25 novembre 2009
Catherine Ségurane
25 Novembre, jour de la Sainte-Catherine, est traditionnellement, le jour où l'on célèbre Catherine Ségurane.
Catherine Ségurane symbole de la résistance des Niçois et de leurs combativités.
Pour rappel, Catherine Ségurane s’illustra lors du siège de Nice par les franco-turcs* en 1543 en prenant un étendard aux turcs.
Mais en ce moment, le symbole de Catherine Ségurane est fortement éprouvé : entre certains (que je ne citerai pas) qui détournent son symbole pour véhiculer des idées racistes, xénophobes et non-niçoises (en se cachant derrière Catherine en particulier et l’identité niçoise en générale) la municipalité (surtout son service « culturel ») et les associations para-municipales qui racontent tout et n'importe quoi (et surtout n'importe quoi) …. Heureusement que Catherine Ségurane est une femme forte, car il y aurait de quoi la plaindre….
Alors rectifions quelques erreurs...
Commençons par l’ânerie n°1 qui est véhiculé, et qui doit être corrigé : Catherine Ségurane n’à jamais prit « le drapeau du Prophète » !
Toutes les représentations que nous avons de Catherine Ségrurane capturant le drapeau aux turcs la montre brandissant un drapeau rouge frappé de trois croissants d’or ; or, il est de notoriété publique que celui du Prophète était vert (le vert étant entre autre la couleur de l'islam)… les auteurs de cette ânerie doivent ignorer que les sultans de Turquie étaient à la fois califes de l'islam, dignité religieuse et empereurs, dignité civile. Ils étaient effectivement en possession de l'étendard du Prophète (ramené avec d'autres reliques à Istanbul par le sultan Sélim qui, après la conquête de l'Egypte, se les fit remettre par le dernier calife en titre en même temps qu'il lui arracha cette dignité). Selon la légende, cette simple pièce de laine verte mesurant douze pieds de long et ne portant aucune inscription servit de rideau à la tente d'Ayesha, épouse préférée du Prophète ; ce dernier (peut-être pour l'honorer) utilisa cette pièce de tissu comme drapeau durant les nombreuses guerres qu'il mena. Quand le sultan Sélim s'empara du Califat, il se fit remettre également, outre le fameux drapeau vert, le manteau du Prophète en poils de chameau, des poils de sa barbe, une de ses dents et l'empreinte de son pas dans l'argile, et ramena le tout dans sa capitale. Ces reliques était conservées précieusement au palais du sultan-calife, dans les appartements dits "de la Félicité". Le drapeau, enveloppé dans la bannière du sultan Omar, était placé dans un étui en bois incrusté de nacre et de pierres précieuses…
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En théorie, il devait être déployé symboliquement par le calif, "ombre de Dieu sur la terre", pour déclarer la "guerre sainte" et rallier les musulmans du monde entier. Mais il ne quitta jamais la capitale impériale et ne fut pratiquement jamais sorti officiellement de son fourreau, les sultans se contentant de menacer de procéder à ce rite mi-religieux, mi-guerrier, ce qui suffisait à mettre les récalcitrants à raison ; c'était en fait une arme dissuasive un peu comme l'est aujourd'hui l'arme atomique, l'uranium étant remplacé par la foi aveugle de millions de musulmans dans le monde. Il y a un peu plus d'un siècle à peine, le célèbre Habuld Hamid II, menacé par les puissances qui avaient mis la Turquie sous tutelle, tenta de se défendre en excitant la xénophobie ; il ne déploya pas le "saint étendard" mais se contenta de susurrer aux ambassadeurs occidentaux qui venaient lui extorquer de nouvelles concessions : “Vous connaissez les mots que peut prononcer le Commandeur des Croyants…" ; cette simple phrase était une menace précise contre les Anglais, les Russes et les Français ; le sultan signifiait en effet que, détenteur de l'étendard du Prophète, il pouvait ordonner aux musulmans d'Inde, de Russie, d'Afrique et du proche et Moyen Orient de se soulever. Cette pièce de laine verte, devenue relique historique après la mort de Mahomet, était donc un argument diplomatique, non une véritable enseigne de guerre. Tout à l'inverse, le drapeau impérial turc, rouge frappé de croissants d'or, flottait sur toutes les possessions turques et sur les champs de bataille. Le rouge était la couleur des anciens basileus de Byzance et les croissants marquaient la domination musulmane. C'est celui-là que brandissaient les janissaires turcs qui attaquèrent Nice en 1543 en tant que suppléants des forces françaises de François Ier ; ce qui est confirmé par toute l'iconographie sur Catherine Ségurane. Cette guerre contre la Maison de Savoie n'était pas "sainte" et le drapeau vert n'avait nullement été déployé, il reposait paisiblement dans son écrin à Istanbul. D'ailleurs si le drapeau du Prophète était tombé entre les mains des Niçois, le monde entier en aurait parlé comme d'une victoire plus éclatante que celle de Lépante et les Turcs auraient certainement cessé immédiatement leurs assauts contre notre ville.
