PAÏS NISSART

Benvegut a Nissa - Bienvenue à Nice et en Pays Niçois

24 avril 2008

Niçois et Occitans aujourd’hui

Aujourd’hui, deux petits partis politiques opposés sont censés représenter cette Occitanie théorique, aux contours flous, composée de régions qui n’ont pas d’histoire commune et des intérêts divergents : le POC (parti Occitan) et le PNO, dont nous avons parlé plus haut. Ce dernier, fondé en 1959 plafonne depuis à une centaine d’adhérents et cultive le romantisme “fontanien” en souvenir de François Fontant qui en fut le fondateur ; de sensibilité de gauche, bien que non déclarée, il n’a pas hésité à se ranger sous la bannière du président du parti Radical gardois lors des dernières régionales. Le POC lui, est présent dans certaines sous-instances européennes (RPS), et fait de la politique française, en tant que satellite habituel de la gauche. Les “Occitans” militants, comme leurs ancêtres poursuivent le rêve de prendre Nice dans leurs filets. Occultant le passé et profitant de la méconnaissance de l’histoire ils se présentent, avec fifres, tambourins comme des défenseurs de la langue et de la culture pour tenter de racoler ceux qui chez nous ne voient que l’apparence des choses ; les manifestations unitaires bon enfant organisées à Béziers ou Carcassonne donnent le change ; mais Bacchus y noie le poisson Niçois dans ses tonneaux tout comme l’Orphée occitan et sa lyre s’efforce de séduire quelques jeunes Niçois amateurs de musique du terroir. Mais tout ceci masque le vrai et seul problème qui n’est ni culturel ni linguistique : la survie économique et politique de Nice, écrasée par Marseille et Paris.

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Du côté Niçois la LRLN d’Alain Roullier a repris le flambeau vaillamment porté par Pierre Isnard et ses camarades. Aujourd’hui, les querelles orthographiques n’intéressent plus guère que quelques universitaires érudits ou prétendus tels qui en font leur fonds de commerce ; ce petit monde se déchire pour un accent en savourant le plaisir ineffable de donner des leçons et se regarder le nombril ; mais certains qui pontifient dans ce sérail font parfois des bourdes magistrales car ils n’ont pas l’esprit Niçois et leurs traductions passent par le prisme intellectuel et linguistique français, lequel dénature leurs écrits niçois. La véritable lutte pour Nice aujourd’hui est politique et les enjeux sont économiques ; elle ne se borne pas au respect jaloux des recettes de cuisine et des festins traditionnels comme le voudraient certains ennemis de Nice. Alain Roullier avait accepté il y a quelques années de rencontrer des représentants du POC à Aix, dans l’espoir d’éteindre enfin cette guerre des Montaigus et des Capulets entre Niçois et provençaux ; l’affaire avait tourné court immédiatement, quand il s’aperçut qu’il assistait en fait à une réunion gauchiste constituée en tribunal révolutionnaire, avec des gens qui considéraient les défenseurs du particularisme niçois comme ni plus ni moins que des fascisants et les Niçois comme des richards du même acabit…

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Le président du PNO, homme plus fin, et désireux de se rapprocher de la LRLN invita un plus tard Alain Roullier à une réunion de son mouvement. Il fut bien reçu mais une arrogante fausse note montra que les blessures du passé n’étaient pas cicatrisées : après que le président de la LRLN ait expliqué et justifié le particularisme niçois, un jeune responsable occitan albigeois osa dire : “je suis contre ces particularisme qui sont des microcosmes…”. La réponse du président de la LRLN tomba cinglante, dans un silence gêné : “Jeune homme, vous venez d’Albi, une fort belle petite ville… et vous oubliez que le microcosme dont vous parlez, c’est la cinquième ville de France…” La rupture de relation fut consommée quand le président du PNO se laissant probablement circonvenir par quelques ambitieux amoureux des honneurs au point même de ne pas craindre le ridicule, laissa mettre en place un “gouvernement occitan”, fantôme désincarné chargé de “gouverner les sept provinces de l’Occitanie”, rien que ça… Parmi ces provinces figurait la Provence dans laquelle était censé se trouver le Pays de Nice qui se voyait du coup lui aussi “gouverné” théoriquement par ce gouvernement virtuel et autoproclamé… Cette initiative, bien que ridicule, traduisait le même esprit dominateur qu’autrefois ; inepte en soi ce “gouvernement du vent” qui n’a même pas séduit les associations occitanes, était cependant inacceptable sur le principe pour les Niçois. La rupture était consommée.

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Au début de cette année 2008 où l’on fête le 900e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de Nice en 1108, le PNO a choisi de réunir un petit “congrès” à Nice, sans doute pour tenter d’y établir une minuscule tête de pont ; cette réunion ressemble fort à de la provocation. D’autant que des responsables de ce parti dont un au moins collabore avec des universitaires niçois qui falsifient l’histoire de Nice ont critiqué la LRLN dans la presse locale. Le président de la LRLN leur a répondu vertement par la même voie. Tant que les Occitans se croiront supérieurs aux Niçois et voudront les intégrer, la paix et l’amitié ne seront pas possibles, malgré les fifres, les tambourins, la musique et la piquette… La défense de la langue d’Oc mise en avant par les partis occitans est certes légitime en Occitanie ; mais exportée à Nice en même temps que la graphie provençale, elle est n’est un paravent qui cache un désir d’hégémonie culturelle, économique et politique sur une ville qui a toujours refusé de s’inféoder à la Provence. Nice est capable de se gouverner toute seule ; elle a sa propre culture et n’a aucune raison de se fondre dans celle de la Provence.

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Pour l’instant, Nice subit de cruelles réalités économiques et politiques, notamment le vampirisme de Marseille qui est, rappelons-le, une capitale occitane. A la veille des grands bouleversements structurels qui s’annoncent en France du fait de la faillite du système jacobin, il n’est pas question que Nice, comme à l’ordinaire, soit le wagon de queue du train marseillais… Nice doit être la capitale de sa propre région et recouvrer ses droits anciens, ce qui est conforme à l’histoire et à la justice.

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24 juin 2007

Réflexions sur les dernières élections…Interview d’Alain Roullier

Que pensez-vous du résultat de la présidentielle ?

Refusant la légitimité des partis parisiens à Nice, n’étant pas un adepte de la politique telle qu’elle se pratique dans ce pays, n’étant ni de droite, ni de gauche, et ayant encore moins de sympathie pour les extrêmes, j’ai une vision assez sereine qui n’est pas partisane, celle d’un spectateur. Un spectateur affligé par ce spectacle désolant qui rebute l’intelligence et le bon sens. Ces élections, plus encore qu’à l’ordinaire, ont été un grand show médiatique, une foire aux illusions, chaque candidat promettant à ses électeurs potentiels ce que d’évidence il ne pouvait pas leur donner. Le réveil risque d’être sévère pour ceux qui ont voté pour le vainqueur ; ceux qui ont voté pour le vaincu pourront toujours se dire, eux, que si leur candidat avait gagné, tout aurait été merveilleux. Perdre une élection permet à un politicien de conserver provisoirement son crédit, et l’assure de gagner la prochaine fois et ainsi de suite ; ce jeu de ping-pong dure ainsi depuis des décennies.
Je suis très surpris de la capacité des Français à subir indéfiniment le jeu malsain de la politique des partis, de croire à l’impossible, de confondre leurs désirs avec la réalité, d’être régulièrement bernés par les mêmes méthodes, d’être indéfiniment les victimes de politiciens dont le seul but est de les chloroformer par de belles promesses. Il est vrai que la plupart du temps les électeurs ne votent pas pour un candidat mais contre son adversaire ; ce petit jeu apporte de l’eau au moulin du système politique néfaste qui est en place, même si, sur le moment, il donne à chacun l’illusion de l’importance de son choix personnel. Quand les Français prendront-ils conscience que la politique est un métier, que ceux qui en font mènent des carrières, et que les qualités qu’il faut pour être élu, sont en même temps les pires défauts qui empêchent de gouverner pour le bien commun ?

