PAÏS NISSART

Benvegut a Nissa - Bienvenue à Nice et en Pays Niçois

15 septembre 2009

Election partielle dans le 6ème canton de Nice, le grand vainqueur est ... l'abstention

6e_canton Le candidat d’Estrosi, l’UMP  Lauriano Azinheirinha à « largement » remporté, ce dimanche 13 septembre 2009, l’élection partielle dans le 6ème canton de Nice avec 2 047 voix (59,44%) contre le candidat socialiste Xavier Garcia avec 1 397 voix (40,56%). Mais il est à noter, qu’au vu de l’important taux d’abstention (dépassant les 78 % sur les deux tours) le candidat de la mairie est élu par moins de 12% des 17 093 inscrits dans ce canton !!! Il fait encore mieux que son collègue Benoît Kandel, premier-adjoint de Nice qui à été élu récemment dans le 12ème canton par 18% du corps électoral (pour mémoire 2 244 voix sur 12 311 inscrits !).

La cerise sur le gâteau étant la chute de l’UMP en l’espace d’un an et demi. Car ce canton était renouvelable en 2008 pendant la période des élections municipales (on rappele que si ce canton était de nouveau en jeu c’est suite à l’invalidation de son conseiller général l’UMP Jean-Pierre Mangiapan). En 2008 l’UMP remporta ce canton avec 5 822 voix (Mangiapan étant de plus seul candidat au deuxième tour car son adversaire pour le deuxième tour, Pierre Laigle oublia de déposer sa candidature à la Préfecture), un an et demi plus tard l’UMP aura perdu 3 775 voix !!! Une véritable performance !!!

A noter aussi le recul du groupuscule (d’extrême-droite français se faisant passer pour des Niçois) des identitaires…Car malgré toutes les manipulations de chiffres qu’ils peuvent faire (en disant notamment qu’il progresse en 1 an et demi en passant de 5 à 7%). En pourcentage peut-être grâce au fort taux d’abstention. Mais en réalité lorsqu’on regarde le nombre de voix (ils ne parlent jamais du nombre de voix qu’ils font) ils sont en fort recul. En 2008 dans le 6ème canton, le groupuscule rassembla 467 voix….un an et demi plus tard dans ce même canton et avec le même candidat, ils font 273 voix, soit une perte de 194 voix !

Pour conclure cette abstention monstre est la traduction d’un mécontentement et d’un dégout grandissant de la part des citoyens envers les partis français. On peut donc aussi penser que la sauce estrosienne à de plus en plus de mal à prendre. M. Estrosi peut-il encore sérieusement penser nous faire avaler, maintenant, que chaque victoire de ses candidats est une preuve « que les Niçois continuent d’approuver la politique de la mairie » ? Alors que ces candidats en particuliers (et ceux des autres partis parisiens jacobins en général) n’ont plus aucune véritable légitimité….

 petition

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17 mars 2008

2ème tour des élections

Estrosi : 41,33 %

Allemand : 33,17 %

Peyrat : 25,50 %

M. Estrosi à (malheureusement) gagné, l’avenir montrera qu’on avait raison et qu’il n’est pas le « maire » dont Nice avait besoin (c’est pas faute d’avoir prévenu pourtant).

Mais il y a des consolations :

La première : le score de M. Estrosi…très loin de ce qu’annoncé le journal local dont on connaît le partie prit. Il est loin le temps où le journal locale annoncé dans son premier sondage truqué une victoire dès le premier tour du candidat de Paris à 51%. M. Estrosi à été élu a un peu plus de 40% certe… mais ce que je vois surtout c’est les 60% d’électeurs restants qui n’ont pas voulu d’Estrosi....

Même s’ils n’ont pas été unis (ce qui est dommage, car si les Niçois cesser d’être intoxiqué par les partis parisiens et à sortir de ces clivages, ont aurait mit à la porte M. Estrosi dès le premier tour) c’est tout de même plus de la moitié des électeurs qui n’ont pas voulu du représentant de Paris.

La deuxième consolation est que M. Ciotti, le bras droit de M. Estrosi, à été battu dans le premier canton, ce qui met quelque peu des battons dans les roues du « système Estrosi » car M. Ciotti était le successeur tout désigné de M. Estrosi à la présidence du Conseil général, seulement il fallait que le « Gollum » (comme il est parfois « affectueusement » surnommé) soit Conseiller général, ce qui n’est pas le cas. Non seulement le « système Estrosi » s’est enrayé, mais surtout on empêche le premier canton, cœur historique de Nice de tomber entre les mains des parisiens.