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La Turquie moderne a toujours pour emblème un drapeau rouge frappé d'un croissant et d'une étoile.
Le véritable drapeau du Prophète, et les reliques citées plus haut, sont aujourd'hui conservés dans un palais-musée d'Istanbul, comme des pièces historiques, non comme des symboles religieux vénérés par les foules. Celui qui a rédigé le prospectus municipal a beau jeu d'insinuer que Catherine Ségurane est un mythe, mais en inventant sottement "qu'elle a pris l'étendard du Prophète" pour enjoliver les choses, il ne craint pas d'en créer un, véritablement inepte, celui-là… L'auteur ignorait que l'étendard en question existe et que son histoire est connue. A la mairie de Nice, on n'a pas l'air de savoir que pour assumer efficacement un poste culturel, il faut un minimum de connaissances historiques.
Mais il y a pire, puisque après le drapeau du Prophète, ont nie tout simplement l’existence de Catherine Ségurane ! Dans un fascicule de présentation de Catherine Ségurane, la mairie présente une version mi-figue mi-raisin : “un chroniqueur qui a vécu le siège, Jean Badat, n’évoque pas l’intervention de Catherine” et s’empresse de conclure : “Le personnage qui peut avoir existé mais dont l’existence n’est pas prouvée, n’apparaît que bien après et revêt très vite les caractères du mythe.”
Comme le disait Alain Roullier dans un article des Nouvelles Niçoise à se sujet : « Les Français, par l’intermédiaire de leurs valets déguisés en Niçois, ont tout intérêt à nier l’existence d’un personnage qui représente la résistance à l’agression française. Aujourd’hui, ils l’évacuent en douceur en le faisant glisser dans le mythe ; c’est une malfaisance de plus, ils n’en sont pas à une près.
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D’ailleurs ils font une grossière erreur, car un mythe est toujours beaucoup plus dangereux que la réalité. Il existe une trop abondante littérature, une trop riche iconographie et surtout une trop forte empreinte dans l’inconscient collectif niçois, pour que cette héroïne niçoise n’ait pas réellement existé, d’ailleurs, il n’y a jamais de fumée sans feu. La plupart des grands mythes historiques sont devenus un jour réalité : on a retrouvé les ruines de Troie et le trésor du roi Priam, celui du roi de Mycènes, le tombeau empli d’or de Philippe de Macédoine, celui de Toutankhamon ; en Palestine, les archéologues ont retrouvé des villes disparues et des sites dont parlait la Bible ; on pourrait citer une page de personnages, de faits ou lieux mythiques dont l’existence a été prouvée. Quand on cherche, on trouve. Quand on veut surtout ne pas trouver, on ne cherche pas. Le sujet demanderait des développements, mais je simplifierai. Ce qui est historiquement prouvé c’est que les Niçois ont brusquement repoussé l’assaut turc le 15 août 1543 et qu’ils ont pris une enseigne à l’ennemi, ce qui a entraîné leur déroute momentanée. Pourquoi Badat n’a-t-il pas parlé de Catherine, et pourquoi le nom de Ségurane qui est un dérivé de faucher, hacher, couper, ce qui colle trop parfaitement au personnage pour être vrai ? A mon sens, la question amène la réponse.