Que pensez-vous du nouveau président ?

En ce qui concerne son action future en France, je pense qu’il a beaucoup promis à un public qui n’attendait que de rêver. Quand on fait miroiter un ballon d’oxygène à quelqu’un qui est en train de se noyer, on ne peut qu’être cru, évidemment. Mais ces promesses ne sont que des déclarations d’intention car le nouveau président ne sera tenu que par les circonstances, pas par sa profession de foi de candidat. L’avenir nous dira ce que valaient ses promesses électorales mais je me méfie de quelqu’un qui prétend qu’avec lui “tout sera possible” car c’est un procédé de vendeur de tapis à la sauvette sur un marché ; autrefois on proposait aussi des potions magiques aux naïfs… La candidate battue d’ailleurs faisait de même, en restant prudemment dans un flou artistique, les grands vides étant masqués par des sourires charmeurs et par des promesses de concertations qui mettraient tout le monde d’accord, alors que cela n’a jamais été le cas auparavant. Les deux candidats ont employé les mêmes procédés démagogiques, les enveloppant dans un emballage différent ; l’un a choisi du papier plus attrayant que l’autre et il a vendu son produit.

Mon appréciation est plus précise en ce qui concerne la politique qui sera menée à Nice car c’est la seule chose qui m’importe. S’étant emparé de la bannière nationaliste française, pour récupérer les voix “gelées” depuis vingt ans de l’extrême droite, le nouvel élu compte sans doute mettre tout le monde au garde-à-vous devant le drapeau français et la Marseillaise. Je vois cela à travers le prisme niçois : en 1792, nous avons été envahis, asservis et pillés sous les plis de ce drapeau et au son de cet hymne guerrier. En 1871, au nom de ce drapeau et de cet hymne, Paris nous a envoyé 10 000 fusiliers marins, l’artillerie et la cavalerie pour confisquer le vote séparatiste de Nice, légalement et massivement (72,73 %) exprimé dans les urnes le 8 février 1871, en 14-18, le même drapeau nous a coûté plus de 4 000 morts et la ruine, en 40-45 il nous a valu deux occupations, la barbarie nazie, et la famine, pour que finalement nous nous libérions tous seuls en 44… tout cela pour être toujours sous la coupe économique de Marseille et pour subir de plein fouet la déliquescence française. Le nouvel élu, actionnant les trompettes, clairons et tambours de l’ultra-nationalisme français, sera donc probablement un ennemi de Nice et des Niçois. Son discours de Besançon sur les minorités est extrêmement clair à cet égard : “Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain, un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différentes de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme la langue de la République au même titre que le français. Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe”… quand on dit cela, on ne peut être qu’un féroce ennemi de Nice et des Niçois qui aspirent à retrou-ver la liberté qu’on leur confisqua jadis par la force, la fraude et la corruption ; un ennemi aussi des peuples asservis jadis par la France qui étouffent dans le carcan jacobin et aspirent à retrou-ver leur langue, leur culture et leur autonomie. Ne voyez pas dans mes propos une quelconque couleur politique française, car je ne suis pas sûr du tout qu’avec sa concurrente c’eut été aurait été mieux, malgré des formulations différentes. On a vu aussi l’émergence d’un troisième homme, il ne fait que préparer son avenir politique, et ressortira dans quelque temps, quand les deux premiers auront perdu tout crédit. D’ailleurs ce ne sont pas ces personnes qui sont en cause, mais le système qu’elles servent.

Compte tenu de ce qui précède, il faut que dans l’avenir les Niçois fassent un barrage absolu au représentant à Nice de celui qui s’est déclaré sans équivoque contre la Charte européenne des langues régionales, car après la disparition inévitable de la scène politique de qui vous savez, usé jusqu’à la corde par treize longues années de pouvoir personnel, d’erreurs catastrophiques, de mépris pour les Niçois et d’atteintes à notre identité, ce sera lui le premier ennemi des Niçois ; vous voyez qui je veux dire… celui qu’au Conseil général certains appellent déjà Christian 1er. On ne pourra résister au rouleau compresseur parisien qu’il soit de gauche ou de droite qu’en formant un grand rassemblement niçois, exclusivement niçois et totalement apolitique.

Pourtant le nouvel élu a eu une grosse majorité à Nice ?

Oui, car à tort ou à raison, la gauche est trop liée dans l’esprit des gens à la décadence du pays, encore que la “grosse majorité” ne le soit qu’en pourcentage, non par rapport à l’ensemble du corps électoral français qui s’est abstenu à 40 %. Cependant, les choses pour moi sont plus nuancées car beaucoup de mesures dites “progressistes” ont été prises par la droite (majorité à 18 ans, avortement, regroupement familial des émigrés, régularisation de sans-papiers, etc.) ; à l’inverse pendant le règne de la “gauche caviar”, la Bourse flambait au point que même les petits boursicoteurs engrangeaient de confortables bénéfices ; étrangement c’est à cette époque qu’une politicienne de gauche de premier plan déclarait “que la France ne pouvait accueillir toute la misère du monde”. La vérité c’est que la gauche et la droite, toutes deux incapables, sont coresponsables du désastre français, mais il est plus confortable et plus lisible pour les gens dont la sensibilité est à gauche d’accuser la droite et l’inverse ; c’est humain, mais ne prend pas en compte tous les paramètres, car il faut déterminer qui a pris les mesures les plus néfastes pour la société française. Le vote à Nice ne me surprend pas, les Niçois ont voulu se protéger de nouvelles aventures démagogiques, menées au nom d’une philosophie dépassée, ce qui est normal, même si dans leur enthousiasme d’un jour ils ont peut-être oublié que tous les politiciens sont coresponsables de notre situation ; encore intoxiqués par la politique française, ils ont participé à ce vote verrouillé, c’était blanc ou noir, ils n’avaient pas véritablement le choix et ils ont cru bien faire.

