brigue, alors que ces territoires n'étaient pas concernés par le vote et restèrent au roi Victor-Emmanuel !
Pour parfaire ce monstrueux vaudeville, il faut indiquer que le résultat du plébiscite proclamé officiellement, est faux ! En comparant les chiffres l'on s'aperçoit que 122 inscrits et 115 votants n'existent pas et que 115 bulletins favorables sont de trop… Aucun historien français n'a jamais relevé le fait et pour cause. On ne s'étonne pas que le sénateur Piétri, envoyé de Napoléon III et organisateur du plébiscite, ait déclaré à ses collaborateurs, le soir du scrutin, alors qu'ils lui apportaient ces chiffres fantaisistes et peu crédibles : "Messieurs, vous êtes tous des maladroits ! " Ce pseudo scrutin n'étant qu'une fieffée escroquerie, ne confère évidemment aucun droit réel, sinon celui du plus fort.


Après la guerre de 39-45, l'Italie et la France réglèrent le problème de Nice entre elles, alors qu'aucun de ces deux pays n'avaient de droits sur notre ville. La République française n'en avait pas car elle n'avait hérité que d'un traité invalidé par un plébiscite truqué. La République italienne n'avait pas plus de droit sur Nice, car elle ne disposait que de ceux hérités du royaume d'Italie, lequel n'en avait strictement aucun. Reste la Maison de Savoie. Son dernier souverain,Humberto II, n'avait plus aucun droit sur Nice à titre personnel puisque son ancêtre Victor-Emmanuel II les avait cédés à Napoléon III, y “renonçant pour lui, tous ses descendants et successeurs ", mais aussi en vertu d'un autre événement majeur beaucoup plus important encore : le 27 mars 1860, Victor-Emmanuel II signa une renonciation officielle à tous les droits qu'il avait sur Nice et la Savoie ; cet acte de renonciation, historiquement capital, ne fut publié que le 1er avril suivant, jour où, comme par hasard, quinze jours avant le plébiscite, les troupes françaises occupèrent la Savoie et Nice...
Pourquoi le souverain, agissant ès qualité de chef de la Maison de Savoie (et non en tant que roi de Piémont-Sardaigne, car ce pays n'avait aucun droit sur Nice et la Savoie), fut-il contraint de signer cet acte de renonciation solennel ? Tout simplement parce que les Savoisiens et les Niçois devaient être libres et dégagés de toute obligation politique antérieure, pour voter et choisir un autre destin.
En fait, il ressort de cet imbroglio politico-dynastico-juridique résultant d'une histoire faite d'irrégularités croisées et de transgressions éhontées du droit, qu'aucune puissance n'a de droits établis sur Nice. Nice a été annexée par la force et la fraude, puis a été conservée de la même manière, ce qui est contraire au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La France a totalement falsifié l'histoire de Nice et celle de la Savoie, mais les preuves demeurent et le balancier de l'Histoire accéléré par la constitution de l'Europe, va fatalement confondre les suppôts du mensonge et dénouer l'écheveau de leurs œuvres malfaisantes.

Juin 1940, Nice et la Savoie sont libres

Enchaînés de force à une galère qui coule pitoyablement dans un boueux marécage, les Savoisiens et les Niçois, maintenant instruits de l'Histoire et inquiets à juste titre pour leur avenir, vont demander des comptes sur les félonies qui ont fait d'eux des peuples sous tutelle. Des peuples colonisés à qui Paris n'a laissé que le droit de se taire ou de s'exprimer à travers les partis politiques français dans le cadre de lois électorales scélérates retaillées sur mesure par le pouvoir avant chaque scrutin, ce qui revient au même.
Ces faits sont beaucoup plus récents que les scandaleux événements de 1860 et de 1871 ; ils concernent beaucoup de Niçois qui vivent encore aujourd'hui. Rappelons la position officielle française : par le traité de Turin de 1860, Victor-Emmanuel II a cédé ses droits sur Nice et la Savoie à l'empire français, et lesdits peuples auraient accepté cette cession par plébiscite ; la république aurait hérité des droits de l'Empire. La France admit aussi que la république italienne venait aux droits du royaume de Piémont-Sardaigne et du roi Victor Emmanuel II, donc du traité de Turin.
Cette position bien qu'insoutenable au vu des pièces historiques prouvant les colossales fraudes, admet néanmoins incontestablement qu'il existait bien, sur le fond, quatre parties prenantes au traité de Turin : le cédant, le bénéficiaire de la cession, et les peuples niçois et savoisiens censés avoir accepté l'annexion par un vote favorable.
En 1940, les parties prenantes au traité de Turin étaient donc les deux peuples concernés et les deux pays théoriquement héritiers.
En juin 1940, les troupes italiennes, passant la frontière de Menton, avancèrent sur le territoire français, provoquant un casus belli. L'état de guerre suspendait de facto tous les traités et conventions liant la France et l'Italie ainsi que tous les traités et conventions dont ces pays étaient censés avoir hérité des États prédécesseurs.
En outre, l'armistice du 10 juin 1940 prévoyait une zone neutre et démilitarisée s'étendant à 50 km de la position des troupes italiennes en territoire français. Le traité de Turin de 1860 était donc lui aussi suspendu. La cession de Nice et de la Savoie, objet de cet instrument, n'avait donc plus aucune validité, toutes les parties prenantes au traité revenant provisoirement en l'état antérieur, jusqu'à ce qu'un accord ultérieur règle ce problème pendant.