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Ceux qui butent sur le nom de Ségurane ont une vision d’aujourd’hui où tout est précis et catalogué ; ce ne sont pas de vrais historiens, car un historien doit impérativement décoder son mode de vie et de pensée pour le remplacer par celui de l’époque qu’il étudie. Comment voulez-vous expliquer les actes de Charlemagne si vous lui prêtez vos pensées ? Au XVIe siècle, à Nice, les noms n’étaient pas encore fixés, on les orthographiait différemment, on les confondait avec les surnoms sauf évidemment pour la bourgeoisie, les gens connus, les patriciens inscrits à l’Armorial (et encore, puisque j’ai vu le nom de certains lointains ancêtres maternels orthographiés faussement dans certains actes). Or, Catherine était une fille du peuple, sans doute de très basse condition, et il est probable que personne ne connaissait ou ne se rappelait son nom, des années, bien des années après son exploit. Il faut savoir qu’en cas d’attaque de Nice, tous les Niçois montaient aux remparts pour seconder les troupes régulières. Chaque corporation : tonneliers, chaudronniers, pêcheurs etc., défendait un bastion ou une portion de remparts.
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Des femmes allaient et venaient, apportaient des boulets, de la poix, des pierres ou des vivres. Que s’est-il passé le fameux 15 août ? Une solide et jeune bugadière, battoir pendu à la ceinture, aidait à la défense et courait d’un poste à l’autre ; à un moment, elle se trouve sur le bastion Sincaïre, très ébranlé par les canons ennemis à un moment où les soldats faiblissent et lâchent pied. Elle voit apparaître la tête d’un assaillant et une enseigne au ras d’un créneau détruit ; tout simplement, elle fait ce que nous aurions fait ; comme elle n’a pas d’armes, elle se saisit de son battoir et frappe de toutes ses forces ; elle voit l’enseigne pencher, la saisit et la brandit à bout de bras ; l’ennemi se débande. De multiples actes héroïques ont dû se produire durant ces combats et celui de Catherine n’est que l’un d’eux, à la différence près qu’elle a arraché une enseigne ennemie. Mais la bataille continue et la ville basse tombe le 22 août ; les Français pillent et ravagent, les Turcs brûlent le couvent de la Sainte-Croix, violent les religieuses, montent dans les vallées et ramènent un millier de prisonniers pour les vendre comme esclaves (ils seront heureusement délivrés en mer par Doria) ; on a d’autres soucis que fêter Catherine qui disparaît dans l’anonymat d’où elle vient, peut-être même tuée.
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Si un militaire avait pris un drapeau, l’affaire eût été autre. Néanmoins, le fait en lui-même, plus que le nom de l’héroïne, a marqué et demeure dans les mémoires. Quand un demi-siècle plus tard, la Maison de Savoie et Nice éprouvent le besoin de magnifier leur histoire, l’acte héroïque est évoqué tout naturellement. Mais voilà, qui est l’héroïne ? On se souvient qu’il s’agissait d’une solide bugadière, qu’elle n’était pas très belle, mais quant à son nom… Pour l’honorer, il faut pourtant lui en trouver un. Elle était forte, elle maniait le battoir comme une faux… Pourquoi pas Ségurane ? Son prénom ? Elle n’était pas mariée à l’âge où on l’était d’ordinaire, elle avait donc fêté les Catherinettes à 25 ans, voilà pour Catherine... Le secret de cette histoire n’est pas accessible aux catalogueurs professionnels, car il ne faut considérer que l’acte qui est véridique, pas le nom , qui d’ailleurs pouvait bien être “Maufacha”.