Mais l’analyse plus pointue du résultat des présidentielles à Nice met en évidence des points très positifs pour l’avenir. En effet, sur 210 238 inscrits, 36 252 ne sont pas allés voter et plus significatif encore, 5 495 qui se sont déplacés ont voté blanc ou nul. Donc, 41 747 Niçoises et Niçois ont refusé de cautionner les politiciens français.
Mieux encore, une fois le président élu, l’abstentionnisme à Nice a augmenté encore dans de très fortes proportions aux législatives, ce qui montre en quelle estime les Niçois tiennent les politiciens locaux. Au premier tour, sur 213 392 inscrits, 121 725 Niçoises et Niçois n’ont pas voté et 1 709 ont voté blanc ou nul, soit au total 123 434. Cela représente une force considérable. Si les abstentionnistes niçois, que rejoindraient certainement d’autres, décidaient de voter aux municipales pour une liste niçoise et apolitique, ils reprendraient immédiatement le pouvoir chez eux. En tout cas, j’ai toujours dit qu’il fallait se désintoxiquer de la politique française et j’ai prôné l’abstention : j’ai tout lieu d’être très satisfait car 57,85 % du corps électoral niçois n’a pas voté, soit que les abstentionnistes aient suivi mes conseils, soit, et c’est encore mieux, qu’ils aient pris conscience par eux-mêmes qu’il ne fallait pas apporter de l’eau au moulin des partis parisiens. Les élus du premier tour avec de “gros scores” qui poussent des “Hourra !” n’ont obtenu que 50 ou 60 % de 42,15 % du corps électoral, ce qui ramène leur “victoire” au soutien de seulement 25,29 % de l’ensemble des électeurs : ils n’ont pas de légitimité réelle. A Nice, dans l’énorme vote abstentionniste, se trouve la promesse du renouveau de la ville.

Il y a eu pourtant un grand enthousiasme à Nice pour le vainqueur.

Oui, manifesté et orchestré d’abord par ceux qui mangent à la gamelle politique et qui attendent des postes, des places et des avantages, relayés et amplifiés par les médias à leur solde. Pour le reste, l’historien que je suis se méfie beaucoup des délires factices des soirs d’élections qui sont des exutoires aux pulsions nerveuses contenues et qu’ont débridées les médias pendant des mois. Je ne citerai que trois exemples lointains dans le temps pour ne fâcher personne, bien qu’il y en ait de très récents : quand la Dauphine de France, Marie-Antoinette, vint visiter les Parisiens, ce fut du délire et le maire de Paris, Bailly, lui dit au balcon de l’Hôtel de Ville en lui montrant la foule : “Madame, ce soir vous avez 20 000 amoureux”. Les “20 000 amoureux”, quelques années après la guillotinaient avec les mêmes transports de joie… A Rome, le Duce fut acclamé par des centaines de milliers de personnes sur la place de Venise, trois ans après on accrochait son cadavre à un crochet de boucherie et on le couvrait de crachats. Quand De Gaulle à la Libération remontait les Champs-Élysées dans le même délire, on lui chuchota à l’oreille : “C’est magnifique mon général, 40 000 parisiens vous acclament” ; mais lui n’était pas naïf et il répondit du tac au tac : “Oui, ce sont les mêmes qui, il y a trois mois, acclamaient Pétain…” Chacun pourra facilement trouver des exemples beaucoup plus récents. Le temps passe, mais la nature humaine demeure ce qu’elle est. L’ambiance survoltée du moment submerge la raison, une poussée d’adrénaline procure une délicieuse sensation, on se sent exister un peu plus, et puis la vie reprend son cours ; on va vers de nouvelles émotions et souvent celle de détruire ce que l’on a adoré la veille : peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, cela procure la même sensation…

Que pensez-vous de la gauche et de la droite française ?

Ce sont des associés de fait qui ont fait une OPA sur l’Etat et qui se justifient l’un l’autre. Ils sont assurés, à moyenne échéance, d’avoir le pouvoir chacun leur tour. Ce système politique a mis le pays par terre. Tant que l’on ne reviendra pas à une saine démocratie, au règne du bon sens, de la vérité, si désagréable soit-elle, de la raison, des compétences réelles, rien de positif ne pourra sortir des urnes. Avant les hommes, c’est tout le système politique qu’il faut réformer. La gauche française est empêtrée dans des théories du XIXe siècle totalement dépassées qui actionnent la jalousie populaire : il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres… Une société stable ne peut être fondée sur des théories simplistes, mais sur une interconnexion harmonieuse de toutes ses composantes et comme dit la bible, tout royaume divisé contre lui-même est appelé à périr. Il en va de même pour la droite qui actionne les cocoricos d’autrefois, et veut mettre tout le monde au garde à vous devant un drapeau qui cache des plaies purulentes ; mais le coq chante d’autant plus fort qu’il a plus que jamais les pattes dans le fumier et qu’il est enfermé dans un poulailler. Il vaudrait mieux enfin dire la vérité, mettre honnêtement tous les problèmes sur la table, et chercher des solutions sérieuses pour les résoudre ou au moins les atténuer. Mais cela, aucun politicien n’a le courage de le faire et peut-être les électeurs n’ont pas le courage d’entendre la vérité. C’est dommage car vivre dans le mensonge n’apporte que les fruits du mensonge et c’est ainsi que périssent les sociétés humaines.

Vous n’attendez donc rien de bon du résultat de ces élections ?

Non, je ne crois pas au père Noël et à un avenir qui, sans efforts, sera meilleur qu’aujourd’hui ; je ne crois qu’au bon sens et à la raison, même si les bateleurs de foire qui trônent sur les tribunes politiques sont de bons comédiens et les médias à leur botte de très grands manipulateurs. J’estime que leur faire confiance par lâcheté c’est être leur complice ; être trompé par eux de bonne foi, est tout aussi coupable, car cela fait cinquante ans qu’on les voit à l’œuvre et personne, sauf les très jeunes, ne peut invoquer le facile prétexte de la surprise… Si l’on n’est pas capable de faire la relation, pourtant évidente, entre la situation de faillite dans laquelle on patauge et le système politique qui a régné pendant la même période, alors il faut se regarder dans une glace, faire une autocritique et se remettre sérieusement en cause. Je sais que c’est difficile, que l’on se sent seul et impuissant mais pour le moins on ne doit plus participer à ce jeu malsain. Sans légitimité populaire, les politiciens seraient contraints de changer d’attitude. Il ne faut pas faire semblant, faire comme si cette fois c’était possible alors que l’on sait parfaitement dans son for intérieur que cela va continuer comme avant, c’est-à-dire empirer ; il ne faut pas se défiler non plus en se disant que de toute façon on ne peut faire autrement et qu’on va tenter encore une fois la chance : il faut, volontairement et en toute conscience, refuser de cautionner. Dociles aux habitudes, intoxiqués comme nous le sommes par les médias, c’est difficile, mais il faut franchir le pas. Quand des millions de gens refuseront de le cautionner, le système s’effondrera ; dans ce cas, le vote de chacun aura enfin un vrai pouvoir. Il faut avoir conscience que le plus isolé, dans son coin, avec son petit bulletin de vote a une responsabilité personnelle et un moyen d’action, car des millions de petits bulletins de votes blancs, cela fait une grosse majorité.

Vous aviez appelé à l’abstention ?

Oui et ceux qui m’ont écouté s’en féliciteront bientôt. C’est l’unique moyen de ne pas se sentir trahi quand les catastrophes vont arriver, de n’être pas impliqué dans le désastre qui est inévitable, car ce qu’ils n’ont pas fait hier, ils ne le feront pas aujourd’hui. Ils ne le feront pas car ils ne peuvent pas par de belles paroles infléchir le cours des choses. Ils n’ont pas de baguettes magiques, quand dans un bilan il y a un débours, il faut qu’il y ait une recette équivalente, et quand il y a un déficit il faut un bénéfice pour le combler ; quant au gaspillage éhonté des deniers publics, il ne disparaîtra pas, car il profite à beaucoup de gens, notamment aux amis des politiciens qui les ont aidés à prendre le pouvoir et à qui ils doivent retourner l’ascenseur. Il faut que les politiciens jacobins soient désavoués à Nice, qu’ils trouvent devant eux un désert absolu. Ils seront élus quand même, me direz-vous ? Oui, certes mais ne l’étant que par une majorité de façade et ne disposant pas de légitimité véritable, ils disparaîtront le tour d’après, si entre-temps les Niçoises et les Niçois décident de reprendre le pouvoir chez eux à l’occasion des municipales en portant la société civile aux affaires…

Qu’entendez-vous par là ?