1947, La France escamote illégalement le Traité de Turin

En ce qui concerne Nice, quel était "l'état antérieur " ? Redevenait-elle, comme avant la signature du traité du Turin, liée à la Maison de Savoie, en l'occurrence au roi Victor-Emmanuel III, (surnommé Toya par les Niçois), régnant alors sur l'Italie ? Point du tout, puisque son ancêtre Victor-Emmanuel II avait solennellement et par un acte officiel, renoncé à ses droits sur Nice et la Savoie, le 27 mars 1860.
La suspension du traité de Turin faisait échapper Nice à la juridiction française et la renonciation de Victor-Emmanuel II l'avait déjà, en 1860, affranchie de tout lien avec le chef de la Maison de Savoie. N'étant plus liée, ni à la France, ni à la Maison de Savoie et ne l'ayant jamais été à l'Italie et au Piémont-Sardaigne, Nice de facto retrouvait ses droits antérieurs à l'acte de dédition de 1388. Nice était donc une ville libre. En droit, tous les actes du gouvernement français furent invalides à Nice comme en Savoie et toutes les lois françaises inopérantes, tant que le traité de Turin demeura suspendu.
L'article 44 du traité de Paix du 10 février 1947 prévoyait très précisément les modalités de remise en vigueur des traités entre la France et l'Italie : signification à Rome dans les six mois après la promulgation dudit traité et inscription au secrétariat de l'ONU ; en outre, il disposait formellement que le non-respect de ces formalités entraînerait de facto l'abrogation des traités.
En ce qui concerne le traité de Turin, ces modalités non seulement ne furent pas respectées, mais la France ne signifia jamais à Rome la convention formelle et définitive de délimitation de frontières du 7 mars 1861, partie intégrante du traité de Turin (puisqu'elle déterminait les territoires annexés en avril 1860) et escamota purement et simplement cet instrument pourtant juridiquement incontournable.

"Je ne suis ni français, ni italien, je suis niçois. "
Garibaldi

La France imposa à l'Italie vaincue un nouvel accord bilatéral violant la convention formelle et définitive du 7 mars 1861, et en profita pour supprimer certaines franchises accordées en 1860 aux populations frontalières niçoise et savoisienne, ce qui était parfaitement illégal.
En fait, le traité de Turin et la convention formelle de délimitation de frontières du 7 mars 1861, partie intégrante du traité, ne furent jamais remis en vigueur, mais remplacés par un accord entre États qui eût dû être approuvé par les peuples savoisiens et niçois, parties prenantes officielles au traité de 1860.
“Je ne suis ni français, ni italien, je suis niçois” disait Garibaldi. Phrase prophétique… ! Raisonnons selon la logique de la république française qui dans cette affaire substitua toujours ses intérêts au droit : la convention formelle de délimitation de frontière du 7 mars 1861, partie intégrante du traité de Turin, n'ayant jamais été remise en vigueur, l'accord qui lui fut substitué (illégalement) en 1947, remplaça ledit traité. Cet accord prenait effet le jour de la promulgation du traité de Paix en France.
Le président de la république française signa le décret de promulgation du traité de Paix (N° 47-2217) le 19 novembre 1947. Il est donc notoire que du 10 juin 40, date de la suspension du traité de Turin au 19 novembre 1947, date de sa théorique remise en vigueur (ou plutôt de son remplacement frauduleux), Nice et les Niçois n'étaient plus légalement sous la juridiction française, ni sous aucune autre. Les Niçoises et les Niçois, nés durant cette période, ne sont donc, comme Garibaldi, ni français, ni italiens, ils sont incontestablement niçois…