Autre consolation, la LRLN devrait très certainement rentrer au Conseil municipal en la personne de son président, Alain Roullier. L’alliance entre le maire sortant et Alain Roullier permettait dans tous les cas (en cas de victoire : 6 conseiller municipaux, 3 maires-adjoints et en cas de défaite 1 conseiller municipal) à la LRLN d’être représenté au Conseil municipal.

Nous devons rester mobilisé car le combat pour Nice continue…et maintenant le combat se retrouvera également au Conseil municipal…

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15 mars 2008

Interview d'Alain Roullier, président de la LRLN

Que pensez-vous des résultats du premier tour des municipales ?

Nice a résisté au système Estrosi, en plaçant ses principaux concurrents. Le maire que l’on disait derrière le candidat socialiste est devant lui. Mais beaucoup trop de Niçois, et en particulier les « Niçois administratif » se font des illusions. Des illusions sur la capacité de M. Estrosi à gérer la ville, et des illusions sur l’état de la France. Quand on a élu M. Sarkozy  triomphalement à Nice (avec il faut le dire un nombre très important d’abstentions) j’ai dis à mes proches : « dans huit mois on lui jettera des pierres ». Et bien je dirai de même, si par malheur M. Estrosi était élu maire de Nice.  Je ne suis pas devin mais seulement logique : comment croire à des promesses éhontés alors que celui qui les fait ne pourra manifestement pas les tenir ? Bien sûr, il est facile de se cacher la tête dans un sable comme l’autruche ; c’est confortable : il fera ceci ou cela, il donnera, il résoudra ect, ect…. Il fera tout et nous n’aurons aucun effort à faire… C’est de la lâcheté morale pure et simple. Quand on ne veut pas voir la vérité en face, on ne conjure pas les périls, on les subira de plein fouet. Voilà ce qui risque d’arriver à Nice et qui arrivera inéluctablement si M. Estrosi est élu.

Comment analysez-vous ce résultat ?

Il semble qu’un nombre importants d’électeurs se sont défoulés et ont voulu montrer leur mécontentement. Bien, maintenant qu’ils ont fait, je pense qu’ils vont passer aux choses sérieuses : qui va diriger Nice durant six ans ? Manifestement, le passé et le présent prouvent que M. Estrosi n’est pas apte, à gérer Nice. Non seulement il n’en a pas la stature, mais les problèmes qu’il a semés en Nouvelle-Calédonie montrent sont autoritarisme et son manque de diplomatie. Pour le reste, il suffit de se remémorer toutes les affaires niçoises pour en juger. Ceux qui ne veulent pas voir la réalité porteront une très lourde responsabilité. Comme des moutons de panurge ils se précipitent dans le précipice, mais pire encore, ils y entraînent Nice. Je pense néanmoins que ce premier tour est, disons, un tour « d’humeurs », le second sera, je l’espère, un tour de bon sens. Le maire n’a pas subi l’effondrement prédit par le monopole de presse et il est normal que les Niçoises et les Niçois aient manifesté leurs sympathies particulières à diverses tendances. Le choix étant maintenant restreint, je pense qu’ils iront à l’essentiel : éviter à Nice d’être embarquée dans l’aventure estrosienne dont nous suivons les édifiantes péripéties depuis 25 ans. Ce serait suicidaire, et on ne suicide pas par mauvaise humeur, on prend sur soi et l’on fait ce qu’il faut faire.

Et des cantonales ?

Dans le 1er canton il était difficile de résister aux deux candidats très médiatisés. Nous avons essayé et nous pouvons faire barrage au système Estrosi. Je me suis retrouvé en 3e position devant les représentants de partis nationaux, c’est un signe fort. Partout, les candidats que soutenaient la Ligue ont bien résisté. C’est prometteur pour l’avenir. Le monopole de presse niçois a indiqué que j’avais fait le plus mauvais score des candidats soutenu par le maire ; mais en réalité, je passe avant les Communistes, le MoDem, les Verts, le Front National etc. Je suis habitué aux gracieusetés du monopole à mo, égard. Je ne vous dirai pas ce que j’en pense. Les footeux déploient souvent un calicot au stade, où il est inscrit : « Nice-Matin, journal de propagande anti-niçois ». je n’ai rien à rajouter, sinon qu’au vu de sa ligne rédactionnelle lors de la présente campagne électorale, les footeux sont encore indulgents.

Que pensez-vous des chefs de liste aux municipales ?