Mon petit doigt me dit qu’il va se produire dans moins d’un an un grand bouleversement politique à Nice, et il nous permettra ensuite de nous défaire des députés jacobins qui sévissent chez nous. Je ne me préoccupe que de Nice, la France ira vers son destin, c’est-à-dire le déclin absolu ; les cocoricos électoraux, les effets d’annonce et la poudre de perlimpinpin feront sur l’économie et la moralité du pays, l’effet d’un cautère sur une jambe de bois. Nous Niçois devons penser à Nice et lutter pour la sortir de l’affreuse situation où vont la laisser les deux mandatures municipales qui vont enfin s’achever. Quand nous aurons repris le pouvoir chez nous, remis de l’ordre et assuré la sécurité, quand nous nous serons occupés enfin des Niçoises et des Niçois, quand nous aurons rendu à notre ville son esthétique et son caractère niçois, quand nous aurons assuré à nos anciens une vie digne et à nos jeunes un avenir plus clément sur cette terre niçoise qu’ils aiment, nous mettrons tout en œuvre pour échapper à la tutelle économique de Marseille, puis à la tutelle politique de Paris.

D’ailleurs à ce propos, “Marseille” devient le pratique bouc émissaire de tout un chacun ; pour calmer les Niçois et flatter leur sentiment national dans le but évident de le récupérer, tous les politiciens locaux et les apprentis candidats dénoncent Marseille comme la source de tous les maux de Nice. C’est facile, sans risques, cela ne coûte rien et cela plaît à tout le monde ; ils peuvent donc se présenter comme d’héroïques défenseurs de notre ville et espérer rafler des voix. Mais il ne faut pas tomber dans ce piège qui n’est qu’une très grossière ficelle : Marseille n’est que la cheville ouvrière de Paris… qui peut continuer à nous étrangler en transférant ses chiens de garde à Nice ou ailleurs. Se défaire de la tutelle de Marseille, oui, mais ceci n’est qu’une étape, car en réalité tout est décidé à Paris. Et c’est aux partis parisiens que nous devrons arracher le droit légitime de nous gérer nous-même, pas aux hommes politiques de Marseille qui ne sont que de dociles exécutants du pouvoir central. L’Europe est en marche et toutes les régions des pays voisins sont autonomes, la France y viendra aussi, par la force des choses ; il faut se préparer afin que Nice ne soit pas l’éternelle oubliée. En attendant nous avons beaucoup d’efforts à faire.

Comment voyez-vous l’échiquier politique niçois ?

Comme il est, c’est la foire aux ambitions, le règne des incapables, la porte ouverte aux voleurs… sur un fond d’endettement faramineux, de conduite irresponsable, de mépris de la population, de faillite économique, d’avenir sombre pour la jeunesse, de destruction de l’identité niçoise. Celui qui nous sert de maire par la grâce de l’Etat jacobin bien qu’il n’ait plus de mandat électif depuis le 25 mars dernier, et le président du Conseil général sont en concurrence directe et s’affrontent maintenant à fleurets démouchetés, les partis se disputent Nice, toute la horde des ambitieux d’occasion tirent des plans sur la comète, le demi-monde municipal qui a mangé à la gamelle pendant longtemps mais n’a plus l’heur de plaire au maître du moment, calcule les meilleures combinaisons pour partir en dissidence sans risques et s’assurer une part du gâteau comme par le passé… La récente victoire à la présidentielle fait rêver les uns d’investiture, laisse penser aux autres qu’ils pourront se faufiler derrière un éventuel vainqueur ; d’autres pensent : “pourquoi pas moi ?” et feraient bien de relire Pascal qui disait fort justement que le “Moi” est haïssable… Pendant que les crocodiles s’agitent dans le marigot politique, les Niçois souffrent, subissent, sont humiliés et méprisés. Mais quelque chose d’inattendu va bouleverser les plans des politiciens parisiens et de leurs affidés, car depuis quatre ans beaucoup de Niçoises et de Niçois se rassemblent et vont faire entendre leur voix. On ne peut mieux dire, car ils vont bientôt voter aux municipales… Ils savent parfaitement que les deux principaux adversaires sont aussi dangereux l’un que l’autre pour Nice : l’un s’efforce de nous gratifier d’un sourire forcé qui n’est pas convainquant, l’autre, même pas ; mais sur le fond, ils se valent et poursuivent le même but. Les Niçois savent fort bien que ceux qui ont mangé à la gamelle pendant si longtemps sont à écarter énergiquement et que les ambitieux d’occasion ne sont pas crédibles et divisent alors qu’il faut se rassembler.
Tout Nice a pu se rendre compte que depuis 1990, date à laquelle les partis parisiens se sont emparés de notre ville après le départ de Jacques Médecin, les choses vont de mal en pis et de plus en plus vite. Il résulte de ceci que le seul moyen de sauver cette ville, d’assurer un avenir à nos jeunes et de restaurer l’identité niçoise, c’est d’échapper aux partis parisiens en installant la société civile niçoise au pouvoir municipal. Ceux qui vont se présenter aux municipales avec une tour Eiffel sur la tête seront rejetés comme par le passé ; nous éviterons à ceux qui se sont trop gavés à la gamelle de se faire craquer la sous-ventrière en les éloignant du perpétuel buffet municipal, quant aux ambitieux occasionnels, qui n’ont aucun titre ni qualités pour représenter les Niçois, nous les ferons rentrer sagement dans le rang.

Alors vous serez candidats aux municipales ?