D'ailleurs ceux qui sont nés après cette date le sont aussi, car la violence et l'escroquerie ne sont pas sources de droit : en 1947 le traité de Turin a été remplacé par une convention illégale fixant de nouvelles frontières que celles prévues par le traité de Turin, et ce sans l'accord des Niçois et des Savoisiens…
La Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises que je préside a décidé, afin de rappeler que la nationalité niçoise a existé légalement et existe tout court (du fait de l'annexion scélérate de 1860, de la confiscation par la force du vote des Niçois le 8 février 1871, ainsi que de la suppression du traité de Turin en 1947) d'émettre des cartes d'identités niçoises que toutes les Niçoises et les Niçois peuvent obtenir en téléphonant au 06 12 86 25 05, (même les estoufà-gari, raspignous et famirire y ont droit, en revanche, voulur, espia et guigna-faussa devront se contenter de leur carte d'identité française).

Une identité aujourd'hui proclamée… et parfois acceptée

Certains de nos membres exilés à Paris ou ailleurs utilisent couramment cette carte d'identité dans les magasins et supermarchés : après quelques explications sommaires et l'affirmation ferme et bien sentie que Nice est bien un pays, les caissières, qui rêvent peut-être à leurs prochaines vacances chez nous, copient soigneusement les numéros de ces cartes au dos des chèques qu'elles encaissent…
C'est un bon début en terres françaises, très loin au-delà du Var… Avec le soutien du peuple niçois, nous ferons mille fois mieux à Nice même, quand nous aurons repris le pouvoir chez nous, à l'occasion des prochaines municipales…

Article provenant des "Nouvelles Niçoises"

Posté par Nebla à 00:40 - DOSSIER POLITIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2006

"les identitaires" : basta !

Un dossier qui va être long, mais nécessaire pour informer véritablement sur ces individus qui souillent l’identité niçoise en la récupérant pour véhiculer leurs messages raciste et xénophobe.

Les « identitaires » un sujet plus que sérieux, et grave, déjà pour commencer qui sont-ils ?

Les « identitaires » (que ce soit le « bloc-identitaire » ou les « jeunesses-identitaires ») sont un groupuscule d’extrême-droite, dont le siège se trouve à Lyon. Après la tentative d’assassinat sur Chirac en 2002 perpétré par Maxime Brunerie appartenant au groupuscule d’êxtrème-droite « Unité Radicale » (par ailleurs ancien GUD), ce groupe fut dissout. Les deux dirigeants «d’Unité Radicale» fondèrent quelques mois plus tard le « Bloc Identitaire » et les « Jeunesse Identitaire ».

Voilà la petite histoire pour cerner ces "identitaires", qui ne sont pas juste à Nice comme certain le pense à tord, mais dans toute la France.

Ensuite voici un très bon article des Nouvelles Niçoises allumant les « identitaires » dans un article titré « les identitaires : basta » (que j'ai emprunté pour le titre de mon article).

Bien qu’extrêmement tolérant, il est des choses que je réprouve et condamne. Que certains décident de bloquer leur pendule soixante ans en arrière et, bien qu’ils s’en défendent, choisissent leurs héros dans la mythologie brune plutôt que dans la mythologie grecque, c’est déplorable.
Que dans de petits cercles niçois, quatre ou cinq clampins commémorent chaque année la mort d’Adolphe Hitler, c’est à la fois stupide, risible et inconvenant. Mais on ne peut empêcher autrui de choisir le miroir qu’il veut pour se regarder et regarder le monde, même si ce miroir renvoie de soi une image méprisable.
Mais quand des manipulateurs crèvent ces abcès purulents pour répandre leurs poisons sur la société et en particulier sur notre jeunesse, leur proie favorite, alors il faut réagir vite et énergiquement. Après les graves incidents survenus à Nice, les “Jeunesses identitaires” sont encore sur la sellette.
Ce groupuscule bien français et non niçois, est l’héritier moral de diverses tendances qui depuis cinquante ans et sous des appellations diverses, se font profession de soi-disant défendre la race blanche contre les autres.
Je ne ferai pas comme M. Rudy Salles et d’autres qui n’ont pas raté l’occasion pour hurler au racisme ; ce mot est aussi devenu un fonds de commerce. Il est aujourd’hui râpé jusqu’à la corde car on l’a mis à toutes les sauces politiques ; devenu synonyme de démagogie, il n’est plus qu’un instrument et un paravent dont se servent des gens qui souvent sont loin d’être humanistes.
L’humanisme n’est pas un sauf-conduit pour les crapules.