Le maire est serein et très lucide, il pense au sort de Nice et non à lui-même, M. Allemand semble être sur un nuage rose et rêver obsessionnellement à la mairie de Nice, son mandat régional ne suffisant pas à satisfaire son appétit politique ; M. Estrosi dévide mécaniquement ses écheveaux de promesses et d’illusions comme il le fait depuis six mois, même s’il semble lâché par Paris ; M. Mottard pour qui j’ai quelque estime à titre personnel, au point d’avoir appelé à voter pour lui en 2001 au second tour des municipales, va être éliminé provisoirement de la vie politique et c’est dommage, mais lui a un emploi contrairement à d’autres, ce qui lui permet de demeurer un homme libre, chose rare en ce bas monde. M. Cael fait de la politique et ses électeurs niçois s’intéresseront de l’espère au sort de Nice, plutôt qu’aux consignes et combinaisons parisiennes. Madame Schénardy a pris ses responsabilités ce qui est tout à son honneur… quant aux petites formations, le défaut de proportionnelle, les prive d’expression et les contraint à s’agglutiner à de grands partis ou à se faire laminer, ce qui est regrettable.

Que dites-vous aux Niçois à cette heure ultime ?

Il n’y a que ceux qui ont des œillères ou qui ne veulent pas voir qui privilégient une étiquette politique à l’homme qui l’a collée au front ; en ce qui concerne qui vous savez, il se l’est décollée du front et n’ose même plus la faire figurer sur les affiches… cette attitude est tellement  lamentable, que même si j’étais un de ses clients, je ne voterai pas pour lui. Cela montre son caractère, ou pltôt son manque de caractère. Les Niçois sont suffisamment informés, du moins je l’espère, pour éviter le pire à Nice. M. Estrosi a osé je crois parler du « holdp-up démocratique » auquel se serait livré le maire, c’est un comble ! M. Estrosi est conseiller général, député, président du conseil général, secrétaire d’Etat, son second, M. Ciotti est député, et il veut devenir conseiller général…

Cette outrance dans la cumulation est non seulement malsaine mais antidémocratique d’autan qu’elle est appuyée par d’énormes moyens. On ne peut laisser tomber Nice et le département dans les mains de cumulards qui entassent les mandats électoraux comme s’ils en faisaient collection ; la démocratie voudrait que chaque tendance soit représentée dans les instances municipales, régionales et départementales de manière à garantir un équilibre. On me rétorquera que les citoyens votent ; je répondrai qu’ils ne votent plus car ces sont souvent élus par une fraction non majoritaire du corps électoral, quand un élu ne représente que le quart des inscrits, il ,’est pas légitime ; les gens ne votent plus parce qu’ils sont écœurés par ce système verrouillé qui confisque la démocratie au profit des partis. Quand on a vu durant plus de six mois cet incroyable matraquage médiatique en faveur de M. Estrosi dans la presse régionale, on ne se fait plus d’illusion sur leur « démocratie » ; c’est un mot souillé, décati, qui fait honte eu égard à la situation réelle.

Je veux dire aux Niçois que six ans c’est long et l’on peut durant ce temps faire beaucoup de dégât irréparables. Ne cédez pas aux sirènes qui promettent à Nice un paradis de pacotille. Sarkozy vient de sceller le destin de Nice en choisissant un tracé de TGV passant par Marseille, ce qui freinera le tourisme dont elle a besoin pour vivre. Le ministre-candidat s’est gargarisé de sa position au gouvernement pour aider Nice : quelques jours avant les élections le président de la République annonce un train d’aides à Marseille, un tracé de TGV qui défavorise Nice et il déclare la bouche en cœur que la capitale française de l’Union méditerranéenne sera Marseille. Et M.Estrosi son « ami » est ministre ! Alors à quoi devons-nous nous attendre s’il est élu, puisqu’il devra laisser son ministère !!

Qu’est-ce que vous nommez « le système Estrosi » ?

Tout le système Estrosi est virtuel, il tien sur les effets d’annonces et la puissance médiatique. On « communique » on annonce n’importe quoi, n’importe comment, plus c’est gros, plus cça passe. La communication sert à anesthésier les gens par de doux rêves, qui leur font oublier le triste quotidien. Parler sans cesse, affirmer que l’on fera et en rajouter toujours plus, voilà à quoi certains passent leur temps ; on les voit partout, dans la presse, dans les inaugurations, aux funérailles, dans les festins… Ils sont en avion, en bateau, en hélicoptère… Quelqu’un qui travaille vraiment ne peut que s’interroger : mais où prennent-ils le temps pour traiter les dossiers ? la vérité c’est qu’ils se moquent des dossiers, parce que le vrai travail laborieux ne se voit pas ; eux occupent le terrain, le champ médiatique, ils sont là où le public peut les voir… Et à force de les voir le public s’habitue à eux et comme ils sont partout à la fois, on pense qu’ils sont sur tous les fronts… Leur seul front c’est la captation de l’image… il faut être sur la photo ou devant le champ des caméras… car cela apportera des votes lors des élections. Le système est totalement corrompu car en plus ils vampirisent la valeur des autres : on se fait filmer serrant la main d’un grand sportif, alors que l’on ne fait pas de sport, d’un grand médecin, alors que l’on se moque de ses travaux, d’un grand peintre, alors que l’on apprécie pas la peinture… Et l’image du politique est associée dans le public au sport, à la médecine, à la peinture, etc. par la seule magie de l’image. Mais l’image ce n’est qu’une apparence alors que gérer c’est du concret. Les politiciens d’aujourd’hui sont pour la plupart des personnages de théâtre, voilà pourquoi tput va si mal dans ce pays. Et MM Sarkosy et Estrosi illustrent parfaitement mes propos.