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Catherine Ségurane n’a peut-être jamais existé sous cette appellation, mais la bugadière qui a pris une enseigne à l’ennemi, oui. Qu’on l’honore sous le nom de Ségurane ou sous un autre, cela n’a aucune importance. On honore bien le soldat inconnu qui avait un nom que l’on a effacé volontairement ; Lénine s’appelait Oulianov, Staline (Homme de fer) se nommait Djougatchvili, Trotski s’appelait Bronstein ; le nom de la dynastie iranienne des Phalavi est un nom d’emprunt adopté par le fondateur, Kémal est appelé Atatürk, les Windsors anglais sont en fait des Hanovre-Saxe-Cobourg-Gotha, le nom de Romanov, éteint, fut repris par les Holstein-Gottorp, les Grimaldi sont des Gouvion-Matignon-Polignac. La liste est longue, sans compter les artistes et hommes célèbres que l’on connaît sous des noms d’emprunt : Montesquieu s’appelait Charles de Secondat et Montalembert, Charles Forbes ; sans compter les souverains et les papes qui changent de nom quand ils accèdent au pouvoir. Dans cinq siècles, des chercheurs qui butteront sur ces noms d’emprunt risquent d’annoncer que toutes ces personnes étaient des mythes… Honorons donc Catherine Ségurane, sans état d’âme, elle n’est pas un mythe […] »
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* Il est bon de rappeler et préciser « franco-turc » car les associations para-municipales et les médias ont tendance, allez savoir pourquoi (même si l'on à une petite idée là dessus) d’oublier le « franco » pour laisser que le turc, laissant croire que les turcs sont venus seuls à Nice. Hors il faut rappeler que François Ier, roi de France, s’était allié quelques années plutôt avec le Sultan turc Soliman le Magnifique. Et donc François Ier fit venir ses alliés pour le siège de Nice….
28 septembre 2009
28 septembre 1388
Il y a 621, la Dédition entre Nice et la Savoie, rappel des faits
28 août 2009
65ème anniversaire de la libértaion de Nice par ses résistants
le 28 août 1944, les résistants niçois libérèrent seuls la ville de l'occupant allemand et italien
le déroulement de la journée de la libération
28 septembre 2006
Le 618 ème anniversaire de la Dédition
Aujourd’hui nous somme le 28 septembre 2006, et il y a 618 ans, les Niçois s’allièrent avec la Savoie
Car contrairement à certaines médiocres associations para-municipales, que je ne citerai pas, qui fête le 28 septembre cinq jours à l’avance….c’est aujourd’hui qu’il faut fêter cette anniversaire, qui comme je le disais dans le paragraphe au-dessus, est une date importante dans l’Histoire de Nice : la dédition
Les Niçois prirent souvent les armes pour échapper aux comtes de Provence. En 1108, Nice d’ailleurs s’était proclamé indépendante et avait instauré le municipe. Elle nommait ses magistrats, se gouvernait elle-même et passait des traités. La Provence passa aux mains de diverses Maisons qui toutes eurent maille à partir avec les Niçois rebelles qui désiraient conserver leur indépendance et leur liberté.
En 1388, l’armée provençale de la Maison d’Anjou campait devant Saint-Paul de Vence, prête à fondre sur la ville pour mater les Niçois révoltés, une fois de plus. Nice intéressait aussi le comte de Savoie Amédée VII et après diverses négociations, il se mit en route vers notre ville. Les Niçois avaient donc à choisir soit d’en découdre avec les Angevins, soit de s’allier avec le comte de Savoie.