La société française se suicide

Avant d’aborder le sujet des “identitaires”, il faut établir un constat exact et véridique du contexte actuel, car c’est la totale déliquescence de la société française qui permet les dérives que je dénonce. Les “identitaires” ne sont pas la cause du mal, mais l’une de ses conséquences.
Tous les peuples, malheureusement, conservent un fond plus ou moins important de racisme, tout comme l’homme d’ailleurs, quel qu’il soit, est égoïste par nature, ce qui est une survivance de l’instinct de conservation à l’état brut ; certains on pu dépasser cet état primaire, d’autres non. Il existe les anti-ceci ou cela dans toutes les communautés humaines et aussi le racisme anti-blanc, comme nous avons pu le constater récemment.
La presse, par son parti pris, crée elle-même le racisme qu’elle dénonce : trop souvent à Nice des jeunes “blancs”, surtout quand ils sont seuls, se font tabasser par des bandes de jeunes “de couleur” ; dans ce cas on dit qu’ils se sont fait agresser par “des individus”, mais quand il arrive l’inverse on précise bien que les victimes sont des gens “de couleur”, les plateaux de la balance ne sont donc pas égaux. Systématiquement on victimise ou condamne, selon des critères purement philosophiques et convenus, ne prenant nullement en compte la réalité.
Lors des manifestations étudiantes à Paris, les petits Français se sont fait tabasser et voler par des hordes organisées de voyous de banlieue qui racontaient complaisamment aux journalistes qu’ils étaient venus là pour “casser du blanc” et qu’ils appelaient “Bolos” les jeunes “blancs”, considérés comme du bétail à tondre.
Les journalistes ne s’en sont pas offusqués plus que cela et je n’ai pas entendu les politiques annoncer qu’ils voteraient des lois sanctionnant ces actes de guerre civile ethnique on ne peut plus graves. La police n’est guère intervenue alors qu’un peu plus tard, très courageusement, elle n’a pas hésité à brutaliser violemment les lycéens et étudiants, car là il y avait moins de risques.
Quand on voit les loubards en quête de razzias qui traînent en bande dans les rues de Nice où la police municipale est absente, sauf pour mettre des PV, quand on entend certains propos et que l’on croise certains regards haineux, quand on subit journellement des attitudes vindicatives et provocantes injustifiées, quand on essuie des insultes racistes, on a envie d’étrangler ceux qui utilisent le mot racisme à sens unique.
Beaucoup de pseudo intellectuels français complètement dégénérés prêchent un faux humaniste qui n’est que veulerie et lâcheté. La presse relaye leurs propos et les politiques de droite et de gauche font chorus par pure démagogie, car ils sont prisonniers de la fiction de “l’humanisme-fourre-tout” qu’ils ont inventé. Il faut vraiment être ou crétin ou démagogue pour prétendre “que tout le monde il est beau et gentil”. Notre société a beaucoup régressé et dans la rue c’est la force qui prime et non le droit. Tous les politicards nient ou biaisent, en refusant d’admettre une réalité qui est de notoriété publique, ils trahissent la démocratie et la détruisent.