Il faut que les Niçois opposent leur bon sens traditionnel à la démagogie pure, qu’ils restent fermes, écartent les outrances, et votent en bons pères de  famille comme on dit. Dans la situation actuelle, nous ne pouvons que rejeter M. Estrosi et reconduire M. Peyrat qui est maintenant entouré de la société civile et débarrassé de ceux que nous avons subis. Ces derniers se retrouvent sur la liste Estrosi…

Que pensez-vous de la liste de M. Estrosi ?

On y retrouve toute la bande qui à ruiné Nice et à fait porter le chapeau à Jacques Médecin. Ils se sont faits tous petits à sa chute, et puis, peu à peu, ils sont revenus… et maintenant ils bombent le torse. Le père de l’un d’eux a détourné 400 millions dans l’affaire Nice-Opéra et son épouse a touché des subventions injustifiées… j’en passe et des meilleures. Et ils parlent d’honnêteté ! Il y a aussi un « historien » qui n’a jamais rien écrit du tout et qui connaît l’histoire de Nice comme moi le langage Batéké, un journaliste-écrivain qui fait de la compilation, une ancienne quart-de-gloire de la télévision… Ceux qui vont voter cette liste hétéroclite porteront au pouvoir une nouvelle fois, une bonne partie de ceux qui ont sévi à la mairie. Quant ç la tête de liste, nous en savons assez sur lui pour que je n’en parle pas.

Le mot de la fin ?

Je dis aux Niçoises et aux Niçois : soyez responsables, réfléchissez bien, privilégiez le solide aux bulles de savon et ayez bien conscience qu’une mandature dure six ans. Si vous vous trompez, c’est vous et nous tous qui en subirons les conséquences. Mais ceux qui se sont laissé berner, devront subir en silence et ne pas se plaindre. J’ai confiance dans le bon sens des Niçois, et je forme les vœux pour que Nice ne tombe pas dans des mains malfaisantes.

Issa Nissa !

Posté par Nebla à 22:39 - ELECTION - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les forces d’union niçoises ont résisté au « hold-up » démocratique parisien…

Les forces d’union niçoises ont tenu le choc, bien qu’elles aient été malmenées par le candidat de Paris et ses nombreux relais, au premier rang desquels le monopole de presse niçois qui s’est distingué par un partit pris éhonté comme on a pu le constater. Le dernier sondage paru dans le monopole s’est contredit par les urnes : M. Estrosi ? le candidat parisien que l’on créditait de 39% n(a obtenu que 35,80%, le maire sortant que l’on crédité de 22% a obtenu 23,14%, le candidat socialiste que l’on créditait de 20% a obtenu 22,3%.

Nous sommes aussi très loin du premier sondage paru dans le monopole en novembre 2007 qui donnait M. Estrosi vainqueur au premier tour avec 51% des voix. C’est la preuve absolue que les sondages ne sont pas fiables du tout, surtout s’ils sont commandés et payés par les amis de celui que l’on retrouve en tête…la première victime au soir des élections municipales à Nice, c’est la crédibilité des « sondages » du monopole de presse niçois…

M. Estrosi est en forte baisse, MM Peyrat et Allemand eux sont en hausse, rien n’est donc joué car la liste d’union du maire sortant, dispose d’une réserve de voix qui fait défaut au candidat parisien, des négociations sont en cours pour élargir cette union. En outre, les abstentionnistes qui forment le premier parti niçois, peuvent peser d’une façon déterminante sur le résultat final : une seule fraction d’entre eux peut faire basculer une situation.