Pourquoi moi ? Je ne cultive pas le culte de la personnalité, je dis simplement ce qu’il y a à dire au nom du rassemblement de Niçoises et de Niçois que je préside. A la L.R.L.N. (Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises) il y a beaucoup de monde et nous verrons le moment venu. J’ai initié ce grand rassemblement, maintenant il existe, c’est l’essentiel, et nous choisirons le plus apte à mener avec succès le combat municipal. Une action refondatrice doit impérativement être mise en place rapidement pour que Nice ne meure pas. Celle ou celui qui représentera la Ligue ne sera que l’instrument de la volonté populaire et rien de plus. Cette tête de liste, puisqu’il en faut une, n’agira pas en son nom, mais au nom d’une multitude de Niçois et elle s’engagera formellement sur des points très précis, à faire ce pour quoi elle est mandatée. Si cette tâche devait m’échoir, j’en mesure la grandeur, mais aussi la difficulté car il faut reprendre beaucoup de choses à zéro avec un esprit de sacrifice, car il ne fait pas bon bousculer certains intérêts occultes… Le cas échéant, je ne ferai pas de promesses mirobolantes comme d’autres car je ne suis pas un marchand d’illusions et je hais le mensonge : je ne promettrai qu’une chose à mes concitoyens : de sabrer là où il faut, de démanteler les systèmes corrompus et de faire pour le mieux dans l’intérêt de Nice, en impliquant personnellement tous les Niçois dans cette œuvre salvatrice. Contrairement à ce que certains peuvent croire, ce n’est vraiment pas une partie de plaisir et j’en suis très conscient, trop, peut-être. Mais il faut le faire. Pour Nice. Il faut respecter ce que nos ancêtres ont bâti, assurer l’avenir de notre jeunesse, aider les Niçois qui n’en peuvent plus.
Pour l’heure, je rencontre toujours beaucoup de gens de tous les quartiers de la ville, de toutes conditions et de tous âges. En quelque sorte, je tâte le pouls du peuple niçois dont je fais partie, ce qui au demeurant est très agréable car j’ai conscience qu’il est une entité bien réelle et non “résiduelle” comme le prétendait naguère le maire de Nice. Le parfum de notre jeunesse, de tout ce qui n’existe plus, de toutes ces belles choses détruites, de toute cette ancienne convivialité, me fait chaud au cœur et me détermine à chasser les responsables de la situation actuelle, pour reconstruire la Nice qui était, qui doit être, et qui sera. Nice est à la croisée des chemins : faillite économique, destruction de notre identité, saccage de notre ville, spéculation immobilière, cherté de la vie, insécurité, insalubrité, résurgence de groupuscules xénophobes et racistes qui jettent le discrédit sur la ville et offensent les Niçois en dénaturant et souillant nos symboles historiques… A toutes celles et à tous ceux qui souffrent de la situation actuelle, seules ou seuls dans leur coin, à tous ceux qui sont isolés, amers et déçus, je dis : gardez confiance, le Peuple Niçois existe, il n’a pas disparu… Il se rassemble, et bientôt, animé d’une sainte colère, il fera entendre sa voix…

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11 mai 2007

Le nationalisme Niçois, interview d’Alain Roullier

Alain Roullier, qu’est-ce que le nationalisme Niçois ?

Il s’agit d’un sujet dont on débat beaucoup actuellement du fait que de très nombreux  Niçois, lassés de se faire tondre et insulter veulent reprendre le pouvoir chez eux pour mettre enfin de l’ordre dans la ville et préparer l’avenir de leurs enfants. Littéralement, le nationalisme est une doctrine politique revendiquant la primauté de la nation. Nice s’est proclamée municipe libre en 1108, elle a nommé ses magistrats, s’est gouvernée elle-même, et passé des alliances avec d’autres villes libres comme Gênes et Pise ; à plusieurs reprises dans l’histoire elle a été indépendante. Elle a donc été une Ville-Etat, comme beaucoup de cités d’Europe. En 1388, Nice et le pays de Nice ont volontairement signé l’acte de dédition à la Savoie, ils l’ont fait librement et sous certaines conditions qui garantissaient leurs franchises et libertés ce qui prouve que les Niçois avaient le droit de choisir leur destin. Le nationalisme Niçois est donc la revendication de l’existence de la nation niçoise, du Pays de Nice, qui fut une entité politique, sociale et culturelle libre, et qui en attendant de le redevenir dans le cadre européen, demeure une entité morale légitime et incontestable.

Le nationalisme Niçois fait grincer certaines dents…

Oui bien sûr, celles des ultra nationalistes français installés chez nous et qui ne sont Niçois qu’administrativement… Ces gens nous reprochent de demeurer niçois, de le revendiquer, et plus encore d’exiger des droits que leurs ancêtres nous ont confisqués ; en sommes ils sont persuadés d’être ici chez eux et ne veulent pas abandonner des avantages frauduleusement acquis jadis par la force. Ils prétendent nous mettre au pas et au garde à vous devant les « valeurs françaises » et nient la nation et la société niçoise au nom de « l’indivisibilité de la république » qui n’est qu’un mythe inventé pour assurer le pouvoir absolu au jacobinisme parisien. Les Niçois n’ont jamais adhéré à ce mythe, bien au contraire et le 8 février 1871 ils votèrent massivement pour l’indépendance (72,73 %). Le pouvoir jacobin fit investir Nice par dix mille fusiliers marins, des canons, et la cavalerie pour leur expliquer comment il concevait la fameuse « indivisibilité de la république » : chez nous, elle est fictive car elle ne repose pas sur une adhésion volontaire mais sur la force. Les choses sont demeurées en l’état et les Niçois ont subi cette situation qui débouche aujourd’hui sur la faillite et la catastrophe. Ces français implantés chez nous, qui n’ont pas su devenir Niçois, prétendent que la renaissance du « nationalisme » Niçois est un repli sur soi même et ils parlent d’intégrisme… Qu’ils regardent plutôt, la poutre qui est dans leurs yeux avant de critiquer la paille qui est dans l’œil du voisin. Comment les serviteurs d’une France qui a toujours été impérialiste et colonialiste, osent ils critiquer le sentiment national du peuple niçois qui  été a asservi par la violence et le corruption comme disait très justement Garibaldi ? Les ennemis des Niçois, qui soutiennent les partis français, tentent de discréditer le nationalisme Niçois en l’assimilant à l’impérialisme alors que ce n’est que la juste affirmation de notre identité qu’ils ont tenté de faire disparaître et qu’ils nient aujourd’hui alors qu’elle existe depuis vingt-cinq siècles. L’impérialisme et nationalisme sont d’ailleurs deux choses tout à fait différentes.

Quelle est la différence ?

Il est tout à fait légitime que l’on considère son pays, sa nation comme la chose la plus importante, qu’on la place moralement au dessus de tout, surtout quant on lutte pour recouvrer une nationalité confisquée illégalement ; pour les niçois authentiques, le nationalisme c’est le rapport personnel et légitime qu’ils ont avec leur terre, avec leurs ancêtres et la société qu’ils ont construite ou à laquelle ils ont adhéré L’impérialisme c’est tout autre chose : c’est la domination politique ou économique d’un état sur d’autres pays. La France a pratiqué un impérialisme forcené en colonisant le cinquième de la planète, dont Nice et la Savoie en 1860. Les défenseurs de l’impérialisme français tentent d’inverser les rôles et de faire passer le réveil du nationalisme Niçois, qui n’est que la juste affirmation de notre identité, pour une sorte d’intégrisme et de repli sur soi, c’est un comble !

Comment définissez-vous le nationalisme Niçois ?