Ne pas confondre humanisme et tarte à la crème

L’injustice engendre toujours la colère, la révolte et l’excès, elle facilite également l’action des groupuscules extrémistes dont le but est d’entraîner notre jeunesse vers le véritable racisme, qui est la haine aveugle et injustifiée de l’autre, non la volonté de se défendre quand on vous attaque. Le cas échéant, les jeunes Niçois doivent se défendre et si ce sont toujours les mêmes qui les attaquent, ce n’est pas être raciste que de le constater, de le dire et de réagir en conséquence.
Les Niçois de souche et d’adoption sont chez eux à Nice, n’en déplaise à la France qui nous a annexé par la force en 1860 et nous a envoyé dix mille fusiliers marins et des canons en 1871 pour nous expliquer les subtilités du droit français. Moralement, je le répète, les Niçois sont chez eux à Nice ; la confiscation de leurs droits par la force, ne les a nullement éteint, simplement mis entre parenthèses jusqu’à des jours meilleurs et plus honnêtes ou l’Europe, si nous l’exigeons avec assez de constance, les prendra en considération.
Les nouveaux venus chez nous qui, sciemment et systématiquement, se permettraient de ne pas respecter les règles de vie en communauté et notre culture particulière se mettraient de facto au banc de la société niçoise ; dans ce cas, on ne voit pas pourquoi on devrait les plaindre ou crier au racisme, car ils récolteraient ce qu’ils ont semé et mérité.
Nous ne sommes pas racistes, car le racisme est une lèpre de l’esprit ; tout être humain mérite le respect et a droit à sa dignité, c’est pourquoi nous ne tolérerons pas le racisme ethnique ou anti-Niçois que certains visiblement veulent nous imposer.
Les Niçois ont montré leur caractère au cours de l’histoire. En 44 nous avons presque sans armes mis en déroute les 2000 hommes de la division Ersatz qui occupaient Nice ; si aujourd’hui certains, sachant que les lois et les forces publiques ne nous protègent plus, étaient tentés de nous prendre pour les anciens castrats de la Sixtine, ce serait à leurs risques et périls et il leur en cuirait.

La scandaleuse usurpation de l’identité niçoise

Ce constat établi, il faut ajouter que la bêtise, la jalousie et la crapulerie n’ont ni frontières, ni couleur de peau. Les “Blancs” portent leur paquet d’ignominies depuis l’Inquisition jusqu’au colonialisme et tous les “autres” aussi car ce sont des “noirs” qui vendaient leurs frères à l’horrible traite négrière organisée par les “blancs”.
Mais il ne faut pas nier la réalité présente, car ce serait faire le jeu de ceux qui tentent de pervertir notre jeunesse et qui collent dans la ville des affiches ainsi libellées : “Tu n’es plus seul (e) devant la racaille, rejoins-nous…” et qui partout se conduisent comme “la racaille” qu’ils dénoncent.
Je veux avoir de tout cela une vision purement niçoise, car la France étant un pays en pleine décadence dans tous les domaines, n’est plus un exemple, si tant est qu’elle l’ait jamais été pour nous, puisqu’elle ne nous a appris que la force et le non-droit en nous annexant illégalement.
En tant que Niçois, je ne peux tolérer qu’un groupuscule ultra nationaliste français dont le siège est à Lyon vienne se cacher à Nice derrière l’identité niçoise et en usurpe scandaleusement les symboles pour promouvoir des thèses extrémistes françaises, moralement et légalement condamnables.
“L’identité” que revendiquent les “identitaires” français, c’est-à-dire “l’identité blanche” n’a strictement rien à voir avec l’identité niçoise. “L’identité de race” xénophobe est l’antithèse de l’identité niçoise qui est une identité de cœur et de sensibilité, car à Nice, depuis vingt-cinq siècles on a toujours accueilli tout le monde. Il n’est pas acceptable que certains manipulateurs amalgament ces deux “identités” pour tenter de tromper la jeunesse niçoise et la précipiter sciemment dans de très dangereuses aventures.