Le premier tour d’une élection permet d’ordinaire de laisser la place aux sensibilités particulières de chacun tout en dégageant les courants majoritaires ; le second tour donne le choix entre les seuls courants majoritaires. Après avoir exprimé leurs sympathies ou leur mécontentement, les électeurs doivent dépasser ces convenances personnelles pour ne songer qu’au bien commun. Le choix final entre deux ou trois candidats restant en lice se base logiquement sur des critères plus solides que les effets d’annonce, à savoir la compétence, l’honnêteté et la capacité de gérer. Un homme qui use et abuse de la « communication » n’agit que dans le virtuel il ne fait pas le poids quand il s’agit de gérer une grande ville ; M. Estrosi ne fait que promettre, alors que son concurrent direct, à savoir le maire sortant, réalise…

Ce que l’on nomme « communication » n’est que l’ancienne « publicité » de notre enfance, revêtue de modernes atours. Celui qui a un bon bilan n’a nul besoin de publicité, car ce qu’il a fondé témoigne de ses capacités à gérer. A Nice, M. Estrosi et le maire sortant s’affrontent : l’un fait son fonds de commerce de l’hypothétique et du rêve, l’autre s’appuie sur du concret… Certes les rêves son agréables, mais à très brève échéance ils cèdent toujours la place à la réalité comme on le voit actuellement ; une réalité d’autan plus dure que le rêve annihile l’énergie, émousse la détermination, et paralyse l’esprit d’entreprise, qualités indispensables pour faire face aux difficultés. Dans notre monde sur médiatisé les apparences règnent, mais le bon sens populaire doit prévaloir dans le domaine important qu’est la gestion d’une cité. Dans le cas d’espèce de Nice, les Niçois disposent de nombreux points de comparaison entre les deux candidats, ce qui devrait les conduire à éliminer celui qui par une gestion calamiteuse de ses propres affaires de l’endettement croissant du Conseil général qu’il préside a largement prouvé sa totale inaptitude à gérer le budget de la cinquième ville de France.

Les forces d’union niçoises ont donc bien résisté au rouleau compresseur parisien ; elles n’ont pas permis au candidat faiseur de miracle d’avaler Nice toute crue comme ses thuriféraires l’avait annoncé à grand renfort de tambours et trompettes ; gageons que l’union pour Nice s’élargira et que le bon sens des Niçois prévaudra contre les mirages de la politico-fiction… d’autan qu’en fait de mirage, celui qui les agite devant nos yeux voyage lui, sur le dos du contribuable en Falcon à 138 000 euros…

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14 mars 2008

Devedjian : « Estrosi devra choisir entre Nice et un ministère… »

Cette étonnante déclaration est tombée comme un couperet sur le cou  de M. Estrosi. Elle le prive de son principal argument, ç savoir le soutien qu’il pourrait apporter à Nice du fait de sa présence au gouvernement. Adieu veaux, vaches et cochons… ceux qui imaginaient ou prédisaient une pluie d’or sur Nice peuvent mettre leurs espoirs en berne. Cet argument était déjà ridicule en soi du fait que l’Etat est en faillite et qu’un particulier dasn la même situation n’échapperait pas à la déconfiture ; comment croire à telles sornettes ? l’Etat transmet de plus en plus de compétences aux régions en leur laissant le soin d’en assurer la charge financière, des milliers de postes seront supprimés cette année dans la fonction publique, le remboursement de nombreux médicaments est minoré, tout augmente, on prévoit des taxes sur le poisson, les hôtels etc. et le pire est à venir.

Il faut être naïf pour croire à la « pluie d’or » alors qu’il faut s’attendre à Nice comme ailleurs à une pluie de factures, de hausses et de taxes. L’Etat, en France a tellement réduit les citoyens au statuts d’assistés, que même en faillite on rêve encore de subventions.Beaucoup de gens n’ont pas encore bien compris ce que signifie la faillite de l’Etat, ils en parlent comme si cette douloureuse vérité était une abstraction. Ils n’ont pas conscience que ce sont eux qui sont en faillite et qu’ils devront payer.

M. Estrosi a aussitôt annoncé qu’il quitterait le gouvernement s’il était élu maire de Nice, sans bien sûr préciser, le bon apôtre, que cet acte présenté comme un sacrifice, lui était imposé et ne résultait pas de sa volonté. Pas un mot n’ont plus sur ses promesses passées. Tout l’Art de passer discrètement ce qui gêne en pertes et profits. Alors, les cent projets, mirobolants qui va les financer ? Compte-t-il faire comme au Conseil général qui a vu sa dette passer de 93 million € en 1993 à 542 million € aujourd’hui ? M. Estrosi ne sait donc pas compter, il ne sait apparemment pas que dans un bilan, tout débours doit être compensé par une recette. Il conviendrai qu’il chiffre ses projets démagogiques (pour certains irréalisables ou inutiles) et dise franchement aux Niçois combien ils devront payer. Et pendant combien de générations, car la grande mode, c’est de reporter sur les générations futures les dettes que fait celle-ci. Cette pratique immorale est maintenant admise, ainsi nous laisserons à nos enfants, un monde pollué, une économie ruinée, une immoralité croissante, une perte d’identité, et en prime, une montagne de dettes ! Compte tenu de tout cela, ceux qui envisagent de voter pour M. Estrosi devraient signer un engagement de payer seuls les dettes qu’il fera.