Ce dernier était arrivé à Saint-Pons, avec peu d’hommes d’armes, mais avec des arguments que le parti d’Anjou ne pouvait négliger. D’abord les Anjou étaient débiteurs d’une somme énorme que le père du comte de Savoie leur avait prêtée naguère ; d’autre part, Amédée VII avait hérité du vicariat impérial du royaume d’Arles qu’il gouvernait pour l’empereur du Saint Empire Romain Germanique dont il était le vassal. C’est donc avec la bannière impériale qu’il arriva devant Nice, laquelle valait plus qu’une armée.
Le grand Conseil de Nice se réunit, une assemblée plénière des habitants se tint en place publique « a tertia ad vesperas » (de la troisième heure aux vêpres…) et l’on décida de traiter avec le comte de Savoie à la condition expresse que les franchises de Nice soient maintenues et que le comte en accorde de nouvelles à la ville et à ses habitants.
Le lundi 28 septembre de l’an de grâce 1388, les plénipotentiaires niçois signèrent devant l’abbaye de Saint-Pons la fameuse charte de dédition qui pour près de cinq siècles scella le sort de Nice (472 ans pour être précis).
Il est utile de rappeler les principales dispositions de ce traité qui comportait 34 articles (et que vous pouvez retrouver dans ma catégorie « Histoire ») :
- le comte de Savoie s’engageait pour lui et ses descendants à ne jamais céder Nice, ni à la comtesse de Provence ni à aucun autre seigneur et encore moins au roi de France.
- Toutes franchises de Nice lui étaient conservées et d’autres lui serait accordées
- Les forteresses du Pays de Nice ne seraient livrées au comte qu’avec l’accord des Niçois.
- Le comte s’obligeait pour lui et ses héritiers à annuler toute vente ou donation qu’il pourrait faire de fiefs ou de biens domaniaux, tant à Nice que dans sa viguerie.
C’est cette charte que la Maison de Savoie tenait ses droits au protectorat de Nice, et Victor-Emmanuel II la viola en signant le traité de cession de Nice à la France le 24 mars 1860.
Et j'en profite pour rappeler à tous, que la Dédition n'est pas "l'acte fondateur du comté de Nice", comté qui n'à jamais formellement existé... (contrairement à cette association para-municipale qui dit de belles âneries tout en commémorant un évenement 5 jours avant la date !).
Comme lorsque cette même association dit que "La charte signé voilà 618 ans, instaure le comté de Nice" ce qui est faux et archifaux. Aucun des 34 articles de cette charte (dans la catégorie Histoire vous pouvez trouver les 34 articles de la Dédition) ne fait allusion à l'instauration d'un "comté de Nice". Bien au contraire, elle avait pour but d'échapper au comte de Provence de la maison d'Anjou et au roi de France. Les niçois s'étaient toujours révoltés contre les féodaux et s'en étaient débarassés depuis longtemps, ils n'avaient nul désir de s'inféoder servilement à un autre seigneur, mais bien la ferme volonté de conserver les franchises municipales et d'en acquérir de nouvelles, en accordant au comte de Savoie un protectorat restrictif et mesuré.
Et l'autre énorme ânerie étant que "C'est la dédition à la Maison de Savoie qui inaugure l'histoire de l'identité nissarte". Le comble de l'ignorance la plus absolue ! Nice à été fondé vers le Vème siècle avant J-C, c'est donc à la portée de tous de comprendre que les Niçois n'ont pas attendu le 28 septembre 1388 (soit 19 siècles après la fondation de Nice) pour avoir une société structurée et une identité forte...
28 août 2006
62ème anniversaire de la libération de Nice
Aujourd'hui, nous célébrons à Nice le 62ème anniversaire de la libération de Nice par ses habitants.
Nice, une des rares villes à s'être libérée seule.
Vous avez déjà, dans la catégorie HISTOIRE, le déroulement de la libération.
Rappelons-nous donc, de ceux qui sont tombé en cette journée du 28 août 1944 et de tous ceux qui ont participer à libération de Nice du joug de l'occupant allemand et italien. De cette poignée de niçois et presque sans armes qui chassèrent l'occupant.