Manipulation et viol de nos symboles

La manipulation est allée crescendo, comme le viol de nos symboles, et quelques jeunes Niçois égarés y ont mis la main, tous fiers, les malheureux, de jouer un rôle de petits chefs de bandes et de conspirateurs d’opérette.
On ouvre une permanence et on lui donne un nom niçois qui sonne bien, mais on peint sur la devanture une “Ségurane” en noir qui ne ressemble vraiment pas à la nôtre, mais au fantôme de la mort, car elle est cagoulée et n’ose montrer son vrai visage ; on rôde au stade pour racoler quelques jeunes en déshérence, désorientés par la situation affreuse dans laquelle nous a plongé la France, on leur bourre le crâne, on leur fait croire qu’ils seront maintenant protégés, qu’ils ont une nouvelle famille.
Les extrémistes de droite, quels qu’ils soient, ne défendent pas la cause “blanche”, si c’était le cas, ils commenceraient par donner le bon exemple. Ils tentent tout simplement d’exister et ne savent le faire que par la provocation permanente, ce qui donne une lamentable image de la “cause blanche” qu’ils prétendent défendre.
Dans cette situation délétère, il est facile aux extrémistes français de profiter de l’ambiance du stade ; dans l’excitation et les relents de bière, on arbore des croix celtiques, on agite des drapeaux noirs rouges et blancs portant croix latine, l’autre étant interdite, avant de faire plus tard lever le bras à quelques jeunes éméchés pour un salut nazi dont ils ignorent d’ailleurs la vraie signification.
Cela ne touche que vingt gamins et c’est déjà trop, mais ils en font tout un plat pour faire monter le mayonnaise “identitaire”. Et pour racoler plus large, sachant que l’identité niçoise à le vent en poupe, on usurpe sans vergogne les symbole niçois… Tous les crânes rasés de France sont convoqués à Nice pour “honorer” Catherine Ségurane, dont ils n’ont que faire, par des défilés aux flambeaux dans la grande tradition de la Nuremberg de jadis ; on reprend les slogans niçois, comme “Nissa rebela”…
Mais pendant ce temps, à Paris, la fameuse “identité” qui là n’est plus niçoise, mais bien extrémiste française, se manifeste autrement et montre son visage hideux : C’est l’hiver, il fait très froid, des malheureux errent dans les rues, et pour les aider on organise des soupes populaires… Mais en prenant soin d’y placer ostensiblement de la couenne de cochon pour que tout le monde ne puisse pas en manger…
Ces “bienfaiteurs” n’ont pas l’air de savoir qu’un estomac qui a faim n’a ni race ni religion et ils méritent d’avoir faim un jour pour s’en rendre compte à leurs dépens. Après d’aussi méritoires actions on envoie les jeunes à gauche et à droite en France ferrailler contre des groupes opposants, sans respect pour leur vie et leur avenir ; ici, la frontière étant proche, on les envoie même au casse-pipe en Italie, tandis que les chefaillons sont déjà dans le train, au moment où les jeunes se font cabosser la tête par les carabiniers.

Un crime contre Nice

Ces gens qui en nombre ne sont qu’une poussière ne vivent que par la provocation et la désinformation, ils pallient leur manque d’effectifs par une fracassante et lamentable publicité ; les “intellectuels” de pacotille qui manipulent ces groupes et mettent les jeunes en danger bénéficient d’appuis politiques et financiers occultes qu’il serait bon de démasquer, car les vrais responsables restent dans l’ombre même s’ils se manifestent très discrètement quand il faut présenter des garanties financières et des cautions.
Cette fois-ci, ils ont exagéré et se sont mis en marge de la société niçoise. A la fin du mois dernier, à une date qui curieusement coïncide avec l’anniversaire de la mort d’Adolphe, cette bella roba organise un Congrès à Nice où déboulent les crânes rasés, bien français.
Et ils osent faire de l’escalade pour voiler de noir la statue de Garibaldi ! Leurs pattes suant la haine sur la statue de Garibaldi, l’un des plus grands humanistes de tous les temps ! C’est un sacrilège, une profanation, un crime impardonnable contre Nice et les Niçois.
Et comme si cela ne suffisait pas, la horde de jeunes Français excités écume la ville et se livre, d’après ce qu’en a dit la presse, à ce qu’il ne faut pas craindre d’appeler une ratonnade, car les victimes, comme par hasard, sont des gens de couleur. Et les courageux croisés, jouant les premiers communiants, nient tout la bouche en cœur : ils étaient là par hasard en touristes, ils ont été attaqués, ce sont eux les victimes…
Les chefs “identitaires”, sur l’air de Dalida, envoient des messages électroniques pour défendre les jeunes aujourd’hui incarcérés : “Il venait d’avoir dix-huit ans, il avait le tort d’être blanc… Il est victime de la racaille…”. Non, il avait surtout le tort d’être assez niais pour ne pas comprendre le but réel que vous poursuivez en se servant de lui. Je me suis laissé dire que des cours de droit étaient dispensés aux membres de cette faune, pour leur apprendre à faire face à une garde-à-vue ; apparemment et si c’est le cas, ils ont bien retenu la leçon.