L’annonce de la mise en demeure, puis de la pirouette estrosienne fait des vagues. Sur un site Internet on peut lire : « Pas encore élu, il nous ment déjà ! Voilà le premier mensonge d’Estrosi : n’avait-il pas affirmé qu’il profiterait pour aider Nice à se développer, qu’il pèserait de tout son pods pour aider Nice ? Sa dernière annonce apparaît fortement comme une tentative catastrophée pour tenter de sauver les apparences et s’assurer de gagner une ville qui semble bel et bien se refuser à lui ». L’on peut s’interroger aussi à juste titre avant de voter sur la hâte que l’on semble avoir à Paris de se débarrasser de M. Estrosi pour le refiler aux Niçois : il a, il est vrai, rallumé le feu en Nouvelle-Calédonie et accumulé les fautes et boudres ; le classement des ministres pour leur efficacité publié par Le Point en janviers dernier le classait 27e avec 9,4/20… il a dû encore baisser depuis l’affaire du Falcon à 138 000 €. Sans doute aussi, les RG ont-ils fait remonter à Paris le tintamarre provoqué par la bruyante batterie de casseroles que l’on a ressorti des placards et qui traînent sur tous les sites Internet. Depuis 25 ans, il a en effet abondamment alimenté la chronique sulfureuse Niçoise comme le rappellent toutes les coupures de presse de l’époque. Certains à Paris, semblent vouloir profiter de l’aubaine des municipales pour mettre M. Estrosi sur la touche et le reléguer loin de la capitale. Ils sont bien gentils, mais ils auraient pu l’envoyer ailleurs.

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Dernière minute : Communiqué de M. Roullier aux électeurs du 1er canton

« M. Ciotti se répand en propos méprisant sur mes électeurs et
moi même, je leur demande donc de renvoyer à Paris ce représentant pur
et dur du jacobinisme français en votant massivement pour M. Concas ; je
demande à tous les électeurs du 1er canton de faire de même. Le mot
d'ordre de la Ligue est : pas une voix pour Estrosi aux municipales et
pas une voix pour Ciotti dans le 1er canton »

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13 mars 2008

Aux électeurs du 1er et 13ème canton

Communiqué de M. Alain Roullier. Aux électeurs du 1er canton

« Je remercie les électrices et les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur mon nom et celui de Mme Cotta ma colistière. Ma candidature avait pour but de servir ce canton que j’aime et de ne pas le laisser tomber aux mains de M. Ciotti. Les voix des électeurs n’appartiennent à personne et je ne donnerai donc pas de consignes de vote, je tiens cependant à dire ce que je pense : M. Ciotti représentant du système jacobin pur et dur ne servirait pas ce canton, c’est ce canton qui servirait ses ambitions politiques. Je pense que mes électeurs, en toute libertés et conscience, saurons en tirer les conséquences. »

Communiqué de M. Alexandre Roy. Aux électeurs du 13e canton

« Ma suppléante et moi remercions les électrices et les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur notre candidature dans le 13e canton et nous ont permis de franchir la barre de 5%. Je leur donne rendez-vous lors de prochaines échéances électorales »

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12 mars 2008

Communiqué de Mâitre Jacques Peyrat

Un maire pour rassembler

Le score que m’ont permis d’atteindre les Niçoises et les Niçois pour le premier tour des élections municipales qui me place en seconde position m’a procuré une grande satisfaction. Je tien à exprimer aux 28 161 électrices et électeurs mes chaleureux remerciements et leur dire toute ma gratitude.

Ce premier tour a été difficile car j’avais à affronter notamment le Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Président départemental de l’UMP même s’il n’a pas mis le sigle de l’Union pour un Mouvement Populaire sur ses affiches, mais également la cohorte de Députés, Conseillers Régionaux, Conseillers Généraux, Adjoints et Conseillers Municipaux qui m’ont trahit pour figurer sur sa liste : en fait tout «l’Establishment » de la Ville puisqu’on peut considérer cette liste comme la liste officielle du parti majoritaire au pouvoir.