Mais également j'en profite aussi pour rappeler ceux qui sont mort avant la libération, mort à cause de la barbarie nazi et fasciste : en particulier une pensé à Max Barel ébouillanté vif; à Torrin et Grassi pendus aux réverbères de la place Masséna; aux fusillés à l'Ariane et à d'autres.
En ces temps troubles, où les extrémismes politiques et religieux gagnent du terrain, il est important de se rappeler de ce qui c’est produit à cette époque, important de ce rappeler jusqu’où peut nous conduire la folie humaine. Et nous rappeler qu’il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battu et qui sont mort pour combattre des idées qui ont plongé tout un continent dans un bain de sang. Ces héros nous rappellent que ces idées dangereuses pour l’Humanité n’appartiennent pas encore au passé et qu’il faut rester encore et toujours vigilant.
La notion de « race » et socialement néfaste mais également scientifiquement fausses…nous avons vu jusqu’où nous à amener cette notion de « race » : 50 millions de morts, l’Europe ravagée et Nice saccagé…
Alors rappelons-nous de ça, n’oublions pas que Nice en à énormément souffert et que des personnes sont mortes en combattant cette idéologie néfaste, dont certains héritiers de cette idéologie ( qui en nombre ne sont rien mais ne vivent que de provocation, de désinformation, et pallient leur manque d’effectifs par une fracassante et lamentable publicité) se trouvent à Nice mais ne sont pas niçois. Se cachant et utilisant l’identité de niçoise pour véhiculer leurs idées racistes et xénophobes...idées qui n’ont rien à voir avec l’identité niçoise… ces personnes vous les connaissaient….(pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, voir catégorie DOSSIER POLITIQUE)…..et il faudra à notre tour débarasser Nice de ces gens, il faudra songer à les jeter de l’autre côté du Var….voir directement dedans….
Alors n’oublions pas, et rappelons-nous de ce jour du 28 août 1944 où des hommes et des femmes se sont levé et se sont battus et tomber pour libérer Nice
12 juillet 2006
manifestation du 4 juillet 2006
Le 4 juillet dernier à 18h30 eu lieu la manifestation sur la place Garibaldi pour protester contre l’idée absurde du maire de vouloir « déplacer de quelques mètres » le monument ainsi que la statue du Garibaldi pour faire passer son jouet : le tramway.
Il y avait environ, 150 – 200 personnes. Alain Roullier (président de la LRLN), Achille Raggazoni (délégué de la LRLN en Italie) et Frédéric Garibaldi (un descendant niçois de Giussepe Garibaldi) se sont succédé au micro (il y avait un mégaphone pour que tous sur la place puisse entendre) pour rappeler que si cette statue se trouve là où elle ce n’est pas pour rien (je résume le discours) que se sont nos ancêtres qui par souscription publique ont financé la construction cette statue malgré les battons dans les roues mit par le pouvoir français qui ne voulait pas de cette statue. Que la statue et la place sont un site classé et vu la taille du monument c’est vraiment prendre les niçois pour des idiots que de déplacer une telle masse de seulement deux ou trois mètres… d'autan plus qu'un tramway passé derrière et à côté au début du XIXème siècle (tout en laissant la statue là où il est : c'était le tramway qui s'adapter à la configuration de la place et du monument, pas l'inverse).
Les discours furent suivis d’un dépôt de gerbe en l’honneur de Garibaldi sur le monument même, des slogans tel « Peyrat démission » ou « Déplaçons le maire pas la statue » furent entonné le plus fort possible pour que tout le monde puisse nous en entendre et en particulier le maire (car il était à côté à l’Espace Association Garibaldi sous les arcades). Et pour finir après les slogans, on chanta en chœur Nissa la Bella.
Tout le long de cette manifestation, une banderole sur laquelle était écrit « touche pas à mon Histoire » fut apposé sur le monument pour être visible de tous.