Quand je dis que les Niçois doivent placer l’intérêt de Nice au dessus de tout et prendre le pouvoir chez eux afin de s’occuper enfin de leurs affaires, c’est simplement la sentiment d’un homme qui aime sa ville et sa terre et qui les préfèrent à toute autre. Les grands pays ont toujours dévoyés le nationalisme en le transformant en impérialiste ; en revanche les Suisses sont très nationalistes et ne veulent pas dominer leurs voisins. Les petits et moyens pays comme le Luxembourg, Andorre ou Monaco doivent être nationalistes, c’est à dire affirmer leur identité pour exister et ne pas être la proie des grands mais ils n’ont aucune vocation à l’impérialisme, au surplus ils n’en ont pas les moyens, ce qui est une garantie de mesure et de sagesse. Aimer son pays plus que toutes choses ne signifie pas que l’on veuille le voir dominer les autres, c’est faire en sorte que les autres le respectent et le traitent d’égal a égal, non en vassal. Quand je dis : les Niçois sont maîtres chez eux, certains hypocrites poussent der cris d’orfraie au nom d’une « philosophie » fumeuse inventée au XIXéme pour agiter les masses par une jalousie basique, doctrine qui a conduit des peuples entiers dans le malheur et la totale faillite. On les connaît les « partageux » comme disait Garibaldi, ceux qui soi-disant prônent l’égalité et le partage mais veulent surtout partager le fruit du travail des autres, sans efforts, sans devoirs et sans rien donner eux-mêmes ; il y a aussi ceux qui voudraient que les peuples perdent leur âme et leur caractère pour se fondre dans un melting-pot hybride qui permettrait de les transformer en producteurs et consommateurs anonymes, taillables et corvéables à merci. A ceux là je dis : les Niçois demeurerons Niçois envers et contre tout, et j’ajoute qu’ils n’ont de leçon de recevoir de personne d’autant qu’ils ont toujours partagé le pain avec l’étranger qui venait travailler dans leur ville et accueilli nombre d’exilés.

Nice doit elle recevoir les étrangers ?

Prôner le nationalisme Niçois, affirmer l’existence de l’identité niçoise, ne veut pas dire que les Niçois doivent être repliés sur eux mêmes et ne recevoir personne sur leur sol, car nous avons une tradition d’accueil multiséculaire. Mais cela signifie que le sol Niçois n’est pas un terrain en friche et abandonné où quiconque peut venir faire ce que bon lui semble ; aujourd’hui certains veulent transformer Nice en une décharge publique, en y déversant pêle-mêle toutes les tares de la société française et cela les Niçois ne le tolérerons pas davantage. Si la France en total déclin économique et moral en est réduite à perdre son identité c’est son affaire, les Niçois eux, veulent ardemment que Nice demeure niçoise. Ceux que nous accueillons chez nous doivent nous respecter et respecter la société et la culture niçoise. Si les gens que nous recevons et qui en général viennent faire de l’argent chez nous et profiter de notre climat nous insultent et n’approuvent pas nos mœurs et notre culture, il faut qu’ils partent ; s’ils veulent modifier notre société à leur gré et y implanter massivement leurs us et coutumes au détriment des nôtres, nous défendrons âprement notre culture contre ce colonialisme, car être accueillant ne signifie pas abandonner son nom pour prendre celui de son invité, ni lui donner les clefs et quitter la maison de famille… Depuis 1860 la France a voulu franciser  les Niçois, sans succès, maintenant c’est elle qui perd son identité et se transforme d’une façon pitoyable, ce n’est pas notre affaire, nous, nous demeurons Niçois.  Nous n’avons pas à changer nos mœurs, nos habitudes et notre société, encore moins nous fondre dans le moule de la déliquescence française qui fait froid dans le dos. Aujourd’hui la majorité des Niçois, se réapproprient leur histoire, ils veulent être maîtres de leur destin pour se protéger et assurer l’avenir, il n’y a la aucun impérialisme. Ceux qui voient un prétendu danger dans ces dispositions d’esprit on ne peut plus saines et morales, ont forcément quelque chose à se reprocher. Oui, je suis Niçois et je dis très sereinement, sans la moindre ombre dans mon coeur : Nice et les Niçois d’abord. Les gens honnêtes, travailleurs et de bon aloi qui viennent chez nous n’ont rien craindre des Niçois, bien au contraire. 

Quel rapports envisagez-vous, avec les « non-Niçois » ?

Ceux que nous avons eu depuis toujours. Le Pays de Nice est une terre de brassage, Nice est une ville portuaire ouverte sur le monde méditerranéen et sur le monde tout court. Nous avons reçu voilà cinq ou six siècles les communautés juives persécutées alors par ceux qui nous critiquent aujourd’hui et nous accusent d’intolérance. L’inquisition n’a jamais pu sévir à Nice,  alors qu’elle a fait des ravages dans les pays soi-disant civilisés et tolérants. De très nombreuses diasporas sont représentées à Nice et elles sont devenues niçoises. Ce n’est pas nous qui décidons de qui devient Niçois ou non, ce sont les nouveaux arrivants eux-mêmes. S’ils se marient à Nice, s’ils ont des enfants à Nice, où simplement s’ils y résident, il suffit qu’ils aiment Nice et notre culture, pour devenir Niçois en peu de temps. La sélection se fait d’elle même sans que nous n’ayons à intervenir ni a rejeter quiconque : ceux qui n’aiment pas Nice ni les Niçois sont ici des corps étrangers et ils s’excluent eux-mêmes de la société niçoise ; nous ne faisons que le constater.

Les Niçois doivent-ils placer Nice au dessus de tout ?

Il n’y a pas si longtemps, un certain pays d’Europe, a détourné plus que d’autres le nationalisme et en a fait une caricature à des fins impérialistes et criminelles ; c’est un très grave dévoiement du nationalisme. Quand certains disaient « Deuchland uber alles » il voulaient dire en réalité :  « l’Allemagne doit régner sur les autres nations », il s’agit là d’une logique d’agression. De même, autrefois les Autrichiens employaient une devise chiffrée, plus lapidaire, mais tout autant évocatrice : « A.E.I.O.U. » (Austriae est imperare orbi universo) « Il appartient à l’Autriche de commander à tout l’univers ».  Les Niçois ont toujours été ouverts à tous et n’ont jamais voulu régner sur quiconque. Depuis l’antiquité ils ont passé le temps à se défendre des agressions des autres, barbaresques : provençaux, français, espagnols etc… et ils connaissent trop le prix de la liberté pour vouloir la confisquer à quiconque. Le sentiment national Niçois est sain et légitime, il n’est pas fait de claquement de drapeaux, de bruits de bottes ou de cocoricos, contrairement à d’autres ; en Europe il est l’un des seuls à n’être teinté d’aucune sorte d’impérialisme. Nous voulons vivre tranquilles chez nous, un point c’est tout. Et si quelqu’un adhère à notre culture, nous l’acceptons volontiers.  La France a toujours voulu régner sur les autres pays ce qui a entraîné d’interminables guerres. Elle a colonisé beaucoup de peuples pour piller leurs richesses minières, et leurs productions. Elle a aussi colonisé Nice, d’abord pour « maîtriser la Méditerranée » comme disait le révolutionnaire français Lasource , puis pour s’en faire « un bouclier aux frontières » comme dira plus tard Napoléon III. Et aujourd’hui ce sont les purs produits d’un système colonial odieux qui reprochent aux Niçois de vouloir placer Nice au dessus de tout ! Ces hypocrites savent parfaitement que les Niçois ne veulent pas conquérir le monde ni agresser leurs voisins. Ils veulent simplement reprendre le pouvoir chez eux, pour mettre de l’ordre et vivre paisiblement sur leur sol. Ceux qui critiquent le nationalisme Niçois ont peur que les Niçois, enfin libres, leur demandent des comptes sur près d’un siècle et demi de saccage de notre pays et de notre culture : bien sûr, c’était bien commode pour eux, quand les Niçois avaient un sparadrap sur la bouche, des baïonnettes dans le dos et qu’à l’école on donnait des coups de règles sur les doigts aux enfants qui osaient parler leur langue. Et bien maintenant cette époque est révolue à jamais. De ce point de vue là, je conçois que le nationalisme Niçois puisse inquiéter ceux qui oppriment Nice car il contrarie leurs intérêts ; ils ont peur que les Niçois enfin maîtres chez eux ne tolèrent plus leurs petits et grands tripatouillages et les jettent dehors. Quand une prisonnier se libère de chaînes injustes, ses geôliers qui ont usé et abusé de la situation peuvent être inquiets. Mais plus que nous venger des humiliations du passé et des circonstances présentes,  c’est l’avenir de Nice qui nous intéresse. Nous voulons tourner la page et surtout écrire les suivantes sans menottes aux poignets.