Ainsi sans investiture, suspendu par l’UMP, sans le soutien des élus qui avaient conduit avec moi les travaux structurants de la ville qui avaient lancé la Communauté d’Agglomération et réalisé les équipements communautaires dont chacun profite aujourd’hui, j’ai avec celles et ceux de mes colistiers qui me sont restés fidèles, obtenu un score de 23,14%.

Le premier sondage bien sûr ne me donnait pas ce pourcentage et les sondages plus récents laissaient entrevoir qu’il ne concrétiserait pas. Ce score, je le dois aux Niçois qui ont compris qu’avec mes collègues et les fonctionnaires territoriaux, j’ai mis tout mon engagement et toute mon ardeur à sortir cette Ville du marasme dans lequel je l’avais trouvée à la suite d’une gestion hasardeuse de la part de mes prédécesseurs dont certains se retrouvent d’ailleurs sur la liste de celui qui déclare aujourd’hui qu’il démissionnera du Gouvernement s’il est élu et qui déclarait il y a peu encore qu’il souhaitait être à la tête d’un grand ministère surtout s’il était élu Maire de Nice pour faire profiter la Ville de ses relations privilégiées tant avec le Chef de l’Etat qu’avec les membres du Gouvernements.

Ce n’est donc plus autour de la table du Conseil des Ministres qu’on défend le mieux les dossiers de Nice et du département des Alpes-Maritimes !! On peut se poser dès lors des questions : est-ce que l’Elysée a déjà fait le bilan chaotique des actions du Secrétaire d’Etat de l’Outre Mer ? Je pense que vous avez noté qu’a peine plus d’un électeur sur trois fait confiance au Secrétaire d’Etat candidat. On est loin du premier sondage.

Le peuple de Nice ne s’est pas laissé abuser par les promesses qui sont autant de surenchères présentées avec une habileté de communication dont je reconnais que j’en ai pas la même facilité. Le quotidien Nice-Matin du 11 mars 2008 nous annonce un abandon supplémentaire de Nice sacrifié au profit  de Marseille. Monsieur Nicolas Sarkozy a confirmé par écrit au maire de Marseille qu’il soutient le tracé Sud-Est passant par Marseille plutôt que celui passant au Nord d’Aix-en-Provence qui permettait de mettre Nice à moins de quatre heures de Paris. De plus, le Chef de l’Etat a déclaré : « donner à Marseille les moyens de jouer un rôle de premier plan dans l’union pour la Méditerranée… La Capitale française de l’Union pour la Méditerranée s’appellera Marseille. ».

Je laisse à votre appréciation ce double discrédit apporté au développement économique de la Ville et du Département des Alpes-Maritimes. J’appelle au grand rassemblement de celles et ceux qui ont conscience qu’être soumis aux impératifs d’un parti n’est pas une bonne approche pour la festion municipale.

89 742 concitoyens ne se sont pas déplacés pour accomplir leur devoir civique. Je les exhorte à le faire fain de soutenir la liste que j’ai l’honneur de conduire qui est une liste de rassemblement, qui n’est pas une liste de notables, qui n’est pas une liste de professionnels de la politique, qui n’est pas une liste de « l’Establishment ».

C’est une liste de celles et ceux qui représentent toutes les catégories socioprofessionnelles, tous les quartiers, toutes les confessions, une liste des jeunes actifs, des seniors, qui veulent apporter leurs compétences et leurs expériences de travail à notre cité. Mes colistiers représentent le peuple de Nice dans sa diversité et dans son engagement aux valeurs d’initiative, de responsabilité, de liberté que nous partageons tous, en dehors de toutes les inféodations à une formation politique nationale ce sont des hommes et des femmes de convictions dont la situation, la proximité est d’être à l’écoute de chacune et de chacun de nos concitoyens.

Ce rassemblement que je propose est un rassemblement de bonne volontés, le plus large possible de la Gauche à la Droite. Je ne prône pas l’ouverture, je l’ai déjà réalisée durant les deux mandats précédents. Je ne fis que la concrétiser à nouveau. C’est dans cet esprit que j’appelle les électeurs qui se sont exprimés pour des candidats qui ne seront pas aux deuxième tour à rejoindre ce rassemblement Niçois où par-delà les partis, chacun pourra savoir que ses espérances seront prises en compte.

Propreté, sécurité, équipements de petite enfance, éducation, développement économique seront des priorités qui deviendront réalité puisque les grands équipements structurants dont nous avons besoin sont déjà réalisés, et que les autres grands projets peuvent être financés sans difficultés. Mon premier mandat a été consacré au redressement financier de la ville et au rétablissement des marges de manœuvres. Mon second mandat est celui des réalisations des grands équipements structurants. Maire qui à redressé les finances puis, Maire « bâtisseurs » je souhaite être désormais, le Maire  « rassembleur ». il est temps de faire cesser les luttes stériles entre la droite et la gauche.