Qui est nazi n’est pas Niçois

Au stade on chante “Qui ne saute pas n’est pas Niçois !”, de même on pourrait chanter “Qui est nazi, n’est pas Niçois !…” Je ne jouerai pas au Lamentin comme les politiques, et je m’adresse surtout à le jeunesse niçoise, qui je le sais aime Nice par-dessus tout.
Ne laissez pas les extrémistes, ultra-nationalistes français, exporter leur idéologie néfaste à Nice, ne les laissez pas se cacher derrière l’identité niçoise pour mener des actions nationalistes françaises, ne les laissez pas usurper et traîner dans la boue nos symboles dont ils se servent comme faire-valoir, ne vous laissez pas tromper par quelques slogans en Niçois.
Je connais vos problèmes, tous les Niçois ont les mêmes, mais les ultra nationalistes français les aggravent au lieu de les résoudre. Je m’adresse aussi et surtout à la poignée de jeunes Niçois désorientés qui ont pu se laisser égarer et je leur dis : Ne vous laissez pas mettre en danger par des gens qui vous sacrifierons sans état d’âme à leurs rêves pervers ; si vous aimez Nice, vous ne pouvez servir une cause nationaliste française, ces gens nuisent à notre ville et ils n’hésitent pas à vous nuire aussi.
En ce qui concerne les croix celtiques, les saluts nazis et autres stupidités, je ne vous ferai pas un cours d’histoire européenne, on vous en a assez rebattu les oreilles ces temps-ci, et trop maladroitement, au point peut-être, de vous dégoûter et de vous détourner de la vérité. Moi, je ne vous parlerai que de Nice.
Plutôt que de vous faire des reproches, je n’évoquerai brièvement que quelques faits et ensuite, vous jugerez vous-mêmes ; vous aimez Nice, n’est-ce pas ? Je le crois.
Alors écoutez ceci : Durant la dernière guerre, l’ennemi a réduit les Niçois à la famine, déporté en masse les opposants, raflé les jeunes hommes pour le travail obligatoire en Allemagne, rançonné et ruiné l’économie locale, miné la ville avec plus de soixante mille engins de mort, endommagé nos structures hôtelières, détruit le port, fondu nos statues et détruit le Casino Jetée-Promenade pour en voler le bronze ; les bombardements alliés firent des centaines de morts, blessés et disparus, plus de 600 immeubles furent détruits ou endommagés. Et j’en passe.
Nice mit vingt ans à se relever de ce saccage. En août 44 le peuple niçois, seul et presque sans armes, s’est soulevé et honneur immense, s’est libéré tout seul après une seule journée de sanglants combats qui ont fait de nombreux morts dans ses rangs. Pendant l’occupation beaucoup de Niçois ont été martyrisés par la gestapo et son homologue italien L’OVRA qui torturait jour et nuit dans les caves de la Villa Lynwood à Cimiez.
De nouveaux Barbets se sont levés pour résister, ceux qui se faisaient prendre étaient torturés, assassinés et parfois même on leur arrachait les yeux. Max Barel, jeune et brillant polytechnicien niçois, a été atrocement mutilé pendant plusieurs jours et ses bourreaux, faute de pouvoir le faire parler, l’ont achevé en l’ébouillantant, Torrin et Grassi ont été pendus aux réverbères de la place Masséna et leurs cadavres exposé plusieurs jours aux regards des passants, des lycéens de moins de vingt ans comme vous, ont été pris en otage et jeté en prison ; un matin à l’aube, on est venu les chercher et on les a entassé dans un camion avec des résistants, dont trois femmes et un prêtre. Le convoi a longé le paillon, puis s’est arrêté à l’Ariane : les bourreaux ont libéré leurs proies dans un terrain vague, où quelques jours auparavant plusieurs résistants avaient déjà été assassinés. Là, les nazis ont massacrés les prisonniers à la mitraillette, rougissant encore une fois la terre niçoise du sang innocent de ses enfants.
Vous aimez Nice ? Alors les conclusions s’imposent d’elles-mêmes. Prenez conscience que ceux qui se disent vos amis et prétendent vous protéger vous déshonorent : en faisant le salut nazi, vous vous couvrez de honte car vous saluez l’idéologie de ceux qui ont martyrisé Nice et lâchement assassiné des jeunes Niçois comme vous.
Qui déclare ou cache des sympathies nazies, ne peut être Niçois. Et si, malheureusement il est né à Nice, il perd immédiatement l’honneur d’être Niçois et doit être considéré par tous comme un traître. Souvenez-vous que l’identité niçoise se mérite, qu’elle ne souffre aucune tâche et surtout pas celle-là, car c’est une tâche de sang innocent. En ce qui me concerne je demeurerai intransigeant sur ce point capital, et si j’en avais le pouvoir je bannirai tous les traîtres à Nice de l’autre côté du Var ; pour certains il faudrait les y jeter avec une pierre d’infamie au cou, si on ne craignait d’empoisonner les poissons. En attendant, je demande à tous les Niçois et en particulier à notre belle jeunesse d’établir autour d’eux un solide et infranchissable cordon sanitaire ; j’approuve les jeunes Niçois, qui sont aujourd’hui à la pointe du combat pour notre identité, quand ils occultent ou méprisent résolument et publiquement tout symbole de ce qui un jour a nuit à Nice. Ils sont dans la lignée d’Antigone qui brava la loi des hommes pour défendre la loi morale et Nice peut être fière d’eux. Demeurez Niçois, et rien que Niçois.