Alors, pourquoi certains critiquent-ils le nationalisme Niçois ?

Pour certains, ils s’agit de défendre leur fonds de commerce économique ou politique (ou les deux) et conserver le bénéfice de ce que leurs ancêtres ont raflés chez nous par la violence et la fraude : eux ce sont les profiteurs et les pillards ; pour d’autres, il s’agit  de se gargariser d’une supériorité illusoire, qui à bon marché masse leur ego et leur donne la douce impression d’être en safari dans une réserve indienne : eux, ce sont les imbéciles… Les politiciens et affairistes qui critiquent le nationalisme Niçois connaissent parfaitement la vérité et leurs arguments spécieux n’ont qu’un objet : empêcher Nice d’échapper à l’impérialisme français relayé par les partis jacobins car ils ne veulent pas lâcher une proie qui leur rapporte gros… Ce sont ceux-la même qui ont pourri le pays de Nice par la spéculation immobilière, qui ont bétonné à tour de bras et veulent continuer pour engranger des bénéfices au détriment des Niçois qui peu à peu sont chassés de chez eux. Ce sont ceux qui condamnent notre jeunesse à quitter Nice, ce sont ceux qui détruisent notre identité et notre culture. Lors du soulèvement séparatiste à Nice en 1871, M. de Cournaceul, agent de Thiers et de la III république osait écrire au sujet des séparatistes Niçois : « si vous n’êtes pas dans votre patrie, qui vous force à rester ici ? si vous voulez détacher votre personne de la France, allez vivre dans le pays de votre choix… ou si vous voulez continuer à résider parmi nous, ne troublez pas l’hospitalité que l’on vous accorde ! ». On demeure sans voix : cela résume merveilleusement la position française. La France « accordait l’hospitalité aux Niçois » sur une terre qu’elle leur avait volé et les mécontents qui n’acceptaient pas cette situation illégale n’avaient qu’à partir… !!! La France s’était emparée frauduleusement d’un territoire et ceux qui l’habitaient depuis des siècles devaient devenir Français ou partir ! Et cette logique a encore cours aujourd’hui. Mais les Niçois ne sont pas des locataires que l’on peut jeter dehors, ce sont les légitimes propriétaire du pays Niçois. Victor Emmanuel II a vendu Nice à la France alors qu’elle ne lui appartenait pas. On a spolié les Niçois ; quinze mille sont partis après l’annexion mais les descendants de ceux qui sont restés et d’autres qui sont devenus Niçois par la suite, ne partirons pas et il se pourraient bien qu’excédés par tant d’injustices, de prétention et de malfaisances ils retournent un jour l’infâme argument à l’envoyeur : « partez si vous n’êtes pas contents ».

La position des nationalistes Niçois pourra elle se durcir ?

Nul n’est maître de ce qui sera, mais je ne le souhaite pas car je suis un homme d’équilibre. Je fais tout mon possible pour canaliser l’impatience des jeunes et la colère sourde qui  monte dans la ville ; je sais que les Niçois ont mille fois raison, mais je sais aussi par expérience, que rien de stable et de bénéfique ne se fonde sur le tumulte et le désordre. C’est pourquoi je m’efforce d’organiser une force saine et responsable qui remettra de l’ordre dans cette ville et exigera plus tard les droits légitimes de Nice dans la forme légale et en premier lieu la suppression de la tutelle de Marseille. Notre arme, c’est le bulletin de vote, mais les générations montantes de jeunes Niçois n’accepterons jamais ce que leurs aînés ont subi. Les jeunes ont tout à fait conscience que l’identité Niçoise est en très grand danger, ils savent que déjà endettés dès leur naissance, ils sont les prochaines victimes du système qui oppresse Nice, la corrompt  et la détruit ;  ils ne veulent plus de la politique jacobine de son impérialisme, de ses compromissions, et de ses tromperies, ils ne veulent plus de la décadence affreuse que l’on impose à Nice. Qui pourrait leur donner tort, sinon les ennemis de Nice ?

Comment voyez vous l’avenir de Nice ?

L’avenir de Nice sera ce que nous le ferons tous ensemble. Je veux initier un changement radical en douceur en permettant aux Niçois de reprendre le pouvoir à chez eux ; il faut aussi installer aux affaires un nombre conséquent de  jeunes gens de valeur, qui aiment Nice plus que tout. Pour cela il faut forger l’instrument de notre liberté c’est à dire un grand rassemblement de Niçoises et de Niçois apolitiques qui pèseront sur les prochaines échéances électorales. Les ennemis de Nice nous mettent des bâtons dans les roues, parfois par personnes interposées, il fallait s’y attendre ; mais personne ne pourra endiguer la juste colère qui agite toutes les couches de la société Niçoise. Nous avons beaucoup de soutiens importants dans la ville, de plus en plus et ils viennent même d’où on ne les attendrait pas, ce qui me donne maintenant l’espoir de réaliser nos projets et confère à la L.R.L.N. la légitimité pour mener ce combat. Une grande partie de l’opinion publique niçoise et les forces vives s’expriment de plus en plus clairement en notre faveur et nous le font savoir ; on peut en tirer trois conclusions : L’identité niçoise est plus forte qu’elle ne l’a jamais été ; les Niçoises et le Niçois veulent pas un « replâtrage politicien» avec les mêmes crocodiles, mais un changement radical et immédiat ; ils souhaitent que Nice soit dirigée par des Niçois apolitiques non compromis dans les systèmes précédents, qui défendront leurs intérêts d’abord. Ceci correspond parfaitement à notre programme, ce qui explique qu’ils nous rejoignent en masse. Je crois sincèrement que nous sommes à la veille d’un très grand bouleversement politique à Nice : le refus des partis, le refus d’un système pourri jusqu’à la moelle, et l’installation au pouvoir de la société civile niçoise.

Que proposez-vous, pour Nice ?