Pour cela, je propose des mesures concrètes :

-          une entrée de l’opposition à la Communauté d’Agglomération, avec la désignation de trois Vice-Présidents de gauche.

-          Une désignation d’un Vice-Président de gauche pour le Centre Communal d’Action Sociale pour lutter ensemble contre la paupérisation et renforcer les solidarités.

-          Je nommerai un élu d’opposition à la tête de la mission de préfiguration de la Fondation Azuréenne pour le développement durable que j’entends créer.

Au-delà des clivages traditionnels droite-gauche, il devient prioritaire de travailler ensemble sur les problèmes de gestion de notre territoire. C’est ce message que j’adresse à toutes celles et tous ceux qui savent qu’ils peuvent me faire confiance.

Jacques Peyrat

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Communiqué de presse du maire de Nice sur la LGV

Ligne à Grande Vitesse et capitale de l'union pour la Méditerranée : le Président de la République a préfér le maire sortant Jean-Claude GAUDIN au Secrétaire d'Etat candidat Christian ESTROSI

Le projet de Ligne à Grande Vitesse est vital pour l’avenir de Nice et de la Côte d’Azur tout comme le choix du tracé de cette LGV qui engagera l’avenir de la Côte d’Azur. Cette décision devait être prise en juin 2008. Tous les élus locaux avaient choisi de ne pas politiser le débat. Le Président de la République en a décidé autrement en affichant son soutien à Jean-Claude GAUDIN et à un tracé passant par la gare de Marseille plutôt qu’un tracé direct vers Nice et l’Italie.

Ce choix est tout sauf neutre car il revient à sacrifier la Côte d’Azur sur l’autel des municipales au profit de Marseille et de Toulon.

Deux tracés sont en effet actuellement étudiés par Réseau Ferré de France :

  • un premier tracé appelé « Métropoles du sud » relie Marseille, Toulon, Cannes et Nice pour un coût d’environ 7 milliards d’euros, un second tracé nommé « Provence Côte d’Azur » relie directement Nice au nord de l’agglomération marseillaise pour un coût d’environ 5 milliards d’euros.

Seul ce tracé direct « Provence Côte d’Azur » est de nature à répondre aux enjeux majeurs d’une nouvelle ligne à grande vitesse :

  • avec un temps de parcours réduit de 20 minutes vers Paris ou Barcelone, la solution « Provence Côte d’azur » est la seule qui puisse inscrire réellement Nice dans l’arc méditerranéen qui reliera Madrid et Barcelone à Turin, Milan et Rome ;

  • avec une économie de 2 milliards d’euros (le coût de 5 lignes de tramway !), la solution « Provence Côte d’Azur » est la seule qui puisse être financée au cours des prochaines années ;

  • ce tracé est compatible avec une desserte de qualité de l’agglomération marseillaise.

Le choix de toute autre solution conduira nécessairement à privilégier la liaison Lyon-Turin pour relier l’Espagne à l’Italie et à retarder la réalisation de la LGV dans notre région qui verra les nombreux autres projets, moins chers et plus rentables, (LGV Lyon-Turin, LGV Bretagne, LGV Rhin-Rhône, LGV Tours-Bordeaux, LGV Bordeaux-Espagne, LGV Montpellier-Perpignan, LGV Bordeaux-Toulouse, LGV Poitiers-Limoges) se réaliser avant.

Sans LGV, la Côte d’Azur se tiendra à l’écart des grands flux d’échanges économiques du XXIème siècle. Notre aéroport risque la saturation et les contraintes environnementales qui pèsent sur le transport aérien réduiront certainement les possibilités de déplacement en avion sur des distances courtes et moyennes. L’ensemble des métropoles européennes seront très prochainement reliées entre elles par un vaste réseau ferroviaire à grande vitesse. C’est pourquoi, il y a urgence pour Nice et pour la Côte d’Azur de s’inscrire dans ce grand réseau. Encore faut-il faire les bons choix dès maintenant pour éviter de graves désillusions demain !

Je prends acte que la promesse du Président de la République au ministre candidat que Nice devienne la capitale française de l’Union pour la Méditerranée passe aux oubliettes au bénéfice de Marseille. Néanmoins,  j’appelle l’ensemble des élus et responsables de la Côte d’Azur à se mobiliser sans délai et de toutes leurs forces en faveur d’une LGV « Provence Côte d’Azur » qui placera Nice au cœur du réseau ferroviaire méditerranéen.

Jacques PEYRAT

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10 mars 2008

Election 1er tour municipale

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