Voilà ce qui est dit, je l’aurais pas mieux dis…même si cette article date un petit peut, il reste au combien véridique

Entre temps les « identitaires » se sont amusé à refaire ce que leurs collègues de Paris et de Strasbourg font : la soupe au cochon.

Utiliser les démunis, comme ils ont utilisé l’identité niçoises pour promouvoir leurs idées racistes et xénophobes ! Ils ont montrés leurs vrais visages, celui d’ultra-nationalistes français qui n’ont que faire de l’identité niçoise et des démunies.

C’est l’identité française qui montre son visage, non l’identité niçoise. Déjà les quelques jeunes paumés qui ont étaient trompé en imaginant ces « identitaires » êtres niçois, voilà que ces mêmes jeunes paumés, qui ont eu des problèmes avec des voyous sont maintenant content de cette acte imbécile, car ils y voient une sorte de vengeance.

Je sais que des fois ont en à marre des agressions, des regards haineux et de tous le reste….mais les voyous sont les voyous…et faire l’amalgame entre quelques « racailles » et l’ensemble d’une communauté est bien là l’objectif de ces crapules…

Ce défendre des voyous qui nous attaques est une chose, mais s’en prendre à toute une communauté (et notamment aux plus démunies de cette communauté) en est une autre, car il s’agit là définitivement du vrai racisme dans lequel les « identitaires » essayent d’entraîner ces jeunes…

S’en prendre à la première personne venu parce qu’elle est de couleur ou servire de la soupe au cochon pour écarter les démunis de confession musulmane ou juive : là est le vrai racisme, et c’est ce que cherche les identitaires, notamment lorsqu’ils collent leurs petits autocollants où le mot « racaille » est utilisé à toutes les sauces, ce qui n’est pas sans rappeler les nazis utilisant le mot « vermine » à tous va pour désigner les juifs et tous ceux qu’ils considérés comme inférieur…

J’ai des amis noirs, arabes, de couleur et d’origines différentes….des gens respectables en tout point qui méritent pas d’être appeler « racailles ». Car un jour peut-être (je touche du bois pour que ça n’arrive pas) un de mes ami(e)s se retrouvera sous les coups d’une bande d'identitaires, comme se retrouvant sous ls coups d'une bande de racaille. Car les « identitaires » ne font aucune différence entre des gens convenables et des « racailles » (alors que pendant des siècles les niçois ont fait cette différence en acceuillant des gens d'ailleus du moment qu'ils venaient travailler et respecter Nice) car ils sont tous simplement raciste et xénophobe…

Ensuite lors de cette dégradante comédie de soupe au cochon, ils ont montré une bonne fois pour toute qu’ils étaient français et non niçois, car leur chef porté fièrement, cousu sur son blouson un gros drapeau français…

Cette épisode à suscité des réaction dans la classe politique, ce qui est une belle hypocrisie quand ont sait que le chef de section des niçoises des « identitaires » est membre de l’UMP….avec l’affaire de la soupe au lard, Estrosi craignant pour son image de marque à exclu le chef des « identitaires » de l’UMP qui fait appel de la décision !

            Ensuite, les « identitaires » qui se prétendent niçois ont montré encore une fois de plus la preuve qu’ils n’ont que faire de l’identité niçoise, car ils ont récemment rencontré en Italie leurs et s'approchant de la Ligue du Nord (mouvement d'extrême-droite) dont le quotidien publie beaucoup d’articles contre Garibaldi ! Notre héros, le plus grand des niçois ! Celui qui était le porte-étendart de la souveraineté de Nice ! Comment les « identitaires » peuvent-ils se dirent niçois avec ça ?!

Vous êtes prévenus maintenant sur ceux que sont les « identitaires », un ramassis de néo-nazi français se cachant derrière l’identité niçoise et l’humanisme pour véhiculer des idées dont Nice fut la victime il y a 60 ans et cherche à franciser un peu plus Nice ! Les « identitaires » sont définitivement des ennemis de Nice, qui un jour seront jeté dehors à grand coup de pied au cul comme l’ont été leurs « pères spirituels » en 1944 !

Posté par Nebla à 02:41 - DOSSIER POLITIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1