Depuis plusieurs années, Nice étouffe. Elle souffre, elle est devenue grise, terne, ses rues sont sales et livrées aux voyous de tout poil qui en toute impunité provoquent ou agressent les Niçois ; nos avenues jadis élégantes et commerçantes sont devenues des dépotoirs et des souks… Le commerce est gravement sinistré, notre patrimoine culturel est détruit et remplacé par du béton, nos édiles jettent les deniers publics à pleines mains et initient des projets coûteux et inutiles alors tout reste à faire pour les Niçois. Leur totale incurie nous a conduit au bord du précipice et nous serons endettés pour très longtemps. Il faut impérativement nettoyer les écuries d’Augias, mettre fin immédiatement à cette hémorragie d’argent et à ces folies boulimiques de projets inutiles et ruineux. Il faut clore l’ère des scandales, vivifier l’identité niçoise, et enfin et surtout s’occuper des Niçois qui ont atteint les extrêmes limites de ce qu’ils peuvent supporter. Il est urgent de leur faciliter l’accès au logement et de favoriser la création d’emplois, de s’occuper sérieusement des jeunes niçois dont l’avenir est compromis et des personnes âgées qui après une vie de travail vivent dans une quasi misère et souffrent en silence ; il convient aussi de soutenir les familles des handicapés dont on parle beaucoup mais pour qui on ne fait pas grand chose. Il faut assurer enfin la sécurité publique et éradiquer la voyoucratie, tout en luttant contre le racisme qui profite de cette situation délétère pour pointer chez nous son museau et faire d’ignobles amalgames entre notre légitime désir de sécurité et la haine et le rejet d’autrui… Il faut tout remettre d’aplomb à Nice, restaurer, reconstruire, innover, imaginer et travailler pour l’avenir…  en bref, instaurer le règne de la raison dans notre ville, ouvrir les fenêtre et respirer enfin l’air pur. Il faut que le soir du deuxième tour des municipales, toute la ville pousse avec joie un grand Ouf ! de soulagement.

Actuellement quelle est votre action ?

Je consacre mon temps et mon énergie à lutter pour porter la société civile et les jeunes au pouvoir à Nice ;  je ne peux pas envisager une seconde que dans la situation actuelle, et ce qui nous attend, les Niçois ne se mobilisent pas en masse pour assurer l’avenir de Nice et de sa jeunesse. Je rencontre une multitude de Niçoises et de Niçois ; malgré l’intoxication de la politique française et la désinformation, ils sont très conscients que Nice joue sa dernière carte aux prochaines municipales. Ce sont eux qui avec les jeunes m’encouragent à continuer le combat. Et c’est pour eux, que j’accepte d’un cœur léger les fatigues et les dangers d’une telle entreprise car personnellement je n’ai rien à perdre et rien à gagner, sinon des coups de bâtons. Mais j’ai le dos large, je suis résistant et pugnace comme les Niçoises et les Niçois de ma génération. Quoi qu’il puisse m’en coûter, je battrai en brèche les politicards dévoyés qui ont fait de Nice ce qu’elle est aujourd’hui. Ceux qui détruisent ma ville, la souillent, la pillent et la méprisent,  trouveront en moi un adversaire déterminé ; tous les vrais Niçois sont révoltés comme moi

Le temps passe, beaucoup de figures niçoises disparaissent, cela ne fragilise t-il pas Nice ?

Comme disait Louise Ackerman, célèbre poétesse qui résidait et mourut à Nice : « je ne voudrais pas être Dieu. Ne pas pouvoir cesser d’être, quel supplice ! ». Chacun de nous, disparaîtra un jour, mais autant que ce soir après avoir accompli notre mission. En ce qui me concerne et comme beaucoup de Niçoises et de Niçois, je ne voudrais surtout pas léguer à  nos descendants une ville qui ne serait plus Nice ; malheureusement nous constatons déjà les très graves atteintes que sans cesse elle subit depuis douze ans. Il faut impérativement que cela cesse. Nous devons construire pour l’avenir, c’est notre devoir moral, c’est aussi la seule façon de ne pas disparaître complètement…  Enormément de jeunes se mobilisent pour Nice, nous devons leur faciliter l’accès au pouvoir municipal et les aider, car si nous en sommes là ce n’est pas de leur faute, mais de la notre. Intoxiqués, il est vrai, par une propagande mensongère dès la maternelle nous avons badé la France et son grand théâtre, ses fausses valeurs et son impérialisme forcené. il a fallu que tout commence à s’effondrer pour que nous réveillions, pour que découvrions la vérité, pour que nous défendions notre identité et nos droits… Il a fallu que Nice en soit à la dernière extrémité pour que nous recherchions notre véritable histoire, celle que l’on nous a caché dans les plis d’un drapeau qui n’est pas le notre, et pour lequel nos ancêtres ont été sacrifiés inutilement. Ne croyez surtout pas que la disparition de grandes figures niçoises fragilise Nice, car les jeunes qui les remplacent sont les nouveaux Barbets… Ceux qui misaient sur la liquidation de l’identité niçoise, vont avoir une très mauvaise surprise…

Que se passerait-il si vous ne pouviez concrétiser vos projets pour Nice ?

Je vais vous dire ce qui se passerait si nous ne parvenions pas rapidement à rétablir les choses comme elles doivent être et je ne mâcherais pas mes mots. Le flambeau est aujourd’hui rallumé et cette flamme ardente que constitue l’amour de Nice, rien ni personne ne l’éteindra car la relève est prête : cette flamme, que nous voyons briller au stade et partout dans la ville, dans les yeux des jeunes et des très jeunes, allumera un immense incendie salvateur dans le Pays de Nice. Si les aspirations légitimes de la jeunesse niçoise étaient déçues, si on continuait à hypothéquer scandaleusement son avenir, si son désir de renouveau pour Nice était contrarié, si l’on tentait de lui imposer l’inacceptable c’est à dire la disparition de l’identité niçoise, cela équivaudrait à obturer le couvercle d’un récipient dans lequel l’eau bout déjà à très gros bouillons, en activant le feu dessous… L’explosion sera inévitable. j’espère que les politiciens au service des partis parisiens et les parasites incapables qui dilapident l’argent des Niçois prendront conscience qu’ils sont assis sur un volcan et qu’il est temps qui se retirent avant qu’on ne chasse avec pertes et fracas. Je terminerai par une citation de Don Bosco qui fit beaucoup pour la jeunesse déshéritée de notre ville. Appelé à Paris pour fonder une maison salésienne qui recueillerait et donnerait un métier aux jeunes des rues, il prêcha à Notre-Dame devant un parterre illustre afin de recueillir les fonds nécessaires. Je retiendrais la phrase essentielle de son message : « Hâtez vous de vous occuper des jeunes, sinon les jeunes s’occuperons de vous… ». Que ceux qui ont des oreilles entendent… La force de Nice c’est sa jeunesse en mouvement, la légitimité de son identité morale et politique, découle de son histoire… quant à son avenir il est entre nos mains…

Les Nouvelles Niçoises, mai 2007

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27 avril 2006

LRLN

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La Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises (LRLN). Crée dans le but de rassembler les niçois de naissance ou d'adoption qui désirent : D'une part, protéger les intérêts des habitants de Nice et de la région ainsi que promouvoir toute action dans ce but. Et d'autre part, déterminer les droits historiques particuliers qui appartiennent au Pays de Nice et à ses habitants ; les faire connaître quand ils ont été occultés et les faire respecter quand ils ont été bafoués.

L'action de la Ligue s'articule donc sur :

-       L'étude des faits historiques passés et récents qui déterminent avec certitude les droits que possède le Pays de Nice.

-       L'étude des traités internationaux qui ont déterminé le statut juridique actuel de Nice et en particulier son appartenance à la République française.

-       La mise en œuvre des conditions permettant que les droits des Niçois soient rétablis

-          L'analyse de la situation actuelle du Pays de Nice et la protection des intérêts de ses habitants.

Son discours est largement diffusé par l’ouvrage Nice, demain l’indépendance (Dont vous avez l’article qui est consacré dans mon site). Et par la diffusion du mensuel Les Nouvelles Niçoises (dont l’article est également sur mon site).

www.liguenicoise.com